Flashback (JAG)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1995
Développeur : Delphine software
Adaptation : Tiertex ltd
Editeur : US Gold - Atari
Genre : aventure

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Multi-joueurs : non


Aussi disponible sur :



Le remake de Flashback est disponible sur :




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Flashback

The Quest for Identity



Après
On retrouve les cut-scènes habituelles, sauf que désormais elles sont super rapides
l'énorme succès de Flashback sur Mega Drive et Super Nintendo, Delphine Software a commencé à convertir son fabuleux jeu à tous les supports capable de l'accueillir. Mais avant tout Flashback, c'est quoi ? Et bien c'est l'un des plus grands jeux d'aventure sorti initialement en 1992. Né sur Amiga, c'est lors de sa sortie sur Mega Drive qu'il a vraiment trouvé son public et reçu le succès qu'il mérite. Jeu d'aventure en 2D et en vue de profil, le scénario emprunte aux films de science-fiction et le gameplay alterne habilement phases de plate-formes et phases d'action. Alors faites place à l'un des plus grands chef-d'oeuvre de l'ère 16bits... et oui, même si avec la Jaguar on est sur une (supposée) console 64bits. Flashback fut écrit comme un film. Très inspiré par le cinéma, notamment Running Man et Total recall, le développement scénaristique offre maints rebondissements ainsi qu'une trame axée science-fiction très accrocheuse. Plus fort encore, certaines scènes ponctuent l'aventure : ramasser un objet, utiliser une borne ou mieux encore, des cut-scènes entières sont proposées. Entièrement en pseudo-3D et d'une qualité bien supérieure à l'honorable Another World, ce fut une véritable révolution en son temps ! Et pour ne rien gâcher, la mise en scène est impeccable. Entièrement en pseudo-3D et d'une qualité bien supérieure à l'honorable Another World, ce fut une véritable révolution en son temps ! Sur Jaguar on retrouve bien sûr le même contenu à la différence que la dernière console d'Atari est autrement plus puissante que la Mega Drive ou la Super Nintendo. Résultat ces pseudo-vidéos sont très rapides. Un peu trop même, car la musique n'a même plus le temps d'être synchro que la scène est déjà finie. Heureusement, la mise en scène est à l'identique et reste impeccable.


Basé sur le
La jouabilité est un peu déroutante mais une fois maitrisée, elle est d'une précision sans faille. Dommage que cette édition n'apporte nouveau aucun
principe de Prince of Persia (concept reprit plus tard par les Oddworld), la jouabilité est basée sur un quadrillage des niveaux (le défilement des écrans est séquentiel) et les mouvements, en grand nombre, s'effectuent via des combinaisons de touches. Après un temps d'adaptation, on découvre une jouabilité très précise avec un niveau d'interaction assez poussé. Conrad (notre personnage) possède un inventaire où il peut stocker les objets ramassés tels que des clés, arme de poing et autre téléporteur manuel, bien pratique. Il peut donc prendre tout ce qui est à portée de main, utiliser les machines, prendre le métro, monter/descendre avec des élévateurs, recharger son bouclier ainsi que tout une panoplie de mouvements gérant les phases de plate-formes. Car notre héros est un véritable acrobate et à l'instar d'une certaine miss Croft, il devra souvent jouer de l'escalade. Disséminé dans le décor, des bornes de sauvegarde mémorise votre position mais attention, le jeu ne possède pas de "pile" (comme les incultes l'appellaient). Ainsi, pour rejouer un niveau, on utilise des passwords, la "save" étant volatile (même si elle met de plus en plus de temps, elle reste toujours plus courte que sur Mega Drive). Enfin, Conrad jouera du flingue (il possède aussi un bouclier énergétique de protection) afin de dessouder les gêneurs. Alors en bon résumé, il est très difficile de s'ennuyer avec un tel jeu. Le gameplay est sans cesse renouvelé, les interactions sont très nombreuses et une fois les rudiments du maniement acquis, on fait se qu'on veut de notre héros malgré lui.


Cependant,
Si Flashback reste très fluide et joli, il n'empêche que ça reste un jeu 16bits. La Jaguar est capable de mieux et une refonte graphique aurait apporté un plus
beaucoup de joueurs ne sont jamais arrivés à se faire à cette maniabilité particulière et c'est fort dommage car ainsi, ils sont passés à côté d'une très grand aventure (dans le sens épique, pas de la durée de vie). A mon humble avis, Flashback est l'un des premiers jeux (si ce n'est le premier) à utiliser une technologie issue du cinéma : la rotoscopie (le précurseur de la Motion Capture). Ainsi les mouvements de Conrad ont étés calqués sur des animations réelles, ce qui rend chaque geste extrêmement fluide et réaliste. Une véritable prouesse technique à l'époque, qui a forcé l'admiration des joueurs comme des développeurs concurrents. Pour ce qui est des décors, Flashback joue beaucoup sur la variété : la jungle, la ville, la Death Tower, la prison, la planète alien... Tous sont très différents, bien que les gameplans soient construits de la même façon. Les graphismes, même si quelques passages sont un peu vides, possèdent leur design et leur atmosphère propre, ainsi qu'une bonne définition et une bonne coloration. Malgré tout, le jeu reste très "16bits" dans l'âme et un petit rehaussement technique lui aurait fait le plus grand (même si c'est déjà très bien comme ça) d'autant que la Jaguar est une console qui est clairement capable de mieux. Reste que le jeu est parfaitement fluide et même un poil plus rapide que sur 16bits. Il faut dire que la console ne doit pas beaucoup souffrir avec titre-là... Point faible de la version Mega Drive, cette édition Jaguar profite de l'exacte bande-son de la console SEGA, les crachouillis en moins. Les quelques musiques qui ponctuent les temps forts du jeu sont toujours là, parfois légèrement remixées. Si elles sont rares, elles restent malgré tout sympas, le silence et les bruitages restant mis en avant. Il n'y a aucune voix dans le jeu mais les sous-titres sont traduits dans notre belle langue et les bruitages sont très corrects.



Cette version Note
64bits d'un des plus grands jeux 16bits, nous apporte un son d'une meilleure qualité (par rapport à la version Mega Drive, car elle reste en deçà de la version Super Nintendo), un nouvel écran-titre, un sound-test et surtout des cut-scènes en 3D plus rapides... un peu trop même. Après il faut être clair, rien n'a changé depuis 1992 lorsque le jeu est sorti sur Amiga. Et c'est un peu dommage car si on ne demandait pas des vidéos comme dans les versions Mega-CD ou 3DO, une petite refonte des graphismes ou quelques passages supplémentaires auraient bien remis le jeu en selle. Mais même sans ça, Flashback reste un grand titre, surtout sur une Jaguar en manque de hits. Scénario béton, jouabilité tout en finesse et précision, animation d'un réalisme éblouissant, jolis graphismes... Flashback tient sa place dans le Top 5 de la machine.



Les -

  • Musiques trop absentes durant l'aventure
  • Ca reste un jeu 16bits...
  • Un peu court
  • Les +

  • Jouabilité déroutante mais précise et finalement agréable
  • Les cut-scènes sont étonnament rapides
  • Animations super fluides !
  • De jolis graphismes
  • Traduit en français
  • Bon scénario


  • A savoir : cliquez pour ouvrir


    Test réalisé par iiYama

    mars 2009 (mise à jour : septembre 2013)