DOOM (JAG)

 








Note générale


Sortie du jeu : 1994
Développeur : id Software
Adaptation : id Software
Editeur : Atari
Genre : FPS

Support : cartouche de 32Mb (4Mo)
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en Link
Titre alternatif : DOOM : Devil unleashed
Score des ventes : 10 millions (PC)


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DOOM








C'est avec DOOM que
La scénarisation est toujours au niveau zéro... dommage
j'ai découvert le monde sulfureux des FPS et je dirais même mieux, c'est avec DOOM sur PlayStation que j'ai commencé à aimer le genre. En effet DOOM est sorti en 1993 et a littéralement bouleversé le monde vidéo-ludique. Dans la période qui s'est écoulé jusqu'à la sortie du jeu sur Jaguar, DOOM fut adapté sur pas mal de supports plus ou moins à-même de l'accueillir : Super Nintendo (épaulée par un SuperFX2), Mega Drive 32X, 3DO et Macintosh. Juste un an après sort notre édition 64bits et même s'il est prouvé que la Jaguar est moins puissante que la PlayStation, cette version est quasiment à l'identique du jeu original, car tout du cultissime DOOM a été retranscrit à merveille. Première génération de consoles vraiment basée sur la 3D, DOOM sur consoles 32/64bits n'a presque rien à envier à l'édition PC. Littéralement, DOOM veut dire "destin funeste" ou "damnation". Il est considéré comme la suite spirituelle de Wolfenstein 3D (les 2 jeux n'ont scénaristiquement parlant rien à voir), mais DOOM a largement amélioré le concept ainsi que le moteur graphique, tout en proposant un gameplay plus riche et une jouabilité moins restrictive. Ainsi DOOM alla plus loin dans les fondements du genre et de nos jours, plus que son prédécesseur, il est reconnu comme étant le pionnier des graphismes en 3 dimensions, du jeu immersif (vue à la première personne) et des modes multi-joueurs en réseau. Véritable succès, DOOM s'est vendu à plus de 10 millions d'unités rien que sur PC. Alors quoi de plus normal de le retrouver presque à l'identique sur nos consoles. Bien avant GTA, les graphismes de DOOM, ses rituels sataniques et sa violence, ont fait de lui un sujet de polémiques dépassant le milieu du jeu vidéo. Le scénario n'est décrit que dans le manuel et il est bien dommage de subir cette vieille recette (même si la tartine est sympathique à lire).


En fait,
Le pad Jaguar n'est pas très adapté au jeu (on a dû mal à strafer) mais s'y fait vite
je regrette tout particulièrement que les développeurs n'aient fait aucun effort sur ce plan-là, même si l'espace cartouche (4Mo contre 6Mo sur PC) ne permettait pas encore de folies. C'est vraiment dommage mais au moins on ne pourra pas venir râler qu'on n'a pas exactement le même jeu. Le joueur prend le rôle d’un Space Marine sans nom, qui a été déporté sur Mars après avoir assailli un officier supérieur qui avait ordonné à ses soldats de massacrer des civils sans défense. Il est alors forcé de travailler pour l’Union Aerospace Corporation (UAC), un complexe militaro-industriel interplanétaire traitant des déchets radioactifs. Depuis 4 ans, l’armée utilise le site pour mener des expériences secrètes sur les voyages interdimensionnels et la téléportation, entre Mars et ses 2 lunes (Phobos et Deimos). Cependant, les portes spatiales sont un jour devenues instables, ouvrant un large passage aux créatures de l’Enfer. Les militaires qui y sont envoyés sont frappés de folie et des monstres envahissent la base. Depuis quelques heures, Mars reçoit des hurlements de détresse provenant de Phobos et peu de temps après s’ensuit la disparition des radars de Deimos. Une nouvelle troupe est immédiatement envoyée sur Phobos pour secourir leurs camarades. L’équipe infiltre l’intérieur de la base pendant que notre Space Marine surveille les alentours. Tous mourront dans les heures suivantes comme le révèle leurs cris, les tirs et le silence soudain à travers la radio. Seul avec son courage, notre héros part alors à l’assaut du bâtiment... Un scénario bidon vous dites ? A vous de voir, il est sûr qu'aujourd'hui on peut trouver ça cheap mais à l'époque, ça suffisait. Encore une fois, mon véritable regret c'est de n'avoir aucune intro, aucune scénarisation. Avec DOOM on a une jouabilité à l'ancienne et sans "free look" (les sticks analogiques sortiront bien plus tard… mais pas sur Jaguar qui est morte entre temps). En somme on se déplace et on tourne avec la croix directionnelle, les boutons servant au strafe, aux tirs et à l'unique action possible (ouvrir des portes et/ou passages secrets).


Autant dire
DOOM c'est toute une histoire d'ambiance : des rites sataniques, des labyrinthes, des pentacles, des morts partout, des téléporteurs... du bonheur quoi :)
qu'on est loin des jouabilités actuelles, ce qui vous demandera un petit temps d'adaptation. Malgré tout on s'y fait vite et ainsi on retrouve exactement les sensations de la version originelle. A ce propos le jeu nous aide quand même un petit peu, avec une grosse assistance à la visée (il vise sur les hauteurs et les contre-bas automatiquement et rectifie même un tir horizontal mal négocié). Autre petit soucis, d'ordre visuel cette fois, très souvent les décors sont trop sombres ce qui rendra certains passages contraigneusement appréhensibles. Sur la question du gameplay nous sommes en présence du quasi-fondateur du genre alors il ne faudra pas trop en demander. Pas de saut (on reste désespérément scotché au sol), pas de marche accroupie, pour survivre il faut devenir le roi du "strafe", ce qui n'est pas facile étant donné la configuration du gros pad Jaguar, qui ne possède pas de gâchettes contrairement à la Super Nintendo ou à la PlayStation. En plus, notre Marines marche déjà hyper vite et c’est encore rien en comparaison du "mode course" où il avance comme une fusée ! Les ennemis sont en petit nombre, ce qui fait qu'on croisera toujours les mêmes têtes. Par dessus ça, DOOM a posé les fondations du genre avec par exemple les bidons explosifs, les pièges, les labyrinthes, les cartes d'accès, les ascenseurs ou encore les téléporteurs. Ca parait rien mais les FPS actuels usent encore de ces mêmes routines, même si bien sûr, les concepts ont beaucoup évolués. L'arsenal est reprit de Wolfenstein 3D (pistolet, pompe et surtout la grosse Gattling) et en ajoute quelques-unes de plus (fusil à plasma, lance-grenades) dont les fameuses BFG 9000 et la tronçonneuse.


Basé sur
Techniquement le jeu est très proche de la version PC. Une bien belle performance
l'id Tech 1 (le moteur graphique conçu par John Carmack et qui a servi à Wolfenstein 3D, DOOM et DOOM II) il faut bien comprendre que le rendu est salement pixellisé. Quoi de plus normal sur une console qui affiche une résolution maximale de 640x480 et que dés le départ, le jeu affichait déjà ses pâtés de pixels. Mais l'id Tech 1 se prête bien à l'exercice de transposition sur Jaguar, sans doute grâce à son GPU 64bits. Les graphismes sont quasi identiques au PC, le moteur 3D est hyper rapide et les sprites sont naturellement restés en 2D (et ils "nous regardent toujours" quel que soit l'angle). Mais cette version est l'une des plus fidèles que j'ai vu et hormis quelques saccades, le scrolling est parfaitement fluide. Seul petit bémol : on a une simulation de mouvement de tête qui n'est pas des plus agréable (dommage qu'on ait pas une option pour la désactiver). Et sur la question de l'ambiance, si DOOM a autant su faire parler de lui, c'est pour elle : des mecs pendus, d'autres qui sont empalés avec encore des spasmes de douleurs, des têtes de mort partout, des morceaux de chair pendants du plafond, des sacrifices, des représentations du Diable, des macchabées tous les 10 mètres, de la bidoche collée aux murs, des monstres qui nous assaillent de partout, des pentacles... c'est sûr id Software n'a pas lésiné sur le macabre pour nous offrir une atmosphère chargée. Au niveau du son, on retrouve les mêmes bruitages (sympathiques bien que pas très réalistes) et le même type de musiques un peu moyennes. ici aussi, j'aurai apprécié un peu de nouveautés mais c'est comme ça.



Pour Note
seuls regrets on mentionnera des sprites en 2D bien vilains, une jouabilité un peu lourde et des zones trop sombres pour y voir quoi que ce soit, un scénario qui n'est même pas développé ou encore un balancement de tête loin d'être crédible. Oui, ce ne sont là que des détails car l'adaptation est très fidèle à son homologue PC. Une action ultra nerveuse et difficile, des labyrinthes qui vont faire chauffer la boîte à cerveau et un rendu graphique très proche de l'original. Et c'est vrai que j'ai une tendresse particulière pour ce jeu car il est mon tout premier FPS sur console. Difficile donc de bouder son plaisir, DOOM sur Jaguar est sans réfléchir l'un des meilleurs FPS de la console, en plus d'être le plus culte d'entre tous.



Test réalisé par iiYama

décembre 2007