Zelda III (GBA)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2003
Développeur : Nintendo
Adaptation : Capcom
Editeur : Nintendo
Genre : aventure

Support : cartouche de 56Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 4 joueurs en Link
Titre alternatif : Zelda III - Zelda no Densetsu : Kamigami no Triforce & 4tsu no Tsurugi (JAP)
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 2.58 Millions


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The Legend of Zelda

A Link to the Past


Zelda III est
Le gameplay faramineux de Zelda III n'a jamais vieilli. Un vrai plaisir
considéré pour beaucoup (dont moi) comme le meilleur épisode qui soit sorti à ce jour. Lui vouant un culte sans demi-mesure, Nintendo pourra redoubler d'autant de génie qu'ils veulent, rien n'entamera l'amour de certains pour ce jeu. Arrivé providentiellement sur Super Nintendo au premier Noël de la console, il s'est vendu des millions d'exemplaires de ce qui est considéré encore de nos jours, comme la plus belle aventure de Link. Continuant son bonhomme de chemin, la GBA vit apparaitre dans son catalogue bon nombre de jeux déjà sortis sur la 16bits de la marque, afin de donner une deuxième vie à des jeux bien souvent géniaux. On peut citer Mario World, Mario Bros 3, R-TYPE III, Super EDF, Final Fight ou encore Super Ghouls & Ghosts. Dans la droite lignée des adaptations qui font vendre des cartouches et des consoles, celle de Zelda III fit date. Il est d'ailleurs étrange de retrouver le géant Capcom dans le staff des développeurs. En fait, c'est parce que la cartouche contient aussi le mode Four Swords, un mode multi-joueurs (de 2 à 4) qui rallonge la durée de vie. Etant donné que je n'ai qu'un jeu et qu'une GBA, je n'ai pu le tester. Mais ce n'est pas très grave en soi puisque Zelda III est à mes yeux l'un des meilleurs jeux de la Super Nintendo et une fois de plus, il fait battre mon cœur de gamer nostalgique. Y'a pas à dire, c'était mieux avant... Zelda III est un jeu long d'une vingtaine d'heures minimum. Long, parfois difficile mais pas infaisable, A Link to the Past propose une trame savoureuse, étayée par quelques scènes entièrement traduite en français. Il y a 2 mondes à parcourir, celui de la lumière et celui des ténèbres, et il faudra parfois jongler entre les 2 pour atteindre les niveaux les plus avancés. Si 12 ans plus tard le scénario peut paraitre désuet, il n'empêche qu'il reste toujours aussi prenant (bien qu'un peu enfantin). Vous aurez des quêtes annexes à accomplir afin de trouver des objets qui vous aideront sur votre parcours (comme les fioles pour emporter des potions salvatrices, la cape pour devenir invisible, les pouvoirs spéciaux) mais vous passerez le plus clair de votre temps enfermé dans les donjons à explorer les lieux, donjons qui finissent tous par un boss. Riche et très prenant, Zelda III est un savant mélange entre un jeu d'action et un jeu d'aventure.


Et il faut
Les graphismes sont super beaux
voir avec quel génie Nintendo (sous les ordres de Maître Miyamoto) a agencé les niveaux. Tout est fait pour que vous soyez guidé mais pas trop, afin de ressentir une certaine liberté sans être lâché au milieu d'une carte immense. Les parcelles des mondes se dévoilent peu à peu (au fur et à mesure que vous récoltez les objets adéquat). Ainsi on ne pourra pas visiter les lieux aquatiques tels que les rivières ou les lacs, sans avoir les palmes de Zora, on ne pourra traverser certaines zones qu'en possédant le gantelet de force (qui vous permet de soulever des rochers), on ne pourra pas traverser certains piquets sans le marteau, ou encore vous ne pourrez vous rendre dans le monde des ténèbres qu'en ayant le miroir magique (qui permet de passer des ténèbres à la lumière). Le gameplay de ce jeu est si riche, qu'à vrai dire, on pourrait en parler bien longtemps. Bien sûr il a fallu adapter ce hit à la GBA qui du coup, est moins ergonomique que le pad SNES. Avec -L- on bascule sur la carte, avec -Select- on entre dans l'inventaire, avec -R- on use des fonctions spéciales (courir, porter/tirer un objet), avec -B- on donne des coups d'épée et enfin avec -A- on use des objets sélectionnés (boomerang, grappin, bombes, miroir, cape, etc...). Tout ça pour dire que si la jouabilité reste excellente, la prise en mains est légèrement moins aisée qu'à l'époque. Link (le héros) est, au début, un vrai petit chétif. Pas bien fort, pas bien équipé, au fur et à mesure qu'on avance dans le jeu, on trouvera diverses armes (arc, boomerang, bâton de feu et de glace) et autres objets qui vous aideront sur votre route comme les bottes de Pégase qui vous permettront de courir. Aussi, plus on avance et plus Link possède d'énergie, à laquelle il sera judicieux d'adjoindre un côte de maille afin de réduire les dégâts infligés par vos ennemis. Certes assez dirigiste dans sa trame principale, il sera assez rare de pouvoir faire un niveau dans le désordre, chacun ayant un objet vous permettant d'avancer. En tant que bon jeu d'aventure qui se respecte, les donjons regorgent de milles pièges et puzzles. Dans ces lieux mal fréquentés, il faudra des petites clés pour ouvrir les portes classiques, des grosses clés pour ouvrir les coffres (qui renferme toujours un objets précieux comme les gantelets de force, le marteau ou le grappin), la boussole qui vous donnera la position du boss sur la carte (qui elle aussi, est à dénicher).


Hors donjons,
Le son est de grande qualité
ce sera l'occasion de causer avec tout les gens -amis- que vous croiserez (n'essayez pas sur les gardes, ils sont pas très bavards), de trouver divers objets qui vous aideront sur votre route (comme les fioles) ou encore de réaliser des quêtes annexes (comme trouver le fils d'un père aux abois). Loin d'être anodines, ces quêtes ont toutes un but : faire évoluer son personnage. Par exemple, lorsqu'on retrouve le 2e forgeron, en remerciement il s'occupera (avec son compagnon de travail) de votre épée qui passera du niveau 2 au 3. Il vous sera aussi possible de trouver des fragments de cœur afin d'augmenter votre barre de vie ou encore de dénicher des sorciers qui réduiront votre consommation de magie. Enfin, il a 3 pouvoirs dans le jeu (feu, éther et tremblement de terre), qui feront le ménage sur le menu fretin (et qui consomme de la magie). Difficile de tout résumer en ces lignes, je suis sûr que j'en oublis mais le mieux est encore de jouer au jeu pour tout découvrir soi-même. Techniquement et en toute logique, cette version GBA est à l'identique du jeu Super Nintendo. Il faut dire que si la claque visuelle d'antan n'opère plus, 12 ans après les graphismes conservent encore tout leur charme. Avec une vue de dessus légèrement inclinée, les décors allient variétés et génie artistique. Difficile, même aujourd'hui, de ne pas tomber sous ce charme à la fois mignon et heroïc-fantasy. Le moteur graphique, en tout point impeccable, se pare en plus de quelques effets mode7 discrets mais très bien placés. Zelda III sur 16bits de salon ou 32bits portable, est vraiment magnifique offrant un univers cohérent et magique. De plus, rares sont les jeux GBA à avoir une bande-son de qualité. Je repense encore à mon Sonic Genesis qui écorchait les jolies musiques de la version Mega Drive ou encore celles de Mario World qui n'étaient pas au top de la performance. Avec Zelda III, on peut cette fois féliciter le couple Nintendo/Capcom puisque le son est exactement le même. Ainsi on retrouve tout ce qui fait le charme du titre avec de très belles musiques et d'excellents bruitages. De plus, cette conversion de A Link to the Past est agrémenté de quelques voix digit pour Link qui, si elles surprennent sur le coup, s'intègrent parfaitement au jeu. C'est même à se demander comment c'était avant...



Et bien voilà, Note
encore une conversion facile pour Nintendo qui ne fait que transposer un jeu culte de sa 16bits vers une machine plus contemporaine. Facile certes, mais l'adaptation s'est effectuée avec panache et brio. On retrouve donc Zelda III dans son intégralité et que ce soit du point de vue du gameplay, du scénario, des graphismes ou du son, ce jeu est énorme ! Beau, prenant, long et joliment accompagné de musiques pour une fois bien adaptées, Zelda III reste à juste titre un jeu culte sous bien des égards. Pour moi, il est le meilleur opus d'une longue série. Puisse son chemin mener le héros à la Triforce...



Test réalisé par iiYama

septembre 2007