Thunderhawk (MCD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 1993
Développeur : Core Design
Adaptation : Core Design
Editeur : JVC
Genre : shoot-them-up / combats aériens

Support : 1 CD
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : AH-3 Thunderstrike (US)
Prix au lancement : 350Frs


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Thunderhawk









Bien avant
Graphiquement le Mega-CD est capable de mieux
de développer le tout premier Tomb Raider, Core Design n'était qu'une petite boite créée par d'anciens employés de Gremlin Graphics et qui ne publiait que rarement un jeu qui sortait du lot. De Core Design, dans cette période pré-Lara Croft, on retiendra surtout Chuck Rock, Rick Dangerous et Thunderhawk. Thunderhawk n'était pas une énième simulation de vol, il a offert aux joueurs la possibilité de prendre les commandes d'un hélicoptère RAH-66 Comanche de l'armée US, dans un jeu typé Arcade où l'action sans prise de tête a pris le pas sur une jouabilité trop complexe pour être amusante. Sorti tout d'abord sur Amiga et Atari ST en 1991, Thunderhawk a été adapté sur PC (DOS) en 1992 et sur Mega-CD en 1993. Cette version est donc la plus aboutie puisque la plus tardive. Elle apporte de nouvelles missions et une nouvelle bande-son. Plus en détails, le jeu s'ouvre sur une intro qui a le mérite d'exister mais qui est laide à vomir. Mélange de 2D, de 3D et de scènes filmées, c'est une horreur. En plus il n'y a pas vraiment de scénario, juste des missions à accomplir. Tout au long du jeu on retrouvera quelques séquences identiques dans la technique et s'il est vrai que ses vidéos font tâche de nos jours, à l'époque elles devaient passer nettement mieux, d'autant que c'était les balbutiements "du mouvement FMV". Les opérations commencent, on a le choix entre les 5 premières zones, comptant chacune 5 missions. Si l'ancienne version comptait 60 missions, cette ultime adaptation en propose 80. Les missions sont généralement courtes, pas vraiment difficiles et avec des objectifs assez simples. Pour saisir au mieux son apostolat, on a même droit a des briefings, avec la voix off d'Alain Dorval. Vous ne savez pas qui c'est ? Et bien c'est le fameux doubleur de Sylvester Stallone, avec son timbre rauque et particulier. A la sortie du jeu, ça avait fait sensations. Bien sûr comme le jeu est quand même assez long, il nous propose une sauvegarde (merci le système de "save" du Mega-CD), d'autant que si on perd, c'est direct le "game over", on ne repasse pas par la case départ et on ne touche pas 5000Frs.


Généralement
Bonne qualité du son, retrouver Alain Dorval au doublage est un sympathique clin d'oeil
les objectifs sont terrestres (détruire des chars, des tourelles lance-missiles, des bâtiments...) et heureusement, car les dog-fights sont tout de suite plus délicats. Se battre contre des chasseurs ou d'autres hélicos est plus complexe car notre appareil est un lent à se mouvoir. En plus, le lock automatique est un peu à l'ouest puisqu'il fixe vraiment ce qu'il veut. Bien souvent on a une cible primaire droit devant mais lui vise un simple tank complètement à côté. Heureusement, comme je l'ai déjà dit, le jeu n'est pas trop difficile, ce qui évitera de s'énerver inutilement. La prise en mains est très rapide. On peut tourner sur soi, monter/descendre (throttle), foncer droit devant (quoique, vu que le jeu n'est pas rapide...) et même si les commandes sont peu pratiques (pourquoi ne peut-on pas utiliser le pad à 6 boutons ?), on s'y fait vite. Graphiquement c'est une évidence, tout est en 2D puisqu'on on n'est pas sur une console 32-bits et qu'on ne parle pas encore de 3D. L'effet de perspective est géré par mode7 (façon F-Zero) et la fameuse puce à effets est plutôt bien utilisée. La technique n'est donc pas mauvaise mais vu que tout ça est géré en Hard, on aurait apprécié un rendu plus fluide. Evidemment, comme dans le jeu précité, c'est généralement tout plat et tout moche. Il reste quand même de quoi faire chauffer la cracheuse de plomb puisque tous les sprites sont destructibles. Dommage que tout soit en 2D car dés qu'on tourne, le résultat laisse à désirer. Après tout la machine aurait très bien été capable de gérer de simples sprites en 3D mais c'est comme ça. Et comme tout est pareil, toujours dans les mêmes tons et avec les mêmes sprites, les développeurs ont eu la bonne idée d'y adjoindre un radar, histoire de se repérer dans cette bouillie de pixels et de bien localiser les cibles à abattre. Enfin les loadings sont corrects pour le support et la partie sonore est de bonne qualité. La voix de Stallone est sous-samplée mais elle dynamise le jeu, les bruitages ne sont pas trop mauvais et les musiques, on s'en doute, sont lues directement sur le CD et sont de très bonne qualité.



Thunderhawk, Note
qui aura plus tard 2 suites (Firestorm : Thunderhawk 2 sur Saturn / PSX / PC et le très sympathique Thunderhawk : Opération Phoenix sur PS2) n'est pas un mauvais jeu. Si les premières minutes semblent chaotiques à cause de sa maniabilité un peu spéciale, on s'y fait très vite et on entre dans le jeu. Je dirais même que vu qu'il n'est pas difficile, on le trouve même fun et on enchaîne les missions. Techniquement ce n'est pas l'extase mais ça reste buvable et puis si on le compare a ce que nous habitué le support, avec notamment After Burner III ou Tomcat Alley, Thunderhawk fait figure de premier de la classe. En résumé, c'est un jeu sympa si on garde en tête qu'il ne faut pas en attendre beaucoup et que sur le support on trouve difficilement mieux.




Test réalisé par iiYama

avril 2009