Puggsy (MD/MCD)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1993 (MD) / avril 1994 (MCD)
Développeur : Traveller's Tales
Editeur : Psygnosis
Genre : adresse - réflexion - plate-formes

Support : cartouche de 8Mb (MD) / 1 CD-Rom (MCD)
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 400Frs


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Puggsy









L'original personnage
L'histoire est très peu exploitée, mais quelque soit la version, on profite d'une superbe intro (ici la version cartouche)
de Puggsy est apparu en 1989, sur Amiga, dans la démo "Puggs in Space". Il fut créé par le groupe DIONYSUS. A l'occasion du salon "Personal Computer World" de Londres, la démo fut présentée à l'éditeur Psygnosis qui décida de soutenir le projet. Au départ, DIONYSUS développait le jeu pour Amiga mais le développement avorta à la suite des errements de la jeune équipe. Les droits étant désormais accordés à Psygnosis, ces derniers confièrent le développement à Traveller's Tales dont ce sera à peine le 3e jeu, les 2 premiers étant passés inaperçus (Traveller's Tales qu'on connait aujourd'hui pour la multitude de jeux LEGO qui s'inspirent principalement des films à succès). Le développement fut également tourné vers une console plus "marketing" que le micro de Commodore, tout en restant proche niveau hardware, j'ai nommé la Mega Drive de SEGA. Puggsy a donc été développé par Traveller's Tales et édité par Psygnosis en 1993 sur Mega Drive, en 1994 sur Mega-CD (tout en prennant soin d'ajouter quelques features), pour finir sa carrière sur Amiga quelques temps plus tard (une version Super Nintendo était prévue mais fut annulée). Même si DIONYSUS a vite disparu, il faut tout de même savoir que la démo "Puggs in Space" a néanmoins révélé ses 3 contributeurs, qui ont fait carrière dans l'industrie du jeu vidéo : le graphiste Lee Carus-Westcott (qu'on retrouve ensuite chez Psygnosis puis Sony Computer Entertainment London Studio), le programmeur Alan McCarthy (qu'on retrouve chez Millenium, puis Sony Computer Entertainment Studio Cambridge) et le compositeur Tim Wright (qui a travaillé chez Psygnosis pour ensuite devenir l'artiste indépendant connu sous le nom de CoLD SToRAGE et qui par la suite a travaillé sur les compositions de titres aux bande-sons fortes tels que WipEout et WipEout 2097 ou encore Gravity Crash dont la bande-son est juste fabuleuse). Dans l'histoire des jeux 16-bits qui ont marqués ma jeunesse, j'ai une tendresse toute particulière pour Puggsy. Tout commence lorsque son vaisseau spatial (visiblement en panne) atterri tant bien que mal sur une planète inconnue. De suite après, on découvre notre héros qui n'est ni plus ni moins qu'un "monsieur patate". Alors qu'il part chercher de l'aide, son vaisseau est volé par une bande de raton-laveurs pirates (?). Commence alors un jeu de plate-formes/réflexion/exploration/adresse (!) extrêmement riche. L'écran titre nous propose 2 modes de jeux : une version longue et une version "junior". Le mode junior n'est autre qu'un mode training, très facile et qui ne comporte que 5 niveaux. C'est pratique pour se faire la main avant d'attaquer l'aventure principale. A noter que la version Mega-CD propose 2 modes de plus : Guardians et Time Trial. Vous l'aurez sans doute deviné, le Time Trial vous propose de passer les niveaux le plus vite possible, alors que Guardians vous propose d'affronter les boss du jeu, qui sont au nombre de 9 (8 + 1 boss final) dans cette version, au lieu des 6 (5 + 1 boss final) de la version cartouche.



 

L'écran titre de la version cartouche (à gauche) et CD (à droite)
Notez pour ce dernier l'apparition des modes "Guardians" et "Time Trial"



 

Les boss à affronter : 6 sur cartouche (à gauche) et 9 sur CD (à droite)


Dans le menu
L'aventure est longue, et la version Mega-CD apporte une belle plus-value avec son contenu supplémentaire, ses vidéos et sa nouvelle bande-son (même si cette dernière n'est pas fantastique)
des options, on retrouve les classiques du genre (nombre de vies et configuration du pad) mais aussi un sous-menu de passwords, bien pratique étant donné que le jeu est très long, voire même difficile sur la fin. L'aventure se compose de 57 niveaux (dont 6 sont cachés, et encore 6 niveaux cachés de plus pour la version CD) et la version Mega-CD profite à la fois de la sauvegarde (grâce au système incorporé à la machine) et des passwords (identiques) de la version cartouche. On dirige donc notre atypique personnage dans un jeu en vue de profil tout ce qu'il y a de plus classique. Sous certains aspects, Puggsy est très proche d'un Mario World, et on retrouve même la fameuse carte qui représente notre avancement dans l'aventure. Certains levels ont 2 sorties, des "normales" et des "cachées", dont les dernières sont sacrément chaudes à trouver. Sur la base d'un jeu de plate-formes, notre monsieur patate peut récupérer des items, dont certains ont un effet immédiat comme les lunettes qui nous protège une fois des ennemis, le bouclier qui nous rend invincible pour un temps, les chaussures qui nous permettent de courir ou encore le pistolet qui est une excellente arme. Autre moyen de tuer ses ennemis, on peut soit leur sauter sur la tête en pressant "bas", soit leur jeter un objet dessus. Car la vraie particularité du jeu, c'est que notre patate peut porter, empiler et se servir de diverses façon tout ce qu'il trouve à portée de mains. Si les premiers niveaux sont enfantins, les choses se corsent vite et les levels vous demanderont pas mal de dextérité et de jugeote afin de déjouer les pièges et autres casse-têtes, sur la base de vos acquis : trouver une allumette pour faire tirer un canon et ouvrir le passage, trouver une clé pour ouvrir un coffre, actionner des interrupteurs, sont parmi les compétences de notre pomme-de-terre sur pattes. Même si le gameplay n'est pas très varié, il n'empêche qu'on s'éclate ! Seul véritable regret : les objets ont tendance à trop rebondir, comme s'ils étaient fait en caoutchouc (même les objets censés être "durs" comme les tonneaux), ce qui peut causer quelques soucis, notamment dans les niveaux avancés ou lorsqu'il faut par exemple empiler plusieurs objets pour gravir un monticule. Car c'est un fait, certains niveaux sont (trop) torturés, ce qui occasionne des pics de difficulté et certaines situations finissent même par être très irritantes (mais bon, le jeu parfait n'existe pas). Hormis ça, le concept est génial. Et il faut en plus ajouter une réalisation technique très propre, voire même impressionnante pour une Mega Drive. Sur cartouche, l'intro nous offre une superbe scénette, dont certaines séquences sont en images de synthèses. C'était du jamais vu à l'époque, surtout venant d'un simple port cartouche et d'une ROM qui fait à peine 8Mb (1Mo seulement !). Après bien entendu, nous avons des petites scènes, mais cette fois plus classiques (en simple 2D). Etant donné la forme que prend le jeu, il faut se douter que le scénario ne vole pas bien haut, idem pour la mise en scène. On ne nous présente pas grand-chose de l'univers proposé, aucune explication n'est donné et il n'y a aucun texte pour étayer l'ensemble. Mais il serait injuste de fustiger le jeu pour ça, car à l'époque et pour le genre, ce que Traveller's Tales nous offrait, était déjà bien au dessus des autres productions.



 
 

Les cinématiques de la version Mega-CD


Sortis bien
Quelque soit le support et même si les couleurs sont un peu ternes, la réalisation est étonnante
des mois après, c'est d'ailleurs ici que la version Mega-CD trouve son principal intérêt puisque cette édition profite de son support de stockage 600 fois supérieur à la cartouche, pour nous offrir des véritables FMV (Full Motion Videos) en images de synthèses. Même si bien sûr la qualité peut prêter à sourire, il faut se dire que pour l'époque, c'était une très belle plus-value par rapport à la version cartouche. Dans les 2 cas, et pour en venir aux graphismes, les niveaux sont toujours riches en détails et le design particulier de ce Puggsy, est reconnaissable entre mille. Après c'est vrai, la palette de couleurs (un tantinet réduite sur Mega Drive et Mega-CD) fait que certains dégradés peuvent paraitre sommaires, que l'ensemble est un peu terne car globalement, on ne peut pas dire que les tons soient chatoyants, alors que c'était un peu l'apanage de ce genre de titres, à l'image des Tiny Toon, Sonic, Aladdin, Earthworm Jim et autre Ristar de l'époque. Encore une fois, le design de Puggsy est très particulier. Si l'animation de notre tubercule est simplement parfaite et particulièrement fluide, il est par contre regrettable que les tous les ennemis soient animés à l'arrache, avec à peine quelques frames en tout et pour tout. Par contre, côté effets graphiques, c'est festival : des parallaxes, des rotations, des zooms, le tout dans une impressionnante fluidité, même lors de boss qui sont parfois très imposants. Quant à la version Mega-CD, elle est exactement comme son homologue cartouche, à ceci près qu'elle profite du mode7 de son support pour apporter quelques effets supplémentaires. Enfin, la bande-son de la version cartouche, composée par Matt Furniss et Shaun Hollingworth, détonne tout comme j'aime ! A base de mélodies qu'on fredonne pendant des heures et d'une instrumentation bien mise en valeur, les musiques sont vraiment superbes, à quelques exceptions près. Les bruitages sont pour leur part dans le ton décalé, limite burlesque, de l'aventure (avec notamment des ennemis chats, des oiseaux, des homards géants et des boss sympas, parfois énormes mais loin d'être effrayants), donnant à Puggsy un univers à la fois cohérent et original. Terminons par la version Mega-CD qui profite naturellement des mêmes bruitages et qui, comme c'est coutume lors du passage d'une cartouche à un CD-Rom, nous distille une toute nouvelle bande-son. Si parfois le passage de l'un à l'autre apporte un énorme plus en termes de qualité et de compositions (normal, puisque les pistes sont directement lues sur le disque, tel un CD Audio), comme on peut l'apprécier dans Ecco the Dolphin, Terminator ou After Burner, malheureusement il arrive parfois que la qualité ne suffise pas. Bien entendu, sur le point du sampling ça n'a plus rien à voir et il est vrai qu'on reconnait aisemment les thèmes de la version cartouche. Malheureusement ce ne sont pas les meilleurs et allez savoir comment, le charme n'y est plus. C'est vraiment dommage...



Avec un Note
gros capital sympathie, Puggsy est à mes yeux un très bon jeu. La réalisation technique, les effets, les musiques, ses petits labyrinthes et ses énigmes font de ce jeu, l'un de mes préférés sur la 16-bits de SEGA... malgré un relatif anonymat. Bien sûr il comporte son lot de défauts avec parfois des niveaux rebutants ou une animation taillée à la serpe (pour les ennemis), mais quel bonheur de jouer à un titre résolument innovant, techniquement très abouti et avec une durée de vie plus que convenable. Pour ce qui est de la version Mega-CD, qui est sortie quelques mois plus tard, on peut dire qu'elle profite bien de son support. On râle souvent contre le manque d'ajout des versions CD (à part de nouvelles musiques, car c'est sans doute ce qu'il y a de plus facile à faire) ici on a des vidéos en images de synthèses, plus de contenu (2 nouveaux modes de jeux, 3 boss supplémentaires et 6 niveaux cachés) ainsi qu'une toute nouvelle bande-son (même si elle ne fait pas l'unanimité). Ainsi à l'image de l'hypnotique Ecco the Dolphin CD, cette édition apporte une vraie plus-value à une version cartouche qui trône déjà dans le haut du panier sur Mega Drive.



Les -

  • Les musiques de la version Mega-CD n'ont plus le charme de celles sur cartouche
  • Quelques irritants pics de difficulté à cause de niveaux parfois bien retors
  • Une physique "caoutchouteuse" et parfois étrangement gérée
  • Palette de couleurs un peu terne
  • Ennemis animés à l'arrache
  • Les +

  • Un festival d'effets graphiques superbement gérés
  • Ambiance accrocheuse et design original
  • Grosse plus-value de la version CD
  • Les cinématiques de la version CD
  • Superbe intro sur cartouche
  • La bande-son sur cartouche
  • Techniquement très propre
  • Level design ingénieux



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    Test réalisé par iiYama

    avril 2008 (mise à jour : décembre 2016)