Castle of Illusion (MD)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 1990
Développeur : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : américaine
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : I Love Mickey Mouse : Great Mysterious Castle Adventure / I Love Mickey Mouse : Fushigi no Oshiro Daibouken / I Love Mickey Mouse's Castle Illusion
Prix au lancement : 450Frs


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Castle of Illusion

Starring Mickey Mouse



En novembre 1990,
Comme dans tous les jeux du genre, le scénario est bidon mais l'intro a le mérite d'exister
la Mega Drive avait déjà 2 ans au Japon. Et oui, la 16bits de SEGA aura mis 2 longues années pour arriver chez nous. Oui, c'est vraiment du foutage-de-gueule, une preuve de plus que les japonais ont très longtemps dénigrés l'Europe qui pourtant, a fini par devenir l'un des marchés les plus rentables du secteur. Cependant, à la sortie de la console sur notre territoire, il y a eu un jeu qui aura marqué les esprits, celui qu'on nomme simplement Castle of Illusion. Bien sûr en 2 ans au Japon, et presque un an et demi aux Etats-Unis, la console a déjà reçu pas mal de titres, souvent en dessous de tout. Il faut dire que la carrière de la Mega Drive n'a vraiment débuté qu'une fois la Super Nintendo sortie, une fois qu'elle a trouvé une véritable concurrente (le cas des PC-Engine et Neo-Geo est un peu différent). Car avant ça, la console était totalement sous-exploitée au point que beaucoup de joueurs Master System, ont beaucoup hésité à passer à la vitesse supérieure, les jeux étant à peine meilleurs. Ainsi à la sortie de Castle of Illusion, si nous n'avions pas beaucoup de titres en comparaison (à part les jeux disponibles au line-up, qui pour la plupart étaient très mauvais), il en était tout autre pour les américains et les japonais, qui ont été littéralement soufflés par la réalisation et la qualité intrinsèque de ce titre développé sous l'œil vigilant de Walt Disney. L'histoire nous raconte que la sorcière Mizrabel est jalouse de la beauté de Minnie (Blanche Neige ?). C'est pourquoi un matin, alors qu'elle se baladait avec son amoureux Mickey, Mizrabel kidnappe Minnie. Tel un chevalier servant, notre souris préférée part donc à sa rescousse, avec pour but premier de retrouver les 7 gemmes qui lui permettront de déjouer les pièges du "château des illusions" : une fois les 7 gemmes récoltés, Mickey pourra créer un arc-en-ciel et rentrer dans la tour de la sorcière pour sauver Minnie...


Oui le scénario est bidon,
Le gameplay est très simple, ce qui permet d'avoir une prise en mains rapide
il rappelle évidemment Mario et ses histoires minables de princesse, ou bien entendu, la plupart des films de Disney, et leurs scénarii à coucher dehors (oui, je n'aime pas quand c'est mielleux :). Pour expliquer le plot de départ, on aura une rapide séquence d'introduction, ce qui est déjà mieux que rien, à l'image de la plupart des titres de son époque. Le jeu dispose de 3 modes de difficulté : practice, normal et hard. Le mode practice, comme son nom l'indique, est un "entrainement" qui nous offre une mini-aventure regroupant quelques passages des 3 premiers niveaux. On y récupère seulement 3 gemmes, la difficulté est largement revue à la baisse, il y a très peu d'ennemis, il n'y a pas de boss et l'ensemble est plié en 10 à 15 minutes maximum. En réalité, si pour les joueurs classiques ce mode n'a aucun intérêt, en fait il est surtout adapté aux enfants. Sa difficulté, sa longueur largement raccourcie… en font une aventure tout à fait adaptée aux plus jeunes. Maintenant qu'on s'est bien fait la main sur le "mode pour enfants", attaquons l'aventure par le mode normal ou hard (ce dernier n'apporte rien de plus au mode normal, si ce n'est plus d'ennemis). Niveau gameplay, notre Mickey Mouse sait faire les mouvements basiques de tous jeux du genre (saut, se baisser, nager…) mais pour tuer ses ennemis, il réalisa un saut sur la tête, le popotin en avant. Pour se faire, il faut soit presser -bas- soit réappuyer sur le bouton de saut, ce qui était un tantinet original à l'époque. De même, en tuant un ennemi on peut "rebondir" et ainsi réaliser un grand saut qui permet en autre d'accéder à des corniches autrement trop hautes. Au long de 7 niveaux bien plus longs et riches qu'en mode practice (la durée étant d'ailleurs classique au genre : de l'ordre d'1h à 1h30), Mickey pourra également lancer des projectiles (des pommes ou des billes) afin de se débarrasser des ennemis (les "munitions" sont sous 2 formes : soit un sac en contenant 10, soit à l'unité).


De même,
Les graphismes sont de haute volée, surtout pour un jeu sorti à une période où la console était toujours sous-exploitée
si en "practice" on dispose des 5 points de vie sur 5, en mode normal/hard nous n'avons que 3 et l'item étoile permet d'en récupérer une à chaque fois. Si on perd ses items d'un niveau à l'autre, il est vrai que le jeu est tout à fait abordable. Cependant il n'est pas aussi facile que ce que la culture populaire le prétend, car on perdra quelques vies et on subira quelques irritations sur des passages un peu retors. Ainsi Castle of Illusion est facile oui, mais pas aussi facile qu'on le dit, certains passages m'ayant même surpris à ce niveau-là (comme le dernier niveau). Certains levels disposent de passages secrets quand d'autres apportent quelques nouveautés, comme ces pommes géantes qui tentent de nous écraser (Indiana Jones ?), ces items à lancer qui détruisent certains blocs ou encore cette option qui permet d'inverser le décor et ainsi, de se retrouver la tête en bas (l'effet graphique est d'ailleurs très réussi). De même il est plaisant de voir que certaines idées de gameplan ont été réutilisées dans d'autres jeux, souvent de SEGA, comme Quackshot, Sonic ou la suite du présent jeu : World of Illusion. Quant aux boss, ils sont originaux et imposent un minimum de tactique (y aller bourrin, c'est l'assurance de perdre !). On notera tout de même que contrairement à la version Master System (qui est légèrement différente mais à support respectif, tout aussi bonne), dans le "château des illusions" on ne peut pas choisir l'ordre des niveaux et surtout, le jeu est un lent, même en 60hz (alors imaginez en 50hz…). Quant à notre Mickey international, il dispose de belles animations mais allez savoir pourquoi, SEGA a voulu faire un effet d'ombrage sur le bas de son visage, ce qui fait qu'on a l'impression qu'il a une barbe de 3 jours. Etonnant comme détail pas vrai ? Je suis sûr que maintenant que je vous ai parlé, vous ne pourrez plus jamais passer à côté de ce détail. :D



Si le jeu dispose
La bande-son est agréable et quelques effets graphiques agayent le jeu
de 7 niveaux, on retrouve parmi les plus mythiques décors de ce début de carrière de la console : la forêt, le monde des jouets, l'antre de l'araignée, le temple aztèque, la bibliothèque… qui encore une fois, inspireront des jeux comme Quackshot et World of Illusion. Et techniquement, il est clair qu'en novembre 1990, Castle of Illusion était le plus beau titre de la Mega Drive ! Si en effet il parait bien moins flamboyant aujourd'hui, surtout après avoir joué à des titres comme Sonic 2, Earthworm Jim, Ecco the Dolphin ou encore Streets of Rage 2 (qui sont le summum de la technique sur la 16bits de SEGA), il faut bien entendu se remettre dans le contexte historique et en cette fin de l'année 90, il n'y avait pas mieux que Castle of Illusion. Et quand on le compare avec des titres comme Altered Beast, Space Harrier II ou Golden Axe, il est clair que ce jeu-là est 2 crans au dessus des autres, tant en terme d'effets graphiques (parallaxes, transparences), que du niveau de détails ou la précision et la chaleur des coloris. Enfin, la partie sonore ne dispose d'aucune voix digitale, mais propose des bruitages très fantaisistes qui collent à l'ambiance. Quant aux musiques, elles sont mélodieuses, joviales et tout à fait dans le ton des films d'animations de Disney. Et niveau qualité, encore une fois, à côté des productions dont la Mega Drive nous a abreuvé jusque-là, il est clair que Castle of Illusion était bien au dessus du lot.



Once upon a mouse... Note
Castle of Illusion, doit être testé dans les bonnes conditions. Si certain(e)s trouvent qu'aujourd'hui il est dépassé, que son gameplay est simpliste et ses graphismes bien trop sommaires pour une Mega Drive qui nous a prouvé bien des fois son énorme potentiel, sachez aussi que ce titre est sorti au line-up européen de la console. Comprenez par là que peu de jeux étaient alors disponibles (notamment chez nous) et surtout, qu'à côté d'eux, ce jeu-là était le véritable fer-de-lance d'une console qui avait encore tout à prouver en termes de performances graphiques et sonores. Vous l'aurez donc compris, le mot d'ordre est "contexte historique" et pris dans ces conditions-là, nous sommes en présence d'un excellent titre. Pas aussi merveilleux que certains le prétendent, ni même aussi facile qu'ils le disent, Castle of Illusion est un jeu mythique à la réalisation de haut vol. Les graphismes sont somptueux (comparez avec Altered Beast ou Golden Axe, sorti au même moment chez nous, pour vous en convaincre) et la bande-son, très proche des flonflons made in Disney, vont vous transporter vers ce monde fait de magie et d'illusions. Ainsi, même si la console connaitra bien mieux dans sa carrière, il faut absolument remettre Castle of Illusion à la place qui est la sienne, comme l'un des tout premiers jeux à vraiment dévoiler le potentiel de cette machine (que j'adore !) trop souvent sous-exploitée. Bref, un très bon titre dont la notoriété aura su traverser les âges. Un gage de sa qualité…



Les -

  • Jouabilité pas top, niveau précision
  • Un peu lent
  • Les +

  • Un gameplay facile d'accès et un fun immédiat
  • Une ambiance bon-enfant, joviale, détendue
  • Le mode practice pour les enfants
  • De très jolis graphismes
  • Des boss originaux

  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2013