Road Avenger (MCD)

 








Note générale


Sortie du jeu : avril 1993
Développeur : Data East
Adaptation : Wolfteam
Editeur : SEGA
Genre : jeu d'adresse - film interactif

Support : 1 CD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Road Blaster FX
Prix au lancement : 350 Frs


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Road Avenger









Connu sous le
Sorte de Mad Max à la japonaise, le gameplay se résume à une succession de QTEs
nom de Road Blaster (Road Blaster FX selon la version), Road Avenger est à l'origine un jeu d'Arcade, développé par Data East et sorti en aout 1985. Il fut ensuite adapté sur pas mal de supports, dont les 3DO, Saturn et PlayStation, ou encore très tardivement sur X68000 et PC (uniquement au Japon, comme c'est souvent le cas). Mais encore une fois, c'est sur console SEGA que le jeu aura eu le plus succès et trouvera son public car finalement, qui a entendu parlé de ce jeu hors du Mega-CD ? Bien peu, évidemment. Bien connu des joueurs Mega-CD, Road Avenger était livré en bundle avec le Mega-CD II lorsqu'il est arrivé chez nous en avril 1993. Véritable démo technique des capacités de Full Motion Videos (FMV) du support, Road Avenger a fait salivé beaucoup de joueurs, notamment ceux qui n'avaient pas les moyens de s'acheter ce coûteux add-on et ceux qui ne savaient pas de quoi il en retournait. Car si les screenshots semblent aguicheurs, il faut savoir que ce n'est pas un jeu de course mais un dessin-animé semi-interactif, façon Dragon's Lair. Ainsi on ne pilote pas notre bolide, on doit juste, et ce tout le long de l'aventure, réaliser des Quick Time Events (QTE). Et oui, bien avant que le phénomène ne revienne sur nos consoles actuelles, ces fameux QTEs faisaient déjà leur show. Avouez que tout de suite, ça refroidit. L'intro nous conte l'histoire tragique d'un gars à peine marié qui perd sa nana lors d'un crash, à cause des loubards qui sèment la terreur en ville. Devenu justicier, notre héros va devoir faire le ménage, uniquement au volant de sa caisse surgonflée.


Ce jeu de
Entre le cadre qui bouffe une partie de l'affichage plus un framerate qui ne dépasse pas les 15 images/s, la réalisation ne tient pas la route
course-poursuites n'impose que 4 touches (gauche, droite, frein et turbo) et on doit presser la bonne touche lorsque celle-ci est affichée à l'écran (en mode Hard, on a aucune indication, bonjour le challenge de mémorisation). Le jeu n'est pas spécialement difficile car cette longue vidéo est toujours la même, il suffit donc de retenir le parcours. Seulement voilà, par moment l'enchaînement de touches est trop rapide (ce qui fout la pression) et surtout, il arrive que la console ne prenne pas en compte la commande. Du coup on perd une vie. Enfin une vie, une "chance" devrais-je dire, car on jusqu'à 5 "chances" et 3 continues pour finir le jeu. A la moindre fausse manoeuvre, c'est le crash et on reprend au dernier checkpoint (qui sont trop rares). A chaque continue perdu, on reprend au début du niveau. Dur dur... Techniquement on retrouve un peu l'ambiance d'un Mad Max avec un design manga. Seulement la machine ne pouvant afficher que 64 couleurs, le résultat est forcément grossier et pixellisé. En plus de ça, le framerate est catastrophique (moins de 15 images par secondes), ce qui rend les scènes fouillies. Et le son est du même acabit : les musiques et les bruitages sont sous-samplés, ce qui donne un résultat cracheux loin des espérances techniques.



S'il y a Note
bien un acteur qui a énormément soutenu le Mega-CD, surtout au début de sa vie, c'est bien Wolfteam et Road Avenger fut le principal jeu du line-up de l'add-on lorsqu'il est arrivé chez nous. Un Wolfteam qui a adapté au mieux le jeu d'Arcade de Data East, pourtant vieux de 8 ans déjà, et bien peu connu des joueurs occidentaux. Manque de bol, Road Avenger n'est qu'un dessin-animé précalculé dont le gameplay se résume à des QTEs (exactement comme Dragon's Lair), techniquement pas terrible avec son framerate bien trop bas, et suffisamment difficile pour lasser très vite. Evidemment lorsque c'est précalculé on nous offre plus de sensations mais c'est mal mené. Dommage, s'il avait été plus abordable on aurait pu le qualifier de "sympa" mais en l'état, on ne fera même pas l'effort de tenter de l'apprécier...



Test réalisé par iiYama

avril 2009