Fatal Fury (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 1993
Développeur : SNK
Adaptation : Takara
Editeur : SEGA
Genre : combats

Support : cartouche de 12Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : FF
Titre alternatif : Garou Densetsu : Shukumei No Tatakai
Prix au lancement : 400Frs


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Fatal Fury

King of Fighters


Les conversions de jeux,
Dans cette version, contrairement à l'original Neo-Geo, on peut jouer tous les persos en versus
d'une console à l'autre, ont toujours été monnaie-courante. Mais avec la Neo-Geo et sa puissance démesurée (on ne l'appelait pas le monstre dévoreur de pixels pour rien), c'était tout de même plus délicat. Notamment sur Mega Drive où le passage de 4096 à 64 couleurs affichables, faisait souvent du tort à l'adaptation. Dans cette génération, on retrouve souvent Takara à la re-programmation, une petite société qui était jusque-là inconnue et qui fera sa réputation (et son beurre) sur ce genre d'exercice. Pour cette version Mega Drive, on retrouve bien entendu les amis Terry Bogard, Andy Bogard (son frère) et Joe Higashi qui formeront l'équipe Fatal Fury dans King of Fighters '94. Et c'est ici que je vais aborder le gros point noir du jeu : le nombre de persos jouables. Car Fatal Fury a cette particularité de pousser l'originalité jusqu'au bout en allant proposer de ne jouer qu'avec ces 3 persos principaux dans le mode solo. Par rapport à la Neo-Geo, Takara rattrape quand même le coup avec un mode versus riche (1P vs 2P, 1P vs COM, COM vs COM pour regarder des matches en spectateur) et surtout les 8 personnages du jeu qui sont jouables (plus Geese Howard, le big boss, déblocable avec un code). Le développeur a même ajouté un menu d'options (ça manquait sur la version AES), qui permet d'accéder à la configuration de ses boutons, la difficulté et un sound-test. Niveau difficulté justement, console grand public oblige, le jeu est bien moins dur. Des monstres comme Raiden deviennent plus faciles à étaler et ce n'est pas un mal. Si la jouabilité n'était déjà pas exemplaire sur la console d'SNK, ici elle copiera la devise mais les coups spéciaux sortent assez facilement. Bien sûr Fatal Fury n'a pas la précision d'un Street Fighter II mais c'est justement le but d'un tel jeu : ravir ceux qui sont gavés du jeu de Capcom et qui cherchent autre chose. Ensuite, le titre accuse les années. Les graphismes ne sont pas terribles, les persos sont animées à la truelle, ils sont plus petits que sur Neo-Geo (ça on s'en doutait), les collisions (jonction entre les sprites) manque de finitions, le jeu est un peu lent (surtout en 50hz) et ne parlons pas des animations de fond qui frisent le ridicule.


Par ailleurs,
La réalisation n'est pas terrible mais on ne sait par quel miracle, le jeu conserve un charme bien à lui
certains persos manquent de crédibilité. Prenez un Duck King qui sent le Canard WC, il se dandine comme un camé aux désodorisant à chiottes. Mais je dois avouer que j'ai toujours eu de l'affection pour ce jeu et que j'ai toujours aimé la série des Fatal Fury. A l'instar des Samuraï Shodown, c'est une série qui s'est bonifiée avec le temps et qui propose des combats décousus mais puissants. Certes les graphismes ne sont pas terrible sur ce premier épisode mais il lui reste un petit charme, un petit quelque chose qui le rend intemporel. La jouabilité, sans être parfaite (quelques manips' pour les coups spéciaux sont étranges) est assez réactive et si le son embarque des voix assez vilaines (tous se partagent des voix communes, restriction de ROM oblige) et des bruitages épouvantables (ils grésillent à mort), les musiques sont plutôt rythmées et pas mauvaises (dommage qu'elles reprennent à chaque round). Fatal Fury propose en plus un petit "story" qui inspirera quasiment tous les jeux de combats (notamment les jeux SNK). Mais comme on passe de 55 à 12Mb, il y a forcément des choses qui sont passés à la trappe. Ainsi il y a moins de spectateurs sur les arènes (là c'est plutôt une question de puissance), les bonus-stages ont disparus, tout comme l'original mode 2 contre 1 (où on jouait à 2 en coop', contre le jeu). Mais ce qui fait l'attrait d'un tel titre, qui a tout même mis 1 an et demi avant d'arriver sur une autre console, a été conservé. Le décor évolue au fil des rounds (jour, nuit, pluie) et c'est autant de variétés dans un même niveau. Mais c'est surtout la possibilité de passer du premier plan au second (et vice-et-versa) qui aura marqué son temps. Ca permet d'échafauder des plans d'attaques en plus d'être une vraie nouveauté dans un genre qui évolue peu. Ce que je regrette le plus mais ce, d'une façon plus générale, c'est que cet excellent concept n'ait jamais été repris dans d'autres titres hors Fatal Fury et Real Bout. C'est un peu dommage.



Fatal Fury Note
est à mes yeux un jeu sympa, même si sa réalisation fera rire n'importe quel newbie. Il n'empêche que le père du -fight- sur Neo-Geo reste un jeu d'anthologie et même s'il ne tient pas la comparaison avec Street Fighter II' ou encore qu'il vieillit assez mal, il garde un bon capital sympathie.



Test réalisé par iiYama

juillet 2006 (mise à jour : mai 2014)