Ristar (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 1995
Développeur : SEGA (Sonic Team)
Editeur : SEGA
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Ristar : The Shooting Star (JAP)
Prix au lancement : 400Frs


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Ristar









Ce n'est
Une intro et une fin sympa, au moins on sent que le jeu n'a pas été baclé
une nouveauté pour personne, à l'époque des 8 et 16-bits, la tendance était au héros "animalisés". En marge du plombier moustachu, nous avons eu des lapins (Tiny Toons), des dauphins (Ecco), des singes (Toki), des soi-disant hérisson (Sonic), des fourmis (Zool), des lions (The Lion King), des vers de terre (Earthworm Jim), des renards (Fox McCloud), des écureuils (Mr Nutz), des opossums (Sparkster), des poissons (James Pond)... on a même eu droit à des chauve-souris (Aero the Acrobat). Bref, cette mode aura duré pas mal de temps et ce sera estompée qu'avec l'arrivée de la génération 32-bits, qui au départ a fait le choix simple de la pérennité, et qui peu à peu a tendue vers plus de réalisme, une tendance sans doute portée par la 3D. Et dans la série j'aime les bébêtes qui sauvent le monde, SEGA aura été plus prolifique que la concurrence avec cette fois une légère originalité sur Ristar. En fait dans Ristar on contrôle une sorte d'étoile filante humanoïde (une tête, 2 bras, 2 jambes) en vue de libérer le système de Valdi qui a été envahi par Kaiser Greedy, qui désormais contrôle la faune locale (et qui devient par la même votre ennemie). Ça ne vous rappelle pas un certain Dr Robotnik ça ? Si justement, et le lien se fait immédiatement puisque Ristar a été développé par la Sonic Team, suite au duo Sonic 3 / Knuckles. Ainsi nous le verrons tout au long de ce test, les ressemblances sont frappantes, comme si la talentueuse équipe de SEGA avait eu beaucoup de mal à se débarrasser de son savoir-faire (à moins que ce soit fait exprès, histoire de réinjecter une formule qui marche, allez savoir…). Le plagiat n'est quand même pas ouvert et Ristar, en plus d'imposer un personnage original, possède également un gameplay tout à fait atypique et encore jamais copié jusqu'à aujourd'hui. En effet, si notre tête d'étoile ne fait que des sauts de puces (ce qui est parfois gênant selon le level), il a par contre la faculté d'étendre ses bras et de s'accrocher partout : sur les lianes qui débordent d'une corniche, un poteau, un rebord sur un mur et même un ennemi, Ristar s'accroche partout !


Ainsi
Tout l'originalité du jeu tient à son personnage qui propose un gameplay loin, très loin des standards habituels
les maigres sauts qu'il fait sont compensés par cette rapide aisance qu'on a à s'agripper n'importe où, pour ensuite se déplacer plus vite. Malheureusement, tout n'est pas parfait puisqu'il arrive qu'on crise un peu sur certains passages car notre héros ne s'accroche pas comme on le souhaiterait (du coup c'est la chute) mais en général, la prise en mains se fait assez rapidement. En plus, les idées neuves sont belles et bien là. Ristar peut s'accrocher à un oiseau pour passer un précipice, il peut cogner un arbre pour le déraciner, porter une statuette à son effigie pour la lancer sur les pièges... en clair pas mal de petits concepts ont été trouvés autour de cette prise en mains originale. On regrettera juste que la "hit box" soit parfois mal gérée (tout comme la précision des accrochages qui laisse un peu à désirer) car pour se défendre, notre héros étoilé mettra carrément des coups de boule ! Vous avez bien lu, si ces bras sont extensibles et dirigeables dans les 8 directions, c'est aussi pour choper ses ennemis et leur asséner un "one shot", tel un Zidane pourfendeur, véritable héros de la galaxie ! Et oui, plutôt que de sauter bêtement sur la tête des ennemis, la Sonic Team a encore trouvé le moyen de se différencier de la concurrence. L'aventure est assez linéaire. S'il est vrai que parfois nous avons quelques embranchements, généralement ça ne va jamais très loin. La durée de vie est correcte pour le genre (comptez une bonne après-midi), d'autant que le niveau de difficulté augmente nettement une fois qu'on a passé la moitié du jeu (sur la fin, c'est même carrément hard !). L'aventure se compose de 7 mondes, divisés en 2 levels plus un boss (sauf le dernier monde où il n'y a qu'un seul niveau puis c'est l'affrontement contre un double boss, dont celui de fin). Il est d'ailleurs marrant de constater que la carte est présentée comme dans Thunder Force III (si, si je vous promets !) et que lors du passage d'une planète à l'autre, la musique fait carrément penser à Starwing. Est-ce volontaire ou pas, je ne sais pas, toujours est-il que c'est marrant et que ces pseudo easter-eggs parcourent tout le jeu (notamment des ennemis, directement issu de Sonic).


Pour en revenir
L'aventure est assez longue et se révèle particulièrement difficile sur les derniers levels
au gameplay, les premiers stages comportent un petit boss, on peut trouver un peu partout des coffres à trésor (où sont enfermés généralement des rubis pour le score ou des étoiles pour la santé) et le jeu comporte bien sûr quelques zones secrètes ainsi que des bonus-stages. Pour atteindre ces derniers, il suffit de trouver une barre transversale (gnéralement cachée) pour s'envoler et l'atteindre. Une fois à l'intérieur, il faudra jouer des pieds et des mains pour atteindre le trésor, ce qui est loin d'être évident au fur et à mesure qu'on avance dans le jeu. Pour les curieux qui se disent que le jeu possède un système de passwords, et que par conséquent ils pourront revenir au level de leur choix, et bien sachez qu'il n'en est rien, les passwords servent à tout autre chose. En effet, les passwords se débloquent à la fin de l'aventure, selon le nombre de trésors récoltés dans les bonus-stages. Ça va de l'arène de boss au Select Stage, en passant par le mode Hardcore. Et oui, seule la version Japonaise dispose d'un God Mode et à moins de fouiner sur le Net, il faudra de toute façon finir le jeu une première fois. Vous voyez, ça n'a rien à voir avec des passwords de niveaux… Enfin les barres de fin de niveau, semblables aux barres transversales cachées, nous permettent de nous envoler très haut pour franchir le mur invisible de fin de stage. C'est une sorte de remake de la barre de fin du premier Super Mario Bros, à la différence qu'ici ça ne rapporte que des points et vous savez comme moi que dans un jeu, le score ne sert strictement à rien (ou à se la péter parce qu'on a battu le hi-score… oui à rien en fait !). Techniquement, la jolie cartouche de 16Mb semble bien utiliser son volume (je vous rappelle qu'un Super Mario World et le premier Sonic ne faisaient que 4Mb). Tout d'abord on nous sert une sympathique introduction, qui met en scène le grand méchant du jeu (il est d'ailleurs à noter que les versions Euro/US différent de la version Japonaise au niveau du texte… comme c'est souvent le cas). On ne nous jette pas en pleine aventure sans savoir ni pourquoi, ni comment. C'est appréciable même si beaucoup d'ombres subsistent (comme le fait de savoir d'où vient Ristar… mais c'est un jeu 16-bits, faut pas trop en demander non plus).


De même,
Techniquement y'a du bon et du moins bon : les graphismes sont superbes, la bande son est pourrie !
si les derniers niveaux sont rêches et vous feront criser une paire de fois, l'épilogue reste gratifiant et ça aussi, c'est assez rare pour être souligné. Au rang des grosses faiblesses du jeu, il y a comme presque toujours, la partie sonore : avec des thèmes souvent enjoués, limite qui tapent sur les nerfs, c'est surtout la qualité des musiques qui fait peine. Très inspirées par les musiques déjà pas terribles de Sonic 3, la Sonic Team déçoit une fois de plus (surtout dans le level dédié à la musique où là c'est carrément horrible !). Attention, ce n'est pas moche moche non plus. C'est mélodieux, rythmé… non c'est juste que lorsqu'on a entendu la qualité assez exceptionnelle du son de Sonic 2, pourtant sorti 3 ans plus tôt et développé par la même équipe, il est quand même regrettable d'obtenir un tel résultat. Car ce son cracheux, bordé de quelques bruitages bien nasillards comme je déteste, plus des voix digits tout simplement épouvantables, excusez-moi mais je me demande si on n'est pas revenu à la préhistoire de la Mega Drive. Car c'est un fait, si la console n'a jamais brillé sur ce plan là, en milieu de carrière les développeurs faisaient attention et lorsqu'on écoute un Thunder Force IV, un Alien 3 ou un Ecco the Dolphin, il est clair que la machine a été aussi capable du meilleur. Maintenant pour rattraper ce coup de sang, les graphismes sont à contrario très travaillés. Avec beaucoup d'effets graphiques comme des parallaxes à gogo, des distorsions (effet de chaleur, milieu aquatique, aurore boréale), un scrolling toujours fluide et suffisamment rapide (même en 50hz), là c'est déjà d'une autre qualité. Ristar est également très varié dans ses décors, mais aussi particulièrement coloré et détaillé. Bref, la Mega Drive est en fin de vie et nous donne le meilleur d'elle-même, même si encore une fois, ce n'est pas du niveau d'un Sonic.



Ristar Note
est un sacré bon jeu. Ok, on aurait aimé une jouabilité plus précise, on aurait aimé un jeu totalement affranchi du passif de la Sonic Team et une difficulté plus équilibrée sur la longueur. Et puis c'est certain, le son vous fera baisser le volume de la télé tellement c'est pourri (et j'affirme ça, même si Aquel kiffe grave cette bande-son qui lui rappelle sa tendre enfance) et après que reste-t'il ? Et bien il reste un gameplay sacrément original, un jeu franchement beau et bien réalisé qui, du moins pour l'image, tire bien parti des performances de la 16-bits de SEGA. Alors certes on le teste quelques 17 ans après sa sortie, mais ce fut également une bien belle surprise. Depuis le temps qu'Aquel m'en parle, il fallait bien qu'on s'y mette un jour, et je ne regrette pas tellement car Ristar m'a régalé...



Les -

  • Jouabilité pas toujours précise
  • Mauvaise qualité du son
  • Très difficile sur la fin
  • Les +

  • De très beaux graphismes
  • Durée de vie convenable
  • Intro et fin sympathiques
  • Gameplay original
  • Des effets réussis
  • Les passwords


  • A savoir + la fin du jeu (spoil) : cliquez pour ouvrir


    Test réalisé par Aquel & iiYama

    octobre 2012