Eternal Champions CD (MCD)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 1995
Développeurs : SEGA - Deep Water
Editeur : SEGA
Genre : combats (versus fighting)

Support : 1 CD
Version testée : américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs + mode tournoi
Titres alternatifs : Eternal Champions 2 / Eternal Champions CD
Prix au lancement : 400Frs


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Eternal Champions

Challenge from the Dark Side



Eternal Champions
L'intro, en images de synthèses, est sympa mais elle est trop longue et sa crédibilité est un peu à la rue
est un jeu de combats sur Mega Drive, ayant eu pour but premier de contrer l'énorme succès de Street Fighter II sur Super Nintendo, un jeu qui a véritablement mis la console sur orbite ! Mais échec du calendrier ou développement plus long que prévu, Eternal Champions est (malheureusement pour lui) sorti plus ou moins à la même période que Street Fighter II Champion Edition, qui n’est autre que la conversion, plutôt réussie, du jeu d’Arcade Street Fighter II Turbo… Malheureusement pour lui, même s'il a certaines qualités, Eternal Champions n'a eu qu'un succès somme toute intimiste. Cependant SEGA n'a pas lâché sa licence, et a même proposé à son public, une nouvelle édition de son jeu de combats. Sous-titré "Challenge from the Dark Side", ce n'est pas un simple portage du jeu cartouche sur CD-Rom avec uniquement une nouvelle plage sonore, non le développeur nippon a voulu corriger un maximum de bugs et apporter le plus possible de contenu au software d'origine. Bref, Eternal Champions nous pose un scénario qui, sur le papier, est vraiment pas mauvais. Jugez plutôt : dans un futur dévasté, l’eternal champion, une entité qui maîtrise les plus puissantes techniques de combat de tous les temps, ressuscite les plus grands combattants que la Terre ait connu. Issus de différentes périodes de l’histoire de l’humanité, l’eternal champion les convie à participer à un grand tournoi avec à la clé, la rédemption et une nouvelle chance de poursuivre leur propre vie. L’écriture est donc bonne, chaque personnage a pour point commun d’avoir été tué prématurément et l’entité se charge donc de leur donner une seconde chance. Pour nous raconter tout ça, nous aurons cette fois une véritable intro en images de synthèses (celle de la version Mega Drive, où il n'y a qu'un long texte, est toujours disponible) qui pose malheureusement, un léger souci. Car si elle présente chaque personnage et pose le contexte du jeu (ce qui est louable) mais elle est aussi beaucoup trop longue ! Elle dure des plombes et elle est un peu bidon. En effet, l'eternal champion sauve chacun d'eux certes, mais tous (absolument tous) meurent dans des conditions complètement pourries et ridicules. En plus de ça, la voix-off nous raconte l'histoire en long, en large et en travers, mais elle est en anglais et aucun sous-titre (pas même sur notre version PAL) n'a été prévu.


Reste qu'un bel
Cette version Mega-CD apporte pas mal de contenu : nouveaux levels, correction du gameplay, nouveaux coups spéciaux, nouvelles fatalités, nouveaux persos jouables... Une sacrée plus-value !
effort a été fourni et que, qualitativement, la vidéo reste sympa. Par contre les épilogues, un peu plus "nominatifs" que sur cartouche, restent en dessous des attentes avec des séquences vidéos bien moches. Dans les options nous pourrons lire la biographie de chaque perso mais encore une fois, j’aurai apprécié d'avoir la "skill list" de nos fighters, dont les manipulations sont loin d’être facile à trouver. Le jeu propose de créer une "save" pour pouvoir revoir les vidéos déjà vues (notamment les épilogues) et garder les persos débloqués. Eternal Champions (le jeu, pas l’entité) propose un sacré paquet d’options et de modes. Tout d’abord il prend en charge les pads 3 et 6 boutons, et on peut cette fois configurer ses touches (même si ce n'est toujours pas évident… allez savoir pourquoi). Question modes de jeu, on retrouve ceux de la version cartouche (pas tous, mais la plupart sont là) ainsi qu'un mode tournoi, sous-divisé en un gros paquet de sous-modes. En clair, il y a vraiment de quoi s'éclater si on joue à 2 voire plus. C’est aussi en versus qu’on pourra jouer sous 3 vitesses. Le mode normal, le slow et l’overdrive. Autant vous le dire de suite, les 2 vitesses supplémentaires sont vraiment inutiles ! A l’image de Street Fighter II Turbo et de sa vitesse aussi accélérée qu’absurde, l’overdrive nous donne un jeu qui perd tout réalisme et même, tout charme. A l'inverse, en mode slow le jeu est tellement lent, qu’on aura tout le temps s’emmerder ferme… Bref, jouez en mode normal ! Eternal Champions dispose désormais de 13 persos jouables. C'est 4 de mieux que la version cartouche (c'est déjà pas rien !) mais sachez qu'en plus, on pourra en débloquer 9 autres, dont le boss final (cette fois sous 2 formes : "good" et "devil"), portant le total à 22 personnages ! Waow, là pour le coup SEGA ne s'est pas foutu de nous en matière de contenu et passer de 9 à 22 persos, c'est quand même une sacrée plus-value.


 

A gauche, nous avons le roster de base avec ses 13 persos jouables (soit déjà 4 de plus que la version cartouche) et à droite le roster complet, une fois que vous aurez tout débloqué (notez la présence d'animaux et du boss final), pour un total de 22 persos. Pas mal !


Evidemment on retrouve
Les graphismes restent de haute volée et l'ajout de nouveaux décors est un plus
toujours ce design particulier qui nous fait penser à X-Men et à d’autres jeux (par exemple Blade ressemble beaucoup à Cyclope, Slash rappelle Blanka et Larcen parait directement repris de Dick Tracy). En un sens ce n’est pas désagréable, cependant ce design un poil décalé, n’est pas aussi aguicheur que dans certaines productions d’SNK par exemple. De plus, la jouabilité n’est toujours pas top niveau. Les coups spéciaux ne sont pas faciles à sortir, et les manipulations auraient gagnées à être vraiment plus simples, plus accessibles. Un icone de ying/yang trône à côté de la barre de vie. Cette représentation symbolique est divisée en 4 morceaux et chaque coup spécial en "consommera" plus ou moins, évitant ainsi les exagérations de certains, qui se planquent dans un coin et balancent des hadoken à la chaine, telle une mitrailleuse à boules de feu, sans skill et peureuse (j’ai des noms, j’ai des noms ^^). De même, on peut affaiblir son adversaire grâce à des provocations, oui exactement comme dans Art of Fighting. De plus, les petits problèmes de hitbox semblent désormais appartenir au passé, même si Eternal Champions n’aura jamais le côté « carré » d’un Fatal Fury Special ou d’un Street Fighter II. Le jeu dispose également d’une fatalité, qui n’est pas liée au personnage mais au décor (une variante de ce que propose Mortal Kombat donc) et qui en plus, se paye le luxe de quelques FMV dans cette édition. De même, cette version CD-Rom apporte de nouveaux coups spéciaux pour chaque ancien personnage. Ainsi vous l’aurez compris, SEGA s’est beaucoup inspiré des hits concurrents, des plus grands noms de la baston. Maintenant, ma véritable peur, c'était que SEGA n'arrondisse pas les angles envers le mode Contest (le solo en fait), qui était franchement abusif niveau difficulté. Bonne nouvelle, en plus des 13 personnages de bases, on nous laisse enfin le choix entre 3 modes de difficulté : neophyte, warrior et champion. Ainsi en neophyte, les adversaires sont bien moins hargneux qu'avant et il sera possible, avec un peu d'entrainement tout de même, de finir le jeu. Ouf, le studio de développement a corrigé sans doute le pire défaut de la version cartouche, même si le jeu reste quand même assez difficile.


Techniquement,
Les nouvelles musiques, support CD oblige, sont sympas mais auraient pu être bien meilleures
nous sommes en présence d’un titre toujours aussi bien maitrisé. Si bien sûr on ne parle plus de ROM, que les développeurs ne sont plus limités par l'espace-disque, il faut savoir que les persos ont une bonne taille (environ la moitié de l’écran) et qu'ils sont plutôt bien animés. Les collisions sont bien gérées et les décors sont dans la plupart des cas, vraiment beaux. D'ailleurs, la plupart ont été retouchés et cette édition en apporte même des nouveaux. Certains posent quelques effets graphiques (distorsions, parallaxes en rotation) assez réussis. Donc soyons clair, Eternal Champions impressionne, car les couleurs sont plutôt bien choisies, les persos sont détaillés, les décors sont fouillés et très rarement statiques. Une belle performance. Après pour le design, c'est une autre histoire… ce sera plus une affaire de gout. Enfin la partie sonore nous distille évidemment de nouvelles musiques, lues en direct sur le CD. La qualité est bien sûr au rendez-vous, mais quid des compositions… comment dire… elles sont toujours un peu sans inspiration. Evidemment c'est incomparable avec la plage sonore de la version cartouche (qui était insipide) mais il est clair qu'on aurait pu avoir mieux. Il suffit de se pencher sur le cas de Battle Arena Toshinden 2 pour se dire qu'une énorme bande-son apporte beaucoup à l'ambiance générale d'un jeu. Les voix digits sont de qualité mais restent assez rares (ce qui surprendra les amateurs d'un Street Fighter II autrement plus "verbeux"). Quant aux bruitages, notamment des coups, ils ont été changés. Souvenez-vous (ou lisez le test de la version cartouche), Eternal Champions avait pris le pari d'utiliser les super bruitages de Street Fighter II version Super Nintendo (ce que Street Fighter II’ version Mega Drive, n’a pas réussi à faire, un comble). Mais désormais, les bruitages sont ne sont plus les mêmes. Est-ce un problème de droit envers Capcom ? Il y a des chances, toujours est-il que les nouveaux FX restent sympas et dynamiques, mais ne valent pas l'excellence des anciens.



Eternal Champions Note
est un jeu qui aura reçu un énorme battage médiatique, venant d’un SEGA plus ambitieux que jamais pour sa 16-bits. Mieux, c'était à l'origine une trilogie, dont cet épisode est censé plus ou moins être l'épisode 2 (le 3e segment aurait du voir le jour sur Saturn). Si la version cartouche est un jeu sympa mais qui échoue sur quelques détails et notamment sur l'équilibre d'un mode solo à la difficulté cauchemardesque, cette tardive édition Mega-CD révise un maximum de ses bévues de jeunesse. En effet elle apporte 13 nouveaux personnages (ce qui mène le total à 22, pas mal monsieur SEGA ^^), des vidéos en images de synthèses, un sympathique mode tournoi, de nouveaux décors, de nouvelles musiques, 3 modes de difficulté pour le solo et la correction de quelques détails ça et là. Pas besoin de tourner autour du pot, il est clair que cette version CD-Rom est bien meilleure que celle sur cartouche ! Mission accomplie ! Cependant Eternal Champions, malgré toute sa bonne volonté, ne possède toujours pas un gameplay aussi précis et carré que dans Street Fighter II. Street Fighter II qui était justement la cible principale de cette production, mais qui pourtant, n'arrive pas à le concurrencer. Il faut dire que le hit de Capcom est si ciselé, si précis, qu’il est difficile de faire un jeu aussi bon (même SNK mettra longtemps avant d’atteindre un tel degré de perfection). Malgré tout, avec tous ses modes de jeux et son univers atypique, Eternal Champions a de quoi séduire et peut même s’avérer très sympa à pratiquer, surtout à 2 et plus. Et puis le Mega-CD est assez pauvre en (bons) jeux de combats, donc il serait vraiment dommage de passer à côté de celui-ci, surtout après tous les efforts qui ont été consentis par SEGA pour nous offrir la meilleure version possible.



Les -

  • Un gameplay qui n'a toujours pas l'aspect "carré" de certaines productions
  • Coups spéciaux bizarres et difficiles à sortir
  • Slow et overdrive sans intérêt
  • Un design un peu particulier
  • Intro et fins vraiment ratées
  • Les +

  • Beaucoup de contenu additionnel : finish, décors, coups spéciaux...
  • Des décors beaux, originaux et variés
  • Des vidéos en images de synthèses
  • Beaucoup de nouveaux persos !
  • Animations bien travaillées
  • La correction du gameplay
  • Modélisations de qualité
  • Un solo plus abordable

  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2014