Ecco the Dolphin 2 (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : aout 1994
Développeur : Novotrade International (devenu Appaloosa Interactive)
Editeur : SEGA
Genre : aventure

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Ecco the Dolphin 2 / Ecco II : The Tides of Time (US)
Prix au lancement : 400 Frs


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Ecco

Les Marées du Temps
The Tides of Time


Après 2 ans
Encore une fois, le jeu accuse un vrai problème niveau difficulté. Heureusement qu'il existe un "debug menu"
d'accalmie sous-marine et un excellent portage du premier opus sur Mega-CD, Ecco le dauphin nous revient. Les siens sont bien de retour à la maison mais un nouveau drame survint : l'astérite (ceux qui ont finis le premier épisode savent de quoi je parle) est morte ! Ecco, nouveau héros de son état, mène l'enquête et découvre que la reine des Vortex est toujours vivante et que la mort soudaine de l'astérite est son œuvre... Voilà un scénario digne d'intérêt, plus encore que celui du premier épisode. C'est ainsi que l'aventure reprend de plus belle. Première chose à savoir, la boite dispose d'un titre français, Les Marées du Temps (The Tides of Time plus ou moins partout ailleurs dans le monde), preuve que le premier opus a eu un réel succès chez nous. De plus nous avons cette fois une authentique construction scénaristique, à commencer par une véritable intro (avec texte explicatif) et beaucoup de dialogues (là aussi entièrement traduits en français) avec bon nombres de PNJs (sous forme de dauphins et autres animaux marins sympas, à l'image de la baleine bleue Big Blue). D'ailleurs l'histoire est (pour qui a aimé le premier volet) véritablement passionnante. Côté jouabilité, on retrouve cette prise en mains un peu étrange, proche d'un shoot-them-up, cependant le jeu est plus orienté vers l'aventure. La maniabilité est d'ailleurs toujours un peu lourde, même si elle reste un peu plus précise et fluide que lors du précédent épisode. Le gameplay assume quelques nouveautés, qui prouvent qu'Ecco 2 n'est pas une bête suite. A diverses occasions on pourra se transformer en divers animaux (méduse, mouette, tortue marine, requin et même un guerrier Vortex !) afin de traverser des zones autrement inaccessibles. Il y a même des passages en pseudo-3D qui relient 2 niveaux entre eux, des passages (très difficiles, notamment sur la fin du jeu) bien réalisés mais un brin pénibles et longs. Les niveaux sont bien plus variés qu'autrefois, même si certains sont un peu bizarres, notamment dans leur construction. Il y a plus d'aides sur le parcours (indices) et si les énigmes se sont simplifiées, les phases d'adresse sont à contrario, plus ardues. Il faut le dire, Ecco 2 est un jeu extrêmement difficile. C'est d'ailleurs sur ce seul point, qu'on trouvera à redire à cette perle du jeu vidéo.



 

 

 

En plus d'une véritable intro et d'une construction scénaristique honorable,
cette fois le jeu est entièrement traduit en français.


Des passages
C'est à peine croyable de voir un jeu si beau sur Mega Drive
comme la base lunaire sont abusément corsés (en plus de présenter des passages accès sur de la plate-forme étrangement mise en œuvre) et la moindre transformation en l'une des autres espèces, occasionnera une montée en flèche de la difficulté. Du grand n'importe quoi qui pourrait vous gâcher littéralement le plaisir si seulement l'aventure n'était pas si envoutante. Techniquement, cette suite est encore plus belle que dans la première aventure (c'en est même étonnant tant le premier opus fait parti des titres les plus réussis de la 16-bits de SEGA). C'est très coloré, varié, finement dessiné... bref les décors sont enchanteurs. Dans cet environnement onirique, on "perd son temps" à se balader dans les niveaux, tant le jeu est beau et flatte la rétine. De toute façon, la Mega Drive ne fera pas mieux en matière de graphismes, parole de fan. L'animation est, elle aussi, très fluide et cette fois, exit les quelques ralentissements (qui ne gênaient en rien le jeu) du précédent volet. La Mega Drive ne cesse de me surprendre tant sa puissance parait ne pas se limiter à ses atours habituels. Entre l'animation et les graphismes, on se croirait sur une autre console et il n'y a qu'à voir la taille imposante des boss pour s'en convaincre (des boss qui, vous vous en doutez, sont atrocement difficiles à vaincre, il suffit d'essayer de se frotter au premier, la Meduse, pour comprendre sa douleur). Cette fois encore, la bande-son est superbe. Encore plus douce et mélancolique que la précédente, elle offre aux joueurs des mélopées enivrantes dont on ne se lassent pas. Elles sont plus nombreuses et diversifiées que par le passé (il faut dire que la cartouche est également 2 fois plus étendue, ça aide) et on ne se plaindra pas d'avoir, comme c'est rarement le cas, une bande-son qui a méritée toute l'attention de créateurs de génie : Attila Dobos, András Magyari et Andy Armer. Plongeant le joueur dans les profondeurs insondables de cette tristesse marine, les musiques sont des chef-d'oeuvres de la composition 16-bits... ni plus, ni moins.



Quiconque Note
à aimer le premier volet des aventures d'Ecco, doit se jeter sur celui-ci tant cette aventure est mémorable ! Cependant au sommet de son art, on regrettera que certains passages sont (n'ayons pas peur des mots) super chiants, car le gameplay exige une étonnante précision que le jeu n'offre pas (comme ces phases en pseudo-3D qui sont bien réalisées et qui auraient pu être sympas si elles n'étaient pas si longues et difficiles). D'ailleurs certains passages sont vraiment tordus et de façon globale, la difficulté est si élevée que potentiellement, elle vous gâchera le plaisir (heureusement, il existe des cheats codes). Cependant il ne faut pas s'arrêter à ces aspérités, car Ecco 2 est une véritable perle. C'est ici que vous découvrirez les origines du nom de notre site (si si je vous promets ^^), que vous vivrez une aventure passionnante, avec en plus un jeu intégralement traduit en français, ce qui était extrêmement rare à l'époque. Enfin, la partie technique tire 120% des capacités d'une console dont on aurait jamais soupçonné le potentiel à ses débuts. Désormais en fin de carrière (nous sommes au milieu de l'année 1994, les premières consoles 32 et 64-bits commencent à émerger), la Mega Drive est parfaitement exploitée et nous offre des graphismes absolument splendides, une animation parfaitement fluide, le tout porté par une bande-son hypnotique, mélancolique et magistrale. En un mot comme en cent, Ecco : Les Marées du Temps est une œuvre d'art vidéo-ludique.



Test réalisé par iiYama

juin 2005