Sparkster (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 1994
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : action / plate-formes

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 400 Frs


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Sparkster

Rocket Knight Adventures 2



Suite de l'inattendu
La difficulté est encore une fois sadique. Ça gache tout le jeu :(
et non moins excellent Rocket Knight, Sparkster joue les prolongations d'une console en fin de vie. Il faut dire que nous sommes en 1994 et que la relève ne va pas tarder à pointer le bout de ses processeurs (je rappelle que la Saturn sortira au Japon quelques mois plus tard). Mais Konami est conscient que le parc 16-bits est si étendu, qu'il faut bien faire attendre les futurs acheteurs de la génération suivante. Cette fois pas de jaloux, Sparkster est aussi décliné sur Super Nintendo (le premier épisode étant une exclusivité à la console de SEGA) avec une différence non négligeable que les 2 jeux n'ont en commun que leur héros et leur univers. Les développeurs ont donc créés 2 jeux pour l'occasion et déjà à l'époque, j'étais assez fier d'avoir les 2 versions. D'ailleurs, sur Super Nintendo on n'évoque même pas le titre original de la licence (Rocket Knight) puisque le jeu s'appelle Sparkster "tout court". La grande question qui se pose à présent, c'est : est-ce que cette nouvelle année de gestation a profité au jeu ? Et bien je dirai humblement qu'au regard des notes, c'est plutôt positif. Connaissant Konami et son goût exacerbé pour les jeux difficiles (Contra, Gradius, Castlevania), on ne pouvait pas s'attendre à un "attendrissement" du seul mauvais point de la version originale. On est donc à nouveau en présence d'un jeu très difficile à finir et c'est d'autant plus vrai que les boss sont franchement dur par rapport aux niveaux, exception faite du level 5 (il y a 6 levels en tout) à la fois trop long et abusivement corsé. D'ailleurs, dès le début de l'aventure, on est obligé de perdre un combat de géants (à l'image du dernier niveau de Rocket Knight) pour que la suite se débloque. J'ai tout essayé, j'ai recommencé 10 fois, rien n'y fait, c'est dans le script. Mais pas d'inquiétude, ce combat-là vous le revivrez, avec cette fois la ferme intention d'en sortir vainqueur. D'ailleurs j'annonce fièrement que c'est la première fois que je finis ce jeu. Ceux qui y ont joués savent pourquoi j'me la pète. ^_^ Et selon le niveau de difficulté choisi, la fin est plus ou moins pourrie. C'est des sadiques chez Konami ! Je pourrai aussi citer le fait que les petites scènes qui ornaient le précédent opus, se font ici très rares alors que la trame principale nous re-pond le même scénario d'enlèvement de princesse. En somme, il n'y a aucune originalité de ce côté-là.


Par contre,
La réalisation est toujours d'un très bon niveau
ce qui a gagné en poids, c'est le gameplay. Pas besoin de revenir sur les bases du jeu ou son excellente jouabilité, les nouveautés sont surtout de 2 types : tout d'abord on récolte des diamants qui donne lieu à une sorte de mini-loterie. A ce petit jeu on gagne des vies (très rare), des pommes (pour la santé) ainsi que d'autres diamants. Ensuite, le système de propulsion à réaction a totalement changé. Cette fois on ne laisse plus le doigt appuyé sur le bouton de tir pour qu'il se charge puisqu'il se charge tout seul et sur 2 niveaux (évidemment c'est à puissance max qu'il est le plus efficace). Ainsi Konami a fait en sorte que le réacteur soit une arme à part entière et qu'il serve bien plus pour les phases de plate-formes. Et c'est vrai que dans cet épisode, on s'en sert tout le temps et c'est un régal. C'est d'ailleurs l'une des différences majeures avec la version Super Nintendo, qui est restée plus "classique". Autres nouveautés, on peut trouver des power-up qui augmentent la puissance de chaque attaque (notamment les attaques normales, à l'épée), il y a parfois des raccourcis et même des passages secrets avec les bonus qui vont bien. Puisqu'on a fait le tour de ce chapitre, abordons à présent la revue technique. Si le jeu fait exactement le même volume (8Mb), il est une nouvelle fois l'un des plus beaux jeux de la console : couleurs, dégradés, quelques distorsions, scrolling véloce et à ce parfait éclat de maitrise du support, je regrette juste de ne plus retrouver les superbes effets qui en mettaient plein la vue dans le précédent épisode. Sparkster reste tout même l'un des plus beaux jeux de sa catégorie sur Mega Drive. Pour le son c'est un peu la même chanson. Les musiques sont vraiment sympas, le DSP est parfaitement programmé mais on ne retrouve pas cette touche légère, presque bucolique et si originale de la précédente bande-son. Il n'empêche que le tout reste d'un très bon niveau, avec bien sûr de bons bruitages.



Entre nous, Note
c'est grâce à des jeux tels que celui-ci que les consoles 16-bits dites "grand public" ont fait de la résistance. Car Sparkster, suite directe de l'excellent Rocket Knight, est techniquement irréprochable, il offre un bon gameplay, une jouabilité impeccable et une sympathique bande-son. Au final il ne reste qu'une difficulté sérieusement irritante pour vous gâcher le plaisir, même si celle-ci n'est pas comparable avec celle de la version Super Nintendo. Mais il serait dommage de passer à côté de ce grand hit d'une autre époque...



Test réalisé par iiYama

mai 2008