Moonwalker (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 1991
Développeur : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : action

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Moonwalker
Prix au lancement : 350 Frs


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Michael Jackson's

Moonwalker








Dans ces
Retrouvez les musiques du King of the Pop rend le jeu vraiment attrayant
temps où Michael Jackson ressemblait encore à quelque chose et qu'il faisait de bonnes grosses musiques, dans ces temps où il méritait son titre honorifique de "King of the Pop", dans ces temps où sa carrière n'était pas encore salie par des "faits divers", il s'associa à SEGA pour faire un jeu. Tout d'abord sorti sur Arcade dans un beat-them-all jouable à 3 (on jouait des clones), SEGA a décidé de créer un jeu entièrement nouveau pour ses versions consoles. Basé sur le film Moonwalker et les albums Bad et Thriller (les 2 meilleurs de sa carrière, véritables succès des années '80-'90), Moonwalker propose d'incarner ce fantastique danseur/auteur/compositeur (j'ai toujours aimé Michael Jackson, pas pour l'extra-terrestre qu'il est mais pour sa musique) dans un jeu d'action assez basique. Notre Michael international est encostardé comme dans le clip Smooth Criminal et au long d'un faible nombre de niveaux (la bar '30, la rue, le cimetière... sous divisés en 3 chapitres), le but est de retrouver des fillettes kidnappées. Si on réfléchit 2 minutes, ça fait tout de suite penser à Shinobi tout ça. Afin d'éliminer les ravisseurs, Mister Jackson n'utilise pas une arme ou des shurikens, mais de ses gestes émanant des étoiles (sans doute de la poussière de star). Très chimérique, le jeu ne se table donc pas sur un quelconque réalisme mais sur le fantasque et la rêverie, un peu comme le faisait Disney à l'époque. Et si jamais c'est la galère, on peut aussi réaliser un coup spécial qui consiste à faire danser tous les ennemis de l'écran. Sorte de Ninjutsu déguisé, il est évident que tout le monde en meurt et de notre côté, ça nous coûte un peu d'énergie vitale. Mais le jeu est loin d'être difficile, ce serait même plutôt le contraire, car chaque fillette retrouvée vous redonne de l'énergie. Difficile ainsi de perdre ses vies, si ce n'est au cours de boss de fin de niveau parfois biscornus. Une fois toutes les fillettes retrouvées c'est l'heure de l'affrontement contre un boss et pour arriver sur le terrain de combat, là où Mr Big viendra se foutre de vous ouvertement, c'est Chitta (ou'n-gawaa !) qui nous indique le chemin. Histoire de contenter les fans, on réalisera les fameux "pas-chassé arrière" (le moonwalk) et le "penché-avant" si caractéristique de la star, et comme la chanson qui fait danser tout le monde change à chaque monde, on verra aussi quelques pas de danse, ma foi pas trop mal transposées.


Avec ça
Le jeu est un peu gaché par une jouabilité approximative
on retrouve 6 des plus grandes chansons de l'artiste : Beat It, Smooth Criminal, Thriller, Another Part of Me, Billie Jean et Bad. Autant dire que du lourd ! Et avec la prédisposition de la Mega Drive à nous faire un son tout pourri, il était légitime qu'on s'attende à une grosse bouillie de notes affreuses et cracheuses. Et bien tout faux, SEGA a fait un boulot admirable et la qualité des musiques est même bluffante. Et tout l'attrait du jeu, en plus de contrôler la star, vient de cette superbe bande-son, évidemment retranscrite en version instrumentale (après tout on n'est pas sur Mega-CD). Comme quoi, déjà en 1990 (à sa sortie Japonaise), ils savaient nous faire d'excellentes musiques, en tout cas de qualité (donc les miasmes qu'on se paye la plupart du temps, ne sont que le résultat de la mauvaise foi des développeurs, quand on veut, on peut... la preuve !). Seulement il fallait s'en douter, il va bien falloir parler des mauvais points du jeu. Je l'ai toujours dit et le dirai encore et encore, avant 1991 et son fabuleux Sonic, la Mega Drive n'était pas le support des grands jeux. Et Moonwalker n'échappe pas à la régle, avec des graphismes très pauvres, simplistes même et parfois on observe des objets dans de mauvaises proportions, comme des flippers d'à peine 1m de haut (c'est des jouets ?). Ensuite si les mouvements de Michael sont plutôt bien décomposés, tous les autres protagonistes sont animés à l'arrache. En mourant par exemple, ils tombent lourdement au sol comme des sacs de ciment, avant disparaître. Il est donc clair que ça manque d'images intermédiaires et les ennemis ne sont qu'un exemple parmi tant d'autres. La maniabilité est en plus un peu lourde. L'artiste fait des bonds considérables et parfaitement imprécis et c'est un peu galère de monter les escaliers. De façon générale, la jouabilité est franchement limite. Enfin les bruitages ne sont pas terribles non plus et on retrouve quelques voix digitalisées de "Mickey Jickson", le genre d'onomatopées typiques au chanteur, qu'il lance lors de ses chansons ou en concerts. La qualité est tout juste potable mais reste acceptable surtout si on les compare aux aboiements des chiens, qui sont carrément minables (peut-être essayent-ils de miauler). Alors évidemment, si vous ne supportez pas les petits cris d'oiseaux, les jérémiades que produit le bonhomme à longueur de temps, il est sûr que le jeu va vous taper sur les nerfs.



La jouabilité Note
n'est pas un modèle du genre, la réalisation est très moyenne (comme presque tous les jeux de ces temps-là sur Mega Drive), c'est fun le temps d'une partie (jusqu'à ce qu'on bute inutilement sur un boss alors que les niveaux sont très faciles) pour finalement passer à autre chose. Quant à la scène finale, elle n'a plus rien à voir avec le jeu... c'est du grand n'importe quoi ! Tout l'intérêt de ce Moonwalker sera donc de "piloter" The King of the Pop en personne (qui est très class et très stylé) et bien sûr de prendre un pied phénoménal sur une bande-son furieusement bien retranscrite. Pour le reste, si cette version est évidemment meilleure que celle sur Master System, Moonwalker demeure un tout petit jeu auquel il faut jouer au moins une fois, ne serait-ce que pour la culture ludique, étant donné qu'en son temps, il a eu du succès (sans doute faute de mieux). Comme quoi à l'époque, on se contentait de peu.



Test réalisé par iiYama

mars 2009