Global Gladiators (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1993
Développeur : Virgin Interactive
Editeur : Virgin Interactive
Genre : plates-formes / action

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : GG
Prix au lancement : 400Frs


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Mick & Mack as the

Global Gladiators









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Avec Global Gladiators, Avalon et David Perry sortent le premier jeu d'une série de qualité
la chaine de fast-food spécialisée dans les problèmes intestinaux suite à l'absorption de leurs hamburgers, j'ai nommé McDonald's, Avalon Interactive (le premier studio du génial David Perry, qui reste malgré tout affilié à Virgin) joue une double carte : le sponsor et l'éthique écolo. Un matin, le clown le plus flippant de la planète (Ronald) apparait aux nez de Mick et Mack (2 noms qui rappellent forcément le sponsor) et leur propose de sauver la planète. En tant que bons citoyens ils acceptent mais ne savent pas dans quel guet-apens ils mettent les pieds. Déjà moi un clown qui a tout le temps la banane, même quand il pleut, je me serai méfié... plus encore de ce fourbe de Ronald qui n'a qu'un but : nous faire mourir d'une chiasse infâme grâce à sa nourriture douteuse. Bref, l'intro est concise, réduite au minimum syndical et malgré les souffrances endurées pour arriver jusqu'à la fin, l'épilogue ne sera pas meilleur (il est même plus court). Global Gladiators est un jeu mixant plates-formes et action. Je m'explique : le soft se présente comme un jeu plates-formes somme toute classique sauf qu'au lieu de sauter sur la tête des ennemis (comme dans Mario par exemple) ici on blaste de l'affreux dégoulinant de slime avec son pistolet à glue. Premier défaut : lorsqu'on tire notre perso a la mauvaise manie de reculer. Il aurait un fusil à pompe je comprendrai ce recul, mais avec cette arme-là (qui ressemble un peu à un fusil à eau), c'est tout de suite moins compréhensible. Par ailleurs on aura cette unique arme tout au long du jeu, arme qui n'évolue même pas. Dommage... Mais il y a plus pénible. Tout d'abord, malgré la présence de ses 2 compagnons, l'aventure n'est praticable qu'en solo. Personnellement, un petit mode coop' façon Contra III aurait grandement facilité le jeu. Car c'est un fait, Global Gladiators n'est pas un titre facile. Le gameplan est souvent tarabiscoté et les pièges sont vicieux. C'est l'exact genre de traquenards que je déteste où pour arriver à franchir un passage sans crever comme une bouse, on est obligé de se faire toucher par un ennemi. Ennemi qui arrive souvent à vous toucher 3 fois de suite avant d'être exterminé. Résultat, même si on peut finir le jeu sans tricher (c'est possible avec du temps et de la patience), ça ne le rend pas abordable pour autant, pas même en mode "easy" (en normal et hard ça devient vite n'importe quoi), ce qui lassera sur le carreau les moins doués (ceci dit, il existe des cheat-codes :). L'aventure se compose de 12 levels, pour une durée de vie classique avoisinant l'heure et demie.


On commence donc
La réalisation est assez énorme, surtout en terme d'animations
le jeu en étant catapulté dans un monde dégueu' où la nature en a largement pris pour son compte. Car une fois n'est pas coutume, nous sommes en présence d'un titre qui cherche à faire passer un message écologique, mais sans être aussi mauvais et injouable qu'un The Ooze. Soyons clair, à ce train-là, notre belle planète va très vite ressembler à un immense dépotoir… même si c'est déjà le cas pour certains endroits (l'Humanité et sa prédisposition à détruire pour l'argent et le pouvoir). Malheureusement, sur 12 levels on n'aura que 4 mondes différents (zone de slime, forêt, la ville/usine et le pôle de glace). En clair, on se tape 3 fois d'affilé le même type de décors et d'ennemis, et étant donné que les niveaux sont longs, le dernier vient à lasser (d'autant que les musiques ne se renouvellent pas). Sponsor oblige, en plus de faire le ménage en détruisant une myriade d'ennemis tous plus loufoques ou bizarres les uns que les autres, Mick et Mack peuvent ramasser des items : un cœur pour remonter sa jauge de vie, un chrono pour avoir un surplus de temps (a quoi bon limiter le temps d'un niveau… sur console de salon, j'ai toujours trouvé ça absurde), des checkpoints (un peu comme dans Sonic) et des "m" (qui rappellent la marque) en guise de pièces. C'es "m" peuvent rapporter des vies et une fois arrivé à la fin du level (où ce con de Ronald nous attends… il aurait pu nous aider ce fainéant), tout le stock tombe du ciel. Le but est alors d'en re-ramasser le plus possible pour accéder au bonus-stage. Dans ce stage où bien évidemment on peut glaner quelques vies, il faut choper les détritus qui tombent pour ensuite les expédier dans la poubelle adéquate, tout en évitant les enclumes et que les détritus s'entassent. Vraiment pas facile. Global Gladiators est le premier jeu d'Avalon/Virgin à faire parler de lui en tant que grosse production (McDo ayant mis pas mal de moyens) et fit découvrir au monde le talent de David Perry (voir le spoiler "à savoir"). Notre petit David était un maitre en programmation de Motorola 68000 (Atari ST, Amiga 500 et bien entendu Mega Drive), ce qui rendait ses réalisations d'un autre niveau. Mais il avait en plus avec lui une équipe talentueuse, douée pour faire des jeux intéressants et fun. Global Gladiators n'échappera pas à la règle avec tout d'abord une fluidité des mouvements à tomber (relevez-vous madame, nous sommes en 2005, ce n'est plus pareil de nos jours, j'essaie juste d'être objectif et de me remettre dans le contexte des jeux de ces années 90, allons !).


Non sans rire,
Dommage, le jeu est quand même un poil trop difficile pour être abordable et ne propose pas de mode 2 joueurs
le jeu n'accuse aucun ralentissement et affiche une animation détaillée comme il y en a peu. En plus les mimiques vont bon train, l'humour est assez présent (quoique la difficulté des levels aura tendance à vite vous le faire oublier) et, couplé à une jouabilité réactive et sans faille, le scrolling est étonnamment vif. Tout ceci joue en faveur du spectacle offert et d'un plaisir de jeu immédiat. En effet, on ne perd pas à cause d'une jouabilité pourrie (comme c'est le cas d'un Revenge of Shinobi par exemple) mais bien parce que le jeu est vicelard (notez tout de même qu'il n'y a qu'un seul boss dans tout le jeu et que lui, est facile à vaincre). Question graphismes, sans crier au génie, Global Gladiators assume une patte artistique bien à lui. Les couleurs sont bien choisies, elles sont nettes, les décors sont particulièrement originaux, bref la console est vraiment bien exploitée. Comme je le disais plus haut, il aurait été vraiment sympa d'avoir 6 mondes de 2 levels plutôt que 4 mondes de 3 levels, ça aurait été plus varié mais en l'état, le résultat est à la hauteur des espérances, et Global Gladiators est bien au dessus de la plupart des jeux de l'époque, surtout en matière d'animations. Un vrai plaisir. La partie sonore, de son côté, est de grande qualité avec des dizaines de voix digits qui font honneur au support. Pourtant habituée à nous faire de la chiotte sur ce plan-là, ou des voix potables au prix que la musique se coupe, la console nous livre un véritable festival de digitalisations, toujours en accord avec le thème, souvent rigolotes. La preuve avec une musique d'intro complètement barrée, composée uniquement de ces sonorités-là (les bruitages ne sont pas en reste avec des FX fantaisistes). Enfin les musiques sont, elles aussi, d'un très bon niveau. On en retiendra surtout 3 (les 2 premiers niveaux et le bonus-stage) qui sont vraiment excellentes, les autres (plus jazzy) étant tout de suite un cran en dessous. N'empêche que la première musique, avec ses mélodies endiablées et sa rythmique nerveuse, pose les bases d'une excellente ambiance. On regrettera tout de même que le pauvre DSP de la Mega Drive sature comme un malade en nous coupant pas mal de bruitages ou des pans entiers de musique. C'est la maladie de la console, on ne peut pas juger le titre pour ça.




Original et excellent, Note
un poil trop difficile et répétitif pour être vraiment un incontournable (les développeurs jouaient là-dessus pour rallonger une durée de vie déjà pas très élevée), si le scénario n'est pas terrible (quoique pour ce type de jeux...), Global Gladiators est un titre marquant. Etrangement il n'a eu qu'un succès d'estime (les joueurs de l'époque étaient sans doute rebutés par le design très poussé du jeu) mais ceux qui le possèdent ne se trompent pas, ils ont à faire à un grand titre. Pour une première grosse production Mega Drive (quelques jeux passés inaperçus sont sortis avant, à part peut-être Terminator sur Mega Drive, mais ce n'est pas un grand jeu pour autant), David Perry fait très fort puisque la réalisation est de haut niveau sans pour autant zapper son intérêt. A part son sponsor d'un gout plutôt douteux (sur place ou à emporter ?), on peut féliciter le travail dantesque effectué sur ce soft, qui prouve une fois encore que la Mega Drive tient largement tête à la Super Nintendo. Merci David pour cette belle démonstration.




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Test réalisé par iiYama

septembre 2005 (mise à jour : aout 2010)