Lords of Thunder (MCD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 1995
Développeurs : Hudson Software / RED Entertainment
Adaptation : Eleven
Editeur : Hudson Software - SEGA
Genre : shoot-them-up

Support : 1 CD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviations : LOT / WOT
Titre alternatif : Wings of Thunder (JAP)
Prix au lancement : 350 Frs


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Lords of Thunder









En 1993,
L'intro et la fin sont typées manga
Hudson Software sortait sur PC-Engine Super-CD², un jeu qui aura beaucoup fait parler de lui : Wings of Thunder (la pseudo-suite de Gate of Thunder). Considéré comme l'un des meilleurs shoot de la machine, voire même l'un des meilleurs shoot tout court, Hudson a licencié Eleven (une petite boite indépendante) pour adapter son gros jeu, sur Mega-CD, histoire que ce hit se fasse connaître ailleurs qu'au Japon et qu'il ait un 2e succès, une 2e vie. Il est d'ailleurs à noter que cette version Mega-CD n'a vu le jour qu'en occident, à savoir aux Etats-Unis et en Europe, et au passage le jeu a subi quelques petites modifications. Le jeu s'ouvre sur une intro assez sympa, à base de sprites et qui se rapproche le plus possible d'un manga. Autant dire une intro "typée Super-CD²". Si on peut comprendre que sur la machine de NEC il n'y ait pas un "vrai manga" en guise d'ouverture (la console étant dépourvue de décompresseur vidéo), l'adaptation Mega-CD aurait gagnée du galon en incluant ce type de bonus dont on a toujours été friands. Je tiens aussi à noter qu'au niveau des mises à jour, une voix-off nous conte l'histoire (dans la version originale on devine en suivant les images), qu'une petite scène intervient avant le dernier level et que la fin est malheureusement décevante (pas mieux que sur un jeu cartouche). Mais si Lords of Thunder a tant fait couler d'encre et autant fait briller les yeux de milliers de fans, c'est tout d'abord pour son gameplay parfaitement étudié. Je fais l'impasse sur un scénario minable (comme toujours dans un shoot) pour vous dire que le jeu mélange Heroïc-Fantasy avec un soupçon de stratégie. Ainsi dans Lords of Thunder, on ne contrôle pas un vaisseau mais un chevalier qui doit comme toujours, sauver le monde. Dès le départ, on a le choix entre 4 armures, qui ont chacune une appartenance à un élément : terre, vent, feu et eau. Evidemment, lorsque vous êtes dans un level empli de glace, le plus efficace est de prendre l'armure de feu (à noter qu'on ne peut pas changer d'armure en cours de niveau). Les armures font ainsi l'armement.


Au cours du jeu,
Le magasin permet de faire des emplettes
les ennemis abattus vous laisseront 2 types de bonus : des cristaux et des orbes. Les orbes sont tout simplement des power-up. Au bout d'un certain nombre (généralement 3), votre armure s'upgrade et votre arme devient plus dévastatrice, plus imposante. Et à puissance max, on arrose copieusement ! A disposition, on peut aussi stocker 3 bombes, qui sont très puissantes et particulièrement salvatrices par moment. Les cristaux, on en ramasse des centaines dans chaque niveau et leur but est d'être consommer au magasin. Avant chaque niveau, après avoir choisi son armure, on passe au "shop", afin d'y dépenser ses deniers. Loin d'être anecdotique, la boutique est un vrai plus au jeu, pour son originalité (bien que le concept vienne de Forgotten Worlds, le vieux shoot de Capcom) mais aussi pour son utilité (là aussi y'a un petit changement, la fille parle au lieu qu'on ait du texte). Car notre héros ne possède pas de vies, juste une barre d'énergie. A moins de tomber sur un item de coeur, la seule solution pour retrouver la santé, c'est de payer. Vous l'aurez donc compris, au magasin on peut directement upgrader sa puissance (pratique avant le boss final), se revitaliser et même acheter des trucs qu'on ne trouve pas en plein jeu comme des bombes, des boucliers (qui vous protège de 1 à 3 fois), des continus ou des élixirs (qui redonnent de l'énergie). Finalement, à moins de trouver de quoi se sustenter, on doit finir le niveau avec sa seule barre de vie et il est important de savoir que chaque fois qu'on prend un coup et que notre vie diminue, l'armement voit sa puissance régresser (mais c'est toujours mieux que de mourir à chaque fois). Ça permet aussi de jouer différemment. Par exemple, on peut "économiser" ses cristaux jusqu'au dernier niveau où on upgradera son perso à fond pour le dernier combat ou encore on peut faire super gaffe tout le long du niveau et la jouer bourrin, rentre-dedans lors du boss de fin de level, en sachant qu'on se remettra la vie à fond en passant au magasin. Enfin, notre personnage est capable de marcher (même si c'est anecdotique mais ça évite qu'il meure au contact des parois), il donne des coups de sabres lorsqu'il est au corps à corps (le sabre est généralement plus puissant que les armes classiques) et dès le début, on peut choisir son niveau.


L'aventure
Les graphismes sont moins colorés mais les remixes sont explosifs !
se compose de 7 levels plus un boss final, et on peut faire les 6 premiers dans l'ordre qu'on veut. Une bonne manière d'apprendre qu'elle armure va le mieux avec chaque niveau. Sur la question de la réalisation, entre les 2 mon coeur balance. Le couple Mega Drive + Mega-CD est plus puissant que le couple CoreGrafx + Super-CD², mais une fois encore la grosse tare de la machine de SEGA vient des couleurs. Ainsi en passant de 128 à 64 couleurs affichables, le jeu n'est pas moins beau, ni moins détaillé (faut garder à l'esprit que la PC-Engine est un hybride 8/16-bits), il est juste plus terne et plus sombre. Et le regain de puissance du Mega-CD n'a pas empêché ce portage d'avoir quelques coups de mou de temps de temps (ralentissements). A côté de ça, certains sprites sont imposants, l'architecture est originale, variée et on observe tout un tas d'effets spéciaux (parallaxes nombreuses, distorsions, zooms, rotations). Par dessus tout, ce qui a rendu ce jeu si célèbre, c'est sa bande-son. Il faut être clair, avec un gros son métal, on a une bande-son de fou furieux ! Les musiques ont presque toutes été revues depuis la version Super-CD² et imposent une rythmique soutenue, une instrumentation parfaite (la batterie claque comme j'aime) auxquels s'ajoutent quelques solo de guitare à s'exploser les oreilles ! Je vais même vous dire mieux, les musiques sont même meilleures qu'avant ! Malheureusement ce véritable bonheur acoustique doit faire chambre commune avec des bruitages très moyens. Les FX sont timides, peu puissants (ce qui rappelle un peu Gynoug) en plus d'être très mal mixés. En fait, à puissance max votre arme fait tellement de bruit, qu'elle couvre littéralement la musique ! C'est désoeuvrant... Et c'est pas le menu des options qui arrangera le problème puisqu'il n'y a pas de quoi régler les volumes. C'est vraiment du gâchis mais ça n'empêche pas d'en profiter "hors jeu". Les options proposent un sound-test qui revira à coup sûr les fans, même si les malins et les audiophiles mettront de suite le CD dans une platine.



Lords of Thunder Note
est l'un des plus gros shoot du Mega-CD, la faute aussi à un sérieux manque de concurrence en la matière sur le support (j'ai toujours dit qu'un Thunder Force IV sur support CD aurait tout casser). Avec ses 64 couleurs, certains passages sont fades, l'intro aurait pu être refaite, il y a des ralentissements alors que l'Hardware est plus performant, le son est très mal mixé ce qui bouffe les musiques... bref : cette daptation du hit PC-Engine aurait pu faire mieux ! Ceci dit, Lords of Thunder n'en reste pas moins un véritable maître-étalon dans le genre, de par son gameplay attrayant, riche, original et stratégique (bien choisir son niveau, l'armure en fonction de lui, acheter les items qu'il faut). Son action est soutenue sans être trop difficile (à ce propos la difficulté a été revue à la baisse de la version originale et ce n'est pas un mal), les graphismes sont tout de même variés et plaisants, l'animation est riche et surtout, surtout, on a des musiques de folie à tout faire péter chez soi ! Et comme de part chez nous le Mega-CD est plus répandu que le Super-CD² (qui reste une machine essentiellement Japonaise), il m'est difficile de vous conseiller la version NEC car je préfère celle-ci. Les puristes vont hurler au scandale mais c'est ainsi et de tout façon on a affaire à un excellent shoot-them-up, quelque soit le support.



Test réalisé par iiYama

mars 2009