Golden Axe III (MD)

 








Note générale


Sortie du jeu : juin 1993 (au Japon uniquement)
Développeur : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : beat-them-all

Support : cartouche
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs


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Golden Axe III








Dernier épisode
Suite à un phénoménal Streets of Rage II, on attendait tous que Golden Axe suive ses traces. Mais visiblement, c'est loupé...
paru sur Mega Drive, Golden Axe III arrive tardivement, à savoir un an après Streets of Rage II. En sachant que le développement vient aussi de SEGA (via l'équipe AM7, déjà responsable du premier opus), on a tous espérés que Golden Axe suive ses traces, grâce à l'acquis de l'autre licence. Imaginez quel pied ce serait de jouer à un Golden Axe avec la qualité technique de Streets of Rage II... Malheureusement, la seule question qui reste suite au test de Golden Axe III, c'est comment SEGA n'a-t'il pas eu honte de sortir ce jeu ? Streets of Rage II a posé le grand standard en matière de beat-them-all puisqu'il est le meilleur du genre toutes plate-formes confondues (à l'époque bien sûr). Même sur Neo-Geo, on n'a pas trouvé jeu plus riche et aussi bien réalisé, c'est dire le niveau. Voilà donc pourquoi Golden Axe III souffre tant de la comparaison. Si on pouvait pardonner à l'épisode II d'avoir une réalisation un peu en retard, cet épisode-ci accuse une réalisation arriérée, tout juste digne d'un jeu line-up. Comprenez bien qu'il m'est impossible de lui accorder le moins crédit. Bien sûr, par rapport au II, c'est un tout petit mieux réalisé. Mais les niveaux sont toujours aussi vides, peu détaillés et si les couleurs nous évitent les tons étranges, ça reste quand même peu coloré. L'animation est du même acabit, à savoir minable et le son est tout aussi pourri (notamment pour des bruitages toujours aussi misérables). Si autrefois on avait de jolies musiques, cet épisode nous livre en plus, une bande-son à chier, plus près de la Master System que ce qu'on est en droit d'attendre d'un Mega Drive au mieux de sa forme. Par contre, la jouabilité s'est un peu améliorée et le gameplay aussi. Attention toutefois, on est encore loin d'un pur gameplay de folie puisque ça reprend celui de l'épisode précédent, en améliorant très légèrement certains aspects comme le fait que l'amazone puisse faire un inutile double-saut ou qu'on puisse réaliser des projections. Il faut en plus savoir que les projections sont très aléatoires et que le corps qu'on jette atteindra toujours notre coéquipier mais jamais un ennemi. Débile n'est-ce pas ? Question nouveautés, on a 4 personnages au lieu de 3 (la nain a pris sa retraite et 2 nouveaux -un peu bizarres et pas très humains- prêtent main-forte aux 2 héros de base) et de temps en temps, on a le choix entre 2 parcours. Une bonne manière de donner envi de reparcourir l'aventure même si pour ça, il faudra beaucoup de courage... bin oui pour supporter le jeu tout simplement.



La boucle Note
est désormais bouclée, et on a beaucoup souffert (on exagère à peine ^^) pour tester la trilogie des Golden Axe, estimant que ça ne pouvait qu'être bénéfique pour notre culture ludique. Maintenant que c'est fait, hors de question de remettre ça, car seul l'épisode II peut être consédéré comme un petit jeu sympathique, les 2 autres étant simplement ratés ! Golden Axe est un titre culte à mauvais escient et cet épisode III n'est finalement qu'à peine meilleur que le premier opus, alors que 4 ans les séparent. SEGA n'a décidemment aucune volonté sur certaines licences et le résultat est tout simplement scandaleux pour une console qui a fait énormément d'efforts en matière de qualité depuis sa sortie. Uniquement sorti au Japon en juin 1993, étant donné la qualité exécrable du titre et sans aucun doute le bide monumental qu'il a dû faire sur son sol d'origine, on peut comprendre que SEGA n'ait pas pris le risque de l'éditer aux Etats-Unis et en Europe. D'autant plus qu'après le succès critique et technique de Streets of Rage II (aussi de SEGA et du studio AM7, c'est incompréhensible !), on s'est tous permis les espérances les plus folles... en vain.



Test réalisé par iiYama

avril 2009