The Terminator (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : aout 1992
Développeur : Probe Software
Editeur : Virgin Interactive
Genre : action

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Terminator
Prix au lancement : 400Frs


Cette version de Terminator est disponible sur :




D'autres versions de Terminator sont disponibles sur:




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

The Terminator









Terminator fait
La scénarisation est clairement baclée... dommage, avec ses images digitalisées ça aurait pu donner quelque chose de sympa
parti de ces films hollywoodiens ultra-cultes, qui ont laissés un souvenir impérissable dans l'esprit des cinéphiles. Sorti en 1984, son adaptation vidéoludique n'est parue qu'en 1992 sur Mega Drive, sans doute pour profiter de l'énorme hype qui gravitait autour de la sortie du film... Terminator II. Partant sur les bases du genre, The Terminator est un jeu d'action pur et dur, un jeu à l'ancienne, qui inspirera Probe lors du développement d'Alien 3, sorti quelques mois plus tard. On y incarne le sergent Kyle Reese (interprêté au cinéma par Michael Biehn), qui doit sauver Sarah Connor (Linda Hamilton) de l'exterminateur (Arnold Schwarzenegger). Le jeu commence un peu avant le début film. Si je peux dors-et-déjà vous dire que The Terminator n'est pas ce qu'on peut appeler un bon jeu, sans entrer dans les détails techniques ou de gameplay, la première grosse déception vient du fait qu'il ne comporte que 4 niveaux. Il est vrai que Probe a été obligé de faire sa sauce, de s'arranger avec le scénario original car sur 16bits il est difficile de faire un jeu qui suit exactement le long métrage. Seulement là, avec juste 4 niveaux, on se demande si on ne se moque pas de nous... Au niveau 1 nous sommes en 2029, le soulèvement des machines a déjà eu lieu, et Kyle Reese (notre soldat, père de John Connor et chef de la résistance) doit rejoindre les labos secrets de Skynet pour voyager dans le temps jusqu'en 1984. Au niveau 2, en 1984, on arrive dans les rues de Los Angeles, les Terminator se sont changés en flics et en punks, et on doit rejoindre le Technoir (un night-club). Au niveau 3 nous sommes dans le commissariat, un niveau relativement court où le but est de retrouver Sarah. Dernier niveau : l'usine, avec sa fameuse scène finale où le Terminator finit en crêpe. Malheureusement ce level est d'une simplicité à faire peur et ne dure que 2 minutes. Résultat des courses, on torche le jeu en à peine 40 minutes.


Afin d'étayer
Le gameplay est un brin simpliste et le jeu est au final très court
le constituant du scénario, Probe a digitalisé quelques images (fixes) du film, d'autre (très moches) ont été créés pour l'occasion. L'ensemble possède un texte explicatif en anglais, qui essaie de nous compter cette sombre histoire. C'est pas super bien fait, c'est pas beau, bref c'est pas très intéressant. Niveau gameplay, c'est les vaches maigres. Reese ne possède qu'une seule arme et en 1984, il perd un temps fou à la ranger et à la sortir en permanence. Au tout début (au niveau 1, en 2029), il balance des sortes de boulets explosifs mais très vite il changera pour une mitrailleuse. Une fois en 1984, il aura pour les 3 niveaux restants, un unique fusil à pompe. L'action est soutenue mais très répétitive puisque les ennemis suivent toujours le même schéma : ils apparaissent de façon aléatoire, souvent au détriment de toute cohérence. C'est d'autant plus vrai lors du dernier niveau où on dessoude cette saleté de T-800 (ou T-101 selon), qui disparaît à gauche pour réapparaître instantanément à droite. C'est débile ! Plus fort encore, lorsqu'on tire sur un flic, celui-ci se met à genoux (sans doute pour prier qu'on lui rende la vie) et au bout de 5 secondes, il se relève et repart comme si de rien n'était (voeu exaucé !). C'est pas crétin ça ? Ok c'est plus "politiquement correct", mais niveau cohérence, on est en dessous de tout. Et j'ai d'autres anecdotes, vous allez voir. Par exemple, Reese monte plus vite les échelles qu'il ne court (!), les bombes qu'on place au premier niveau soufflent les Terminator comme des fétus de paille (alors que ça ne défait même pas notre brushing ^^), et pire que tout, il est impossible de tirer en se déplaçant. Et ça c'est chiant. Alors pour le coup on joue de façon décousue : je cours, je m'arrête, je tue le gars, je repars et je recommence. Reese ne peut pas tirer en diagonales, on ne peut pas quitter une échelle (ou même tirer) sans avoir toucher terre, les sauts sont très approximatifs et plus fort encore, même une fois atterré, il impossible de passer au dessus de certains ennemis (même si on saute plus haut qu'eux). Du grand n'importe quoi...


The Terminator
La réalisation n'a rien d'extra-ordinaire pourtant on est loin d'un jeu line-up...
n'est pas un jeu difficile (il peut être irritant mais il n'est pas dur à finir) mais on a qu'une seule et unique vie, et aucun continue. Prendre un tir ennemi en pleine poire nous fait moins perdre d'énergie que d'entrer en contact avec ledit ennemi mais heureusement en mourrant, certains (dans leur charité chrétienne) nous laissent de quoi nous revitaliser. Pour ce qui est de la réalisation, il faut être clair, le premier niveau est le plus réussi des 4. Certains sprites et machines de guerre comme le T-1 du début, les chasseurs ou les ventilos, profitent de jolis reflets cuivrés qui donnent bien le ton. Mais dès notre arrivée dans le passé, on se retrouve avec des graphismes plus fades et moins colorés. Petite anecdote, on retrouve le très grand David Perry à la programmation, celui-là même qui créera plus tard Global Gladiators, Cool Spot et Aladdin. Et c'est vrai que le moteur graphique ne souffre d'aucun bug majeur. Les divers ennemis ne sont pas spécialement bien animés mais ça suffit amplement, et notre héros est un cran au dessus, avec notamment des mouvements inutiles comme sauter par dessus une poubelle, plutôt que de la contourner. Après tout, c'est lui qui voit. Enfin ce n'est pas la qualité du son qui va rehausser l'image qu'on a du jeu. Les musiques sont tellement banales qu'on n'y prête même pas attention (bien qu'on retrouve l'instrumentation et quelques notes de synthé qui font penser à Alien 3... le génie musical en moins), les bruitages sont corrects pour le genre (sans être extraordinaires) et les quelques voix digits qu'on entend, sont affreuses.



Il Note
semblerait que si The Terminator a eu son petit succès, malgré les critiques, c'est sans doute pour son univers très fort qui a profité en plus du buzz autour du film Terminator II, véritable rouleau-compresseur cinématographique de ce début '90. S'il était sorti plus tard, il ne se serait pas aussi bien vendu car on est bien en présence d'un petit jeu. La réalisation (hormis un premier niveau vraiment pas mal) est moyenne, le son est banal, cracheux mais c'est surtout la jouabilité, couplée à un gameplay de misère, qui fait défaut. Essayez-le, juste pour la culture ludique et puis faites comme moi : oubliez-le.



Les -

  • Jouabilité approximative
  • Seulement 4 niveaux !
  • Gameplay de misère
  • Scénarisation ratée
  • Bande-son bof-bof
  • Les +

  • Animations fluides dans l'ensemble
  • L'ambiance


  • Test réalisé par iiYama

    mars 2009 (mise à jour : juin 2014)