Desert Strike (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 1992
Développeur : Electronic Arts
Editeur : Electronic Arts
Genre : shoot-them-up tactique

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 400Frs


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Desert Strike

Return to the Gulf



Electronic Arts
La carte renseigne sur la position des missions, des munitions, des bidons de fuel...
était en ces temps là, le grand champion des jeux de sport (NHL, Madden, NBA Live) mais nous proposait parfois des jeux d'action originaux comme celui-ci. Desert Strike est un shoot-them-up tactique avec une vue isométrique. Le jeu prend place dans un pays désertique du golfe (où le contexte militaire rappelle la tristement célèbre Guerre du Golfe) et les évènements se déroulent un an après le conflit. L'ennemi numéro 1 dont il est question dans les briefings, ressemble clairement à Saddam Hussein mais il s'agit en fait du Général Ibn Kilbaba (aussi appelé Madman), dictateur d'un pays inconnu du Golfe Persique et qui menace de commencer une lutte suprême. Le président des États-Unis a dépêché ses meilleurs pilotes pour accomplir une série de missions préventives visant à anéantir la menace. Avec un scénario tel que celui-ci, qui est développé par une sympathique (bien que mal faite) introduction, pas question de s'endormir, place à l'action. Mais attention, le jeu réclame un certain doigté, une certaine finesse, sans quoi on ne survit pas bien longtemps. Dans Desert Strike, on pilote un hélicoptère Apache AH-64 et son maniement est de type 3D, comme dans les Resident Evil sur PlayStation : on fait pivoter son appareil avec gauche/droite et on avance/recule avec haut/bas. Ce contrôle est très précis mais impose un temps d'adaptation et s'avère un peu lourd. Pourtant, lorsqu'on en a l'habitude, on découvre un maniement tout à fait adapté au jeu et à sa vue. Comme je le disais à l'instant, Desert Strike malgré son action, est plus tactique qu'il n'y parait car les attaques de front ne mènent généralement à rien. Il faut contourner sa cible pour mieux la prendre à revers, attaquer par vagues successives et maîtrisées, sinon on se fait vite démolir. Un hélicoptère n'est pas réputé pour avoir un gros blindage et si déjà le premier niveau est difficile, les suivants sont carrément horribles. C'est même abusé tellement c'est dur, c'est pourquoi j'utilise un palliatif.


Les jeux Electronics
La bande-son se résume aux bruitages et les graphismes sont tout aussi sommaires
Arts étaient réputés pour leur durée de vie à cause de leur difficulté et comme je déteste les jeux trop difficiles tout en appréciant particulièrement ce titre-là, et bien j'utilise un Game Genie. Ok c'est de la triche mais finir le jeu est une véritable épreuve de patience et de savoir-faire... que je n'ai pas. Le menu principal nous propose de choisir en premier lieu son copilote. Au départ il y en a 5 et au fur et à mesure qu'on les sauvera, la liste s'agrandira. Choisir un bon copilote sera le gage d'une cadence de tir plus élevée et d'un ciblage plus vif et précis. Ensuite on a la configuration du pad (pratique) ainsi qu'un menu de passwords, histoire de ne pas toujours recommencer le jeu du début. L'aventure compte seulement 4 niveaux mais encore une fois c'est tellement difficile, qu'il y a de fortes chances que vous n'en voyez jamais la fin. L'intro, comme les quelques scènes intermédiaires, fait avancer le scénario et quelques-unes proposent des personnages digitalisés (comme Madman qui ressemble à Sadam). Ce n'est pas super bien fait mais ça reste sympa dans la mesure où sur 16bits, les gros scénarios sont rares. Avant chaque mission, on a aussi des briefings qui nous imposent bien évidemment des missions primaires et des missions secondaires, cette fois facultatives. Ces missions peuvent être réalisées comme bon nous semble même s'il est préférable de les exécuter dans l'ordre. Les missions sont de tous types, ce qui varie bien l'aventure : détruire des bâtiments ennemis, secourir des otages, protéger un convoi... Il arrive même qu'une mission primaire menée à bien (comme récupérer des documents secrets) débloque de nouveaux renseignements pour qu'on puisse finir le niveau. Pour qu'on s'y retrouve dans tout ça, les développeurs ont créér une carte des événements. En faisant pause, on obtient l'emplacement précis de tous les objectifs à accomplir, les bâtiments et les forces ennemies connues, les zones d'atterrissage, les soldats à secourir, plus quelques données supplémentaires sur les cibles à abattre. La carte donne également l'emplacement de tous les items qu'on peut récupérer : vies supplémentaires, fuel, blindage et munitions.


Se voulant le plus
Malgré son aspect tactique, Desert Strike est un jeu vraiment fun à jouer ! Dommage qu'il soit si difficile...
réaliste possible, notre Apache AH-64 consomme du carburant. Il faut donc trouver de quoi se ravitailler. Petite entorse au réalisme, on ne consomme pas de carburant au dessus de la mer (pratique pour traverser la carte) et notre hélico possède un stock impressionnant de missiles. Car il faut bien se défendre face à cette armée acharnée et peu encline au dialogue. On possède donc un canon de 30mm, des roquettes Hydra (38) et des missiles Hellfire (8). Chaque fois qu'on récupère une caisse de munition par hélitreuillage, on fait le plein, quel que soit le stock restant (idem pour le fuel et le blindage, en somme on ne cumule pas). Avec ça, la visée semi-automatique est particulièrement efficace, surtout si on choisit bien son copilote. Pendant le jeu, on peut aussi récupérer des soldats : alliés en galère, prisonniers de guerre, sauvetage d'otages. L'hélico peut porter jusqu'à 6 personnes et il faut les emmener jusqu'à une zone d'atterrissage, auquel cas on récupère 150 points de blindage pour chacun. Question forces ennemies, on a droit à tout ce qu'on a vu à la télé en commençant par les lanceurs de Skud, les tanks, les tourelles lance-missiles, des soldat armés (bien souvent de bazookas), les tours de gardes, les convois, les bunkers, etc. Et ce qu'il y a de sympa dans ce jeu, c'est que tout est destructible : les maisons, les palais, les bâtiments de l'armée, les usines, les centrales, les véhicules, les arbres... tout ! Si on veut vraiment jouer les Rambo, on peut littéralement raser la carte, même si pour ça il faudra avoir un sacré stock de munitions. Côté technique et bien... c'est pas jojo. Le désert c'est un peu toujours pareil alors les graphismes s'en retrouvent assez pauvres en éléments et en couleurs, en plus d'offrir toujours le même décor. L'animation est pas trop mal décomposée mais ça ralentie assez souvent et le scrolling est légèrement saccadé (alors que, vu ce qu'il y a à l'écran, on se demande bien pourquoi). La bande-son ne contient quasiment pas de musiques (c'est un peu comme dans Tomb Raider, la musique n'est là que pour souligner une action, un moment précis du jeu) et de toute façon hormis celle de l'intro, elles ne sont pas terribles. Par contre les bruitages sont dynamiques et percutants.



Et bien voilà, Note
on a fait le tour et on conclura en disant qu'Electronic Arts nous propose un jeu riche, à l'action différente (c'est sûr, on est loin d'un Thunder Force III), à la jouabilité précise et au fun très prenant. Malheureusement il n'est pas parfait puisque le moteur graphique souffre assez souvent, les décors sont très redondants et globalement, c'est bien trop difficile (pour apprécier faites comme moi, trichez :). Toujours est-il que ce premier épisode des Strike est un jeu bien sympa, un jeu qui aura fait sensations à sortie, un jeu que j'ai toujours aimé même s'il ne fait pas l'unanimité.



Test réalisé par iiYama

juin 2005 (mise à jour : janvier 2014)