Soleil (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 1994
Développeur : Nextech
Editeur : SEGA
Genre : aventure

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Crusader of Centy (US) - Shin Soseiki Ragnacënty (JAP)
Prix au lancement : 400Frs






Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Soleil









De nos jours
Il est dommage qu'aucune indication n'aide le joueur, qui se retrouve laché à lui même
tout le monde connait The Legend of Zelda, cette série qui nous vient des profondeurs de l'âge vidéoludique. Ce soft a aidé grandement à promouvoir le genre aventure en vue de dessus, aventure avec un grand A, dont il fut le pionnier avec le premier The Legend of Zelda sur NES et qui aura atteint son point d'orgue avec Zelda III, avant de gagner une 3e dimension tout en perdant de sa magie (avis personnel). On pourra alors chercher moult correspondances sur cette bonne vieille Mega Drive, qui aura décidemment eu du mal à trouver de quoi s’y opposer, et même si Wonder Boy V est le candidat idéal, moi je pose l’affrontement avec Soleil. En effet Crusader of Centy, de son nom original au Etats-Unis, est tout à fait dans la lignée de ces jeux d'aventure sur fond coloré et en vue de dessus qui firent mon bonheur durant ma tendre enfance : l'ambiance heroïc-fantasy, des monstres, des héros tenant bravement leurs épées... Mais ce qui fait de certains jeux des softs marquants, ce sont toutes ces choses qu'on ne retrouve pas ailleurs, et ici c'est exactement ça : Soleil est la réunion de plusieurs bonnes idées. L'aventure débute sur une scène dépeignant le gouté d'anniversaire de notre héros. Le personnage que l'on incarne (et nomme au passage), vient de fêter ses 14 ans et peut désormais recevoir l'épée qui fera de lui un défenseur de la ville de Soleil (ouais, je sais, 14 ans ça parait un peu débile mais c’est comme ça, les japonais adorent les héros pubères). Dès lors, il est un peu lâché dans la nature et on doit se promener ci et là en suivant les conseils des habitants : "oui, tu devrais t'entrainer au camp de Rafflesia". Ah ? Bon et bien allons-y, puisqu'il n'y a rien d'autre à faire pour l'instant. Arrivé sur la place, un type sympa propose de nous apprendre une technique contre 20 malins, la monnaie essentiellement dissimulée dans les herbes et sur les montres au compte goutte (puisque pièce par pièce). Alors du coup on fait l'épreuve qui nous est accessible où l'on récupère assez de sous pour la fameuse technique. Et j'en fais quoi ? Aie, premier bémol, le jeu n'a aucune structure scénaristique pour guider le joueur. Comment savoir qu'il faut avoir la technique du lancé d'épée pour frapper un scotch par dessus un rocher afin de faire couler de l'eau et tomber sur une maison où, fortuitement, un loup agresse une vieille... Vous l’aurez compris donc, c'est une difficulté ET une déception : il n'est pas aisé de s'y retrouver.


Malgré cet
Les animaux sont en réalité les artéfacts et les nouvelles armes du jeu
aspect décousu, Soleil se repose sur une histoire de fond très sympathique. La première phase du jeu est assez classique, notre héros rapidement privés de la faculté de parler aux humains, va parcourir un monde assez coloré et varié afin de carrément aller retrouver Dieu pour changer ça (enfin on suppose, car rien ne nous indique la trame, on ne fait qu'avancer). La seconde phase (où, en gros, on refait tout à l'envers, mais sans perdre l'accès à toutes les zones) est bien plus étoffé puisque l'on revisitera les lieux dans un passé aux événements importants. Difficile d'en dire plus sans spoiler, mais la finalité de notre voyage, la morale qui en ressort, est du jamais vu (et je n'ai personnellement jamais vu ça non plus de nos jours). Et ceci est un des premiers points les plus marquants. Cela dit, il faut donc insister sur les premières heures pour découvrir le fond du jeu et donc passer outre le manque d'informations (autant scénaristique que sur les objectifs à remplir). Notons qu'il y a un centre d'entrainement qui fait un peu office de zone facultative et qui peut donner aux joueurs quelques bonnes minutes de durée de vie et un sérieux entrainement grâce à un parcours d'obstacles (et débloquant une sympathique épée). Soleil c'est aussi un système de jeu assez particulier, et une fois encore avec une bonne idée : le personnage se lie au fil de son aventure à des animaux. Ces derniers peuvent être ensuite "équipé" afin de renforcer ou modifier, dans la plupart des cas, la technique du lancé d'épée. Par exemple le pingouin ajoutera un effet de glace, le lion un effet de feu, l'écureuil la capacité de rebondir sur les obstacles, le dodo la capacité de ramener des objets. D’autres animaux s'utilisent avec une simple pression de la touche C : le chien se place sur un monstre pour l'arrêter, le tatou se met en boule pour faire une passerelle sur laquelle on peut progresser, etc... Et enfin d'autres ont des effets encore plus bizarres : le chat peut se sacrifier pour ramener le joueur à la vie une fois, la chauve souris peut tuer tous les ennemis à l'écran (la encore une seule fois), le dinosaure peut marcher sur l'eau et sur certains éléments dangereux (les piques ?). On doit un peu deviner tout ça mais le tout est excellent : facile d'utilisation, combo possible entre les effets et assez grand nombre d'effets différents. A la différence de beaucoup de jeux du genre, le héros n'amasse pas quantité d'équipement : il a son épée du début à la fin (sauf si on fini le camp d’entrainement où là, on a une seconde épée plus puissante) et tout le reste ne change pas. Au final son équipement, ce sont les animaux !


Le jeu
C'est coloré et les musiques sont très sympas, bref, une belle réalisation
se déroule de la même façon qu'un jeu d'aventure classique, jusqu'à l'augmentation de la barre de vie lorsqu'on flingue un boss. Les pommes dorés (qui augmente la vie d'une "pomme") disséminées dans le jeu sont une bonne raison de tenter toutes les combinaisons possibles de capacité pour parfois mettre la main dessus. Coté durée de vie c'est assez aléatoire : tout dépend de votre capacité à "trouver" fortuitement la suite ou celle, moins rare, à ne rien comprendre faute d'indication. Mais il faut compter environ 8 bonnes heures pour le finir une première fois et ce, sans aide. Et à part ce manque flagrant d’indications, l’autre point dur c’est les combats sont parfois un peu chauds, notamment concernant certains boss. Coté composition c'est de la Mega Drive tout craché. Derrière quelques thèmes un peu bateau il y en a une demi-douzaine qui laissent de bonnes traces dans la tête (jusqu'à l'apothéose musicale du dernier donjon triste à en mourir). La musique des boss est rythmées et met bien l'ambiance, puis le jeu alterne des thèmes parfois énigmatiques (pour le château du désert où des choses bizarres se trament) et parfois meeeeugnon tout plein (genre le parc à jeux à coté de la ville de Soleil qui, d'ailleurs, n'est pas évident à trouver quand on ne sait pas qu'il existe). Les bruitages sont honorables et collent au genre sans en faire trop non plus. On notera la présence d'une voix digit lorsqu'on est touché... mais absolument impossible de comprendre ce que le héros baragouine dans sa douleur (moi j'opte pour « fiiiiiire », mais bon). Niveau prise en main c'est pas mal du tout. L'interface est archi simple et archi concise, du coup difficile de faire mieux. La maniabilité du personnage est sujette à une sorte d’inertie dans les sauts : c'est assez étrange et peu évident à gérer, mais une fois qu'on a la chose en main, ça rend le jeu carrément plus agréable et vraiment très maniable. J'avoue, ça parait farfelu, mais il faut le vivre pour comprendre (je crois) ! Notons que Soleil est tout en français. Bien sûr, comme pour tout rare jeu de l'époque qui ont eu droit à cet insigne honneur, la traduction est catastrophique, blindée de fautes et sans doute a-t’elle modifiée le sens de certaines phrases dont je cherche encore la signification. Mais il faut bien admettre qu'à l'époque, c’était aussi rare qu'appréciable.



Soyons clair, Note
Soleil est un très bon jeu. Bien évidemment il faut lui reconnaitre de réels défauts, évidemment importants tel que ses lacunes concernant la trame scénaristique, mais son originalité rondement menée, sa bande-son tout ce qu'il y a d'agréable et son dénouement vraiment intéressant, le hisse à la hauteur des meilleurs titres du genre pour sa génération, et surtout pour sa plate-forme.



Les -

  • Aucune indication de cheminement
  • Aventure totalement déconstruite
  • Durée de vie un peu courte
  • Les +

  • Interface simple et intuitive
  • Décors variés et colorés
  • Jolie bande-son
  • Les animaux !

  • Test réalisé par Aquel

    avril 2012