Super Mario Advance 3 (GBA)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2002
Développeur : Nintendo
Adaptation : Nintendo
Editeur : Nintendo
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 64Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 4 joueurs
Abréviation : MW2
Titre alternatif : Super Mario World 2
Prix au lancement : 45€
Score des ventes : 2.91 Millions


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Super Mario World 2

Yoshi's island

Super Mario Advance 3


On continue
Petit scénario rigolo, l'intro met de suite dans le bain
sur notre lancée des Mario Advance avec cette fois le 3e opus : Yoshi's island. Episode suprême sorti sur Super Nintendo en 1995, il intégrait dans sa cartouche le fameux SuperFX II. Ce co-processeur secondait la console dans ces tâches à "grands spectacles". Car Yoshi's island use et abuse d'effets mode7 sans pareil et de sprites énormes. Sans cette aide précieuse, la 16bits de Nintendo aurait saturée bien vite. Sur la question de l'adaptation, puisque la GBA est une 32bits, autrement plus puissante que sa grande sœur, les effets "without chip" passent impeccables. On retrouve donc le jeu en l'état (un jeu génial donc) agrémenté, comme d'habitude, du Mario Bros Arcade en bonus. Yoshi's island nous dévoile une petite intro toute mignonne. Entièrement traduite en Français, l'histoire est simple mais je rappelle qu'on est dans une jeu de plate-formes : une cigogne vole vers une maison, l'air paisible. Dans son baluchon, 2 jumeaux encore en l'état de larve (Mario et Luigi). Ces 2 adorables braillards doivent être menés à leurs parents. Mais au passage, le magicien à la solde de Bowser (Kamek le chef des Magikoopas, déjà vu dans Super Mario World) passe comme une bombe sur la trajectoire de la pauvre cigogne qui fait tomber les bambins. Luigi est récupéré par les sbires du sorcier et Mario atterri sur le dos d'un Yoshi. Sentant qu'une grande mission les attendent, les Yoshis (rose, bleu, vert, jaune et autres) se rassemblent et décident de venir en aide aux jumeaux... Tout au long du jeu, la trame n'évoluera pas mais les quelques passages où on rencontre le sorcier sont sympas et les niveaux ont tous des noms à coucher dehors. Le gameplay de ce jeu est assez énorme et difficile de faire concis tant il y a à dire. La première chose à savoir, c'est que si Yoshi vous sortait par les trous de nez dans Super Mario world, faut oublier ce jeu !! La raison est simple, on contrôle Yoshi et non Mario, avec tout ce que cela implique. Tout d'abord, dés que vous vous faites toucher, le bébé est éjecté du dos du petit dinosaure et un compteur se met à régresser. S'il arrive à zéro, vous perdez une vie parce que ça veut dire que les méchants ont kidnappé le gosse. Heureusement, ce compteur se re-remplit de diverses façons : passage à la barre de moitié de niveau, récupération des petites étoiles, etc...


Ce qui va
Le gameplay n'a plus grand chose à voir avec Mario World
vous travailler (un peu) pour un Mario, c'est qu'il n'y a plus de boules de feu, de cape ou autres costumes. De même, un Yoshi qui gobe une carapace bleu n'aura pas la possibilité de voler pour autant. D'ailleurs, Yoshi court automatiquement donc plus besoin d'appuyer sur B (Y sur Super Nintendo) pour le faire. Autant dire que ce jeu n'a de Super Mario World que le nom !! En contre-partie, pas mal de nouveautés font leur apparition. Par exemple, on peut citer les pastèques. Il y a les vertes qui, une fois avalées, vous offriront leurs pépins comme munitions, la bouche de Yoshi devenant une vraie mitraillette ou les rouges grâce auxquelles Yoshi pourra cracher des flammes. Autre nouveauté : les transformations. Via des items bien spéciaux, Yoshi pourra se transformer en train (il doit suivre des rails), en voiture/foreuse, en hélicoptère ou encore en sous-marin (avec lance-torpilles). Si on est loin de "l'esprit Mario", ces petits passages sont vraiment excellents. Dans le même style, nous avons aussi le "super bébé Mario". En prenant une étoile, bébé Mario devient invincible et c'est lui qui prend les raines du jeu, un court instant. Super bébé-Mario peut planer avec sa cape, monter sur les murs et zigouiller les ennemis à pèle. Moins original mais tout aussi fun. L'aventure se compose de 6 mondes avec chacun 8 niveaux pour un total mathématique de 48 levels. Bien plus longs que dans Mario World, la variété des scènes offre une belle durée de vie. Jamais on se dit qu'on a déjà fait ce niveau. D'ailleurs, faire les levels à 100% implique que vous trouverez les 5 pièces rouges (comme les pièces Yoshi de Mario 4), les fleurs et toutes les pièces jaunes. Car pour une fois dans un Mario, ce n'est plus la course à la pièce, les vies se gagnant de bien d'autres manières. Et les fleurs sont autant de chances d'avoir accès au bonus-challenge de fin de level. Il y en a plusieurs modèles de stage-bonus mais ont tous un même but : vous faire gagner des vies et des items. Les items sont un peu les costumes nouvelle génération de ce Super Mario World 2. En effet, il vous sera possible de garder des pastèques sur vous, des étoiles (pour augmenter votre compteur "rattrape-bébé") ou encore des POW.


Enfin,
Graphiquement, Yoshi's Island est enchanteur
Yoshi pond des œufs ! Lorsqu'il avale un objet ou un ennemi, vous avez 2 choix : soit vous le recrachez sur un autre ennemi (un peu comme le ferait Kirby), soit vous pouvez en faire un œuf. Vous pouvez accumuler jusqu'à 6 œufs, qu'il sera ensuite possible de lancer afin d'abattre les vilains sur votre route, ou d'atteindre des items hors de portée. Ingénieux et particulièrement bien mis en œuvre, le concept est génial ! Au fait, ai-je besoin de le dire ? Comment ça de dire quoi ? Et bien que la jouabilité est parfaite... Non ? Bon alors j'en parle pas. Côté technique, c'est tout bonnement magnifique, j'ai rarement vu un jeu de plate-formes aussi beau !! C'est une explosion de couleurs qui s'offrent aux joueurs au milieu d'un game-plan inventif et d'un design, certes loin des Mario traditionnels, mais ô combien superbe. Usant d'un effet crayonné plus d'un cel-shading novateur pour l'époque, le rendu graphique est somptueux. Il y a même des sprites en 3D ! Mais ce n'est pas tout. Comme je le disais en intro, s'il n'y a plus de SuperFX II intégré à la cartouche (comme sur Super Nintendo), les effets sont restés fidèles au poste. Résultat, des effets mode7 de partout (rotation, distorsion, mosaïque, transparence) et des sprites vraiment énormes. Les boss par exemple, prennent tout l'écran et use des plus beaux atours du mode7 (notamment morphing et déformations en temps réel). La réalisation est tout bonnement impeccable puisque les bugs sont rares. Un vrai délice pour les yeux. Presque aussi mémorables que celles de Super Mario World, les musiques de ce jeu ont étés très bien pensées et restent en tête pendant des jours et des jours. Les mélodies sont mignonnes tout plein, confortant l'ambiance bon-enfant de cette aventure. D'ailleurs, on retrouve parfois des airs de Super Mario 64. Idem pour les bruitages, rigolos au possible. Et on peut en dire autant des voix. Notre petit Yoshi s'exclame dans son jargon, pousse de petits cris de bisounours qui feront fondre les cœurs des plus gros costauds. Reste la voix du mioche, qui se met à littéralement hurler lorsque vous vous faites toucher. Stridente et vraiment pénible, ce sera là, le seul défaut de ce chapitre.



Et bien Note
nous y voilà, que rajouter de plus ? Ce jeu est long, hyper jouable, graphiquement hors norme, le son est plaisant, l'aventure est riche et le gameplay est des plus complet. Yoshi's island fut un très grand succès sur Super Nintendo et méritait bien sa place sur GBA. D'ailleurs la conversion est de première qualité, faisant de ce titre l'un des meilleurs de la console. Même si je lui préfère Super Mario World pour son fun accessible, cette suite est pur moment de tendresse "plate-formesque".



Test réalisé par iiYama

février 2007