Alien vs Predator (JAG)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1994
Développeur : Atari Corporation
Editeur : Atari Corporation
Genre : FPS

Support : cartouche de 32Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : AvP



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Alien vs Predator








Pour mon premier
Jouer les 3 races c'est le pied ! Une formule excellente qui sévit encore aujourd'hui. Par contre le jeu est très difficile
test Jaguar, je me devais de passer au crible son plus grand jeu. Faisant immanquablement penser à d'autres titres de la licence, il nous vient de suite en tête le grand Alien Trilogy sur PlayStation ou encore AvP sur PC. Et pourtant, tous 2 sortiront bien plus tard (respectivement 2 et 3 ans après), Alien vs Predator sur Jaguar étant alors la version qui posa les bases de la licence sur le genre FPS. On en apprend tous les jours. ^_^ Ainsi, chaque nouveauté lui est due et de par sa richesse, sa réalisation et sa complexité, Alien vs Predator est sans doute l'une des plus grandes réussites du support (pour une fois qu'Atari nous sort un bon jeu...). Grosse nouveauté donc, on a le choix de prendre l'un des 3 protagonistes que compte le jeu : le Marines (bien armé et pouvant se régénérer grâce aux bornes de santé ou aux medikit), le Predator (puissant et résistant) ou l'Alien (très rapide). Cette version posa donc les bases du concept du triple scénarios imbriqués reprit avec brio dans Aliens vs Predator 2 sur PC, même si dans le présent jeu, ça se résume en quelques mots : le Marines doit détruire le complexe afin d'éradiquer la vermine qui infeste la base, le Predator veut se faire un trophée avec le crâne de la reine Alien et l'Alien justement, a pour but de protéger la reine. Le scénario est donc très léger, idem pour une mise en scène quasi inexistante. Une petite intro à base d'images fixes tente de mettre l'ambiance, on trouvera quelques journaux de bord dans les ordinateurs de la base en jouant le Marines et c'est tout ! Soit disant que la fin du jeu est sympa, personnellement je suis pas arrivé jusque-là, le jeu étant très long et abusivement difficile. En jouant l'Alien ou le Predator on arrive à s'en sortir mais le Marines (soit le scénario le plus intéressant) sera prit entre 2 feux et en prendra plein la gueule ! Il est d'ailleurs illogique de voir des Aliens et des Predators dans la même pièce, tous deux légués pour nous tuer. Mais ce qui usera le plus votre patience, c'est le gameplan, la construction des niveaux. Une fois les cartes d'accès acquises, on peut se promener où on veut dans la base (il y a aussi l'antre Alien et le vaisseau Predator), chaque palier étant gigantesque.


Pour fouiller
Bien avant la version PC, AvP faisait déjà son show sur console
chaque recoin il faut être méticuleux et avancer prudemment car le dédale est immense, tout se ressemble et donc on se retrouve vite perdu dans ce labyrinthe, d'autant qu'on a aucun repère. Une sacrée galère par moment... Hyper difficile, parfois lorsqu'on arrive dans une nouvelle pièce ou qu'on retourne sur nos pas, c'est pas moins de 10 Aliens qui nous assaillent en même temps et on se fera crever en moins de temps qu'il faut pour le dire. Tout est pareil dans ces longs couloirs aux milles pièces identiques mais il faudra tout fouiller afin de trouver les armes salvatrices à notre salut ainsi que les 9 cartes d'accès (celle pour la déstruction du complexe étant bien sûr de niveau 10 et qu'on obtiendra qu'à la fin). Mais là où ça se corse méchamment, c'est que dans l'antre Alien, le vaisseau Predator ou les conduits de ventilation (ce dernier passage étant trop long à mon goût), on n'aura plus les portes qui restent ouvertes sur notre passage comme dans la base et du coup, c'est une vraie galère pour se repérer. Pour nous aider dans cette lourde tâche, on a tout de même une carte dynamique qui s'affiche en pressant 8 (je crois) et qui à la manière de DOOM, nous permet de nous déplacer en même temps. Sur la question de la dotation, l'Alien possède ses coups persos (coup de langue, coup de queue et coup de griffe), le Predator possède ses propres armes (laser, griffes, disque et lance) et le Marines a pour lui les armes conventionnelles propres au film Alien 2 (fusil à pompe, fusil d'assaut, lance-flammes et smart-gun). Pour les bestioles c'est classique (avec l'Alien on est obligé de faire du corps à corps) mais je regrette qu'on doive au début du jeu, et avec le Marines, se taper un fusil à pompe si peu puissant. 3 coups pour tuer un simple Alien, 2 pour faire exploser un petit bidon d'essence... c'est trop ! Avec le surnombre d'ennemis auquel il faut parfois faire face, ça devient vite ingérable. Heureusement que les autres armes assurent un peu plus. Se jouant comme un Doom-like classique (un bouton de tir, un pour ouvrir les portes et un dernier pour le strafe), on ne gère pas l'angle de caméra, notre personnage ayant toujours la tête droite. Le HUD (l'interface) possède sa petite originalité puisqu'on peut régler sa densité lumineuse, jusqu'à même le faire disparaître. Une bonne idée d'autant que le HUD est plutôt envahissant.


Autre idée
Reprenant la technique d'affichage de DOOM (décors 3D, sprites 2D), le jeu est beau
géniale, cette fois reprise du monde PC, le jeu propose 3 quicksaves. N'importe où dans le niveau, on peut sauvegarder sa position. Efficace et simple d'accès, c'est sans doute cette petite option qui vous permettra de persévérer malgré la difficulté. Reprenant tout l'univers des 2 licences (surtout Alien 2), on visitera tout ce qui en fait le charme : la cantine, l'armurerie, le centre médical, le dépôt et on croisera tout le bestiaire connu (reine Alien comme boss final, face-huggers, oeufs), les 2 races restantes s'acharnant à affronter celle dont vous avez les commandes. Les cadavres jonchent le sol (ils ont en général quelque chose sur eux qu'il faut récupérer) et comme dans le film, si on explose un Alien, il se répand dans une flaque d'acide qu'il est judicieux de contourner sous peine d'en souffrir. Techniquement enfin, nous sommes en présence d'un jeu propre bien que classique dans l'âme. Fortement pixellisé dés qu'on approche, le moteur gère de la 3D mappée pour les décors, et de classiques sprites 2D pour le reste. Ainsi, tous les ennemis sont animés à l'arrache dans une totale absence de fluidité. Heureusement, les textures des décors ainsi qu'un scrolling assez fluide, nous feront oublier ça. J'ai d'ailleurs trouvé rigolo que le jeu charge ses données (rappellez-vous que les cartouches Jaguar sont compressées) puisqu'on aura quelques pauses loadings habillement maquillées (montée d'un ascenseur, pressurisation d'une pièce). La jouabilité est plutôt souple, surtout pour un jeu de ce type, avec pour seul défaut un strafe (pas de côté) qui s'active en maintenant C et en pressant une direction (c'est peu pratique). Le son par contre est de mauvaise facture. Les armes retentissent peu (notamment le pompe qui n'a aucune valeur acoustique) et les bruitages ne sont pas repris des films Aliens. Pourquoi ? Pire, il n'y a aucune musique pour nous accompagner (juste une lors de l'intro). Vous me direz, Atari n'a pas eu l'espace que propose un CD-Rom, un espace volumineux qui a permis à Alien Trilogy (PSX) d'avoir une bande-son fabuleuse. Mais entre nous, si concis soit-il, le port cartouche n'a jamais empêché d'avoir de superbes musiques, y'a qu'à voir les jeux 16bits. A la place, on aura un fond sonore retranscrivant le bruit sourd d'un vaisseau spatial, un son étouffé qui finira par taper sur le système. Vraiment dommage.



Alien vs Predator Note
est le premier jet d'une licence qui va s'enrichir avec le temps, et qui posa déjà à l'époque, les bases des FPS estampillés AvP comme le triple scénarios/personnages. Si on ne peut rien dire sur un rendu graphique tout à fait dans son temps avec ses sprites en 2D tout pourris et sa jolie 3D, je serai par contre moins indulgent sur un gameplan trop complexe et une bande-son simplement bâclée où les développeurs n'ont même pas pris la peine de composer des musiques. Dans ces levels labyrinthiques et usants, on affronte trop d'Aliens d'un coup et plus rien pendant de longues minutes. Le gameplay est assez basique (il incorpore tout de même les visions alternatives des Alien et Predator) avec notamment un personnage trop lent à se retourner. Tout ceci fait d'Alien vs Predator le FPS le plus long et le plus difficile auquel j'ai joué. Malgré tout, rares sont les bons jeux sur Jaguar (je sais de quoi je parle) et il serait dommage de ne pas profiter d'un des meilleurs Doom-like de la console, d'autant que cet épisode-là est exclusif à la 64bits d'Atari.



Test réalisé par iiYama

juillet 2008