Aladdin (GBA)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2004
Développeur : Capcom
Adaptation : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 32Mb (4Mo)
Version testée : Française
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 45€


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Aladdin








En 1993, alors qu'Aladdin
Une fois de plus le scénario est mal fagoté et se permet quelques entorses. Quant à l'humour, il est aux abonnés absents
a connu un franc succès sur Mega Drive, la Super Nintendo a acceuilli une version originale et bien à elle, développée par Capcom et non par Disney Interactive ou Virgin. Un peu plus de 10 ans après, étant donné que la petite GBA est la reine des portages faciles (Phalanx, Super Mario World, Yoshi's Island, Donkey Kong Country, etc...), c'est presque naturel de retrouver ce jeu de plate-formes pure souche. On peut regretter de ne pas retrouver la version Mega Drive sur la portable (d'autant que SEGA et Nintendo sont copains comme cochons maintenant), mais celle sur Super Nintendo était déjà très sympa. Je ne vous ferez pas l'affront de vous remettre le scénario du film en tête (Aladdin le vaurien, accompagné de son singe Abu, héros malgré lui et amoureux de la Princesse Jasmine, mais le méchant vizir Jafar se sert de lui pour récupérer la lampe du génie, etc… c'est bon, vous remettez ?). En premier lieu, si on a un réel développement scénaristique (ce qui était rare à l'époque de la Super Nintendo), Capcom s'est quand même pris des libertés. Déjà le scénario est vite expédié (via du texte, en français bel effort, et des images fixes). S'il est vrai que l'intro reprend bien le pitch de départ, après les développeurs survolent les grandes lignes du film, par exemple en évoquant tout juste le passage d'Aladdin dans la prison (le scarabée d'or est lui, totalement occulté). Pire, on ira faire un tour dans une pyramide Egyptienne, alors qu'on a jamais vu ça dans le long métrage. Il aurait été préférable que Capcom se cantonne à des niveaux issus du film, ça aurait été plus logique. Si le développement scénaristique est aussi nul que sur Mega Drive (ou presque), on pourra regretter que les Japonais n'aient pas l'humour des Anglais de Virgin. Si on a quelques grimaces qui prêtent à sourire (notamment Abu qui fait l'andouille), on peut le dire, l'humour est plus ou moins absent. Le jeu n'est pas aussi loufoque, aussi barge et débridé que sur Mega Drive. Dommage, l'ambiance en prend un coup. Après, comme chacun sait, le genre majeur dans les années 90, c'était la plate-forme. Et notre Aladdin, propose un gameplay typiquement dans le style avec un personnage qui saute sur la tête de ses ennemis pour les tuer (j'ai d'ailleurs été dépité de voir que les ennemis "revenaient" si on s'éloignait à peine, comme dans un vieux jeu NES).


Evidemment ça manque
La réalisation est bonne, c'est coloré et bien animé... en clair le portage fut de qualité
cruellement d'originalité (Mario le fait depuis des lustres...) mais c'est aussi plus respectueux de l'univers original. En effet, dans le film, Aladdin n'a pas de cimeterre. Capcom a donc cherché à conserver au maximum l'atmosphère de l'oeuvre de Disney. Dans cette version, Aladdin réalise tout un tas de mouvements : ballade en tapis volant, sauter sur un piquet, se raccrocher à une corniche, se balancer à un point fixe... Notre personnage possède également des pommes pour étourdir les gardes (d'ailleurs les ennemis sont vraiment en petit nombre) et ainsi mieux leur sauter dessus. On récupère aussi quelques items, souvent contenus dans des jarres : des pommes, de la nourriture qui remonte la santé (pain, poulet), de rares réceptacles de coeur (augmente la jauge de santé) et des émeraudes. 100 émeraudes classiques nous offrent un receptacle de coeur en plus et ramasser toutes les émeraudes rouges du level, est un petit défi supplémentaire. A ce propos, si vous glanez au moins 70 émeraudes rouges, vous aurez droit à une fin spéciale. Il y a aussi un bonus (une sorte de roue de la fortune), où on peut par exemple récupérer des vies. Comme sur Mega Drive, au milieu d'un jeu purement plate-formes, on a un level plus original : celui où on s'échappe de la caverne en tapis volant. Et comme sur Mega Drive, ce level est chiant ! Pas très maniable, au moindre contact avec le décor, c'est la perte d'une vie. Si Aladdin est un jeu sympa, ici sonne l'heure des écueils. En soi, le jeu n'est pas super difficile mais certains passages demandent qu'on s'y reprenne à plusieurs fois. La faute à une jouabilité pas toujours réactive et à des passages un peu vaches où pour avancer, on est obligé de prendre des risques. De plus, s'il n'a pas pris d'élan, Aladdin fera un saut tout moisi et ce sera généralement la chute. Par contre, c'est une petit mise à jour par rapport à la version Super Nintendo, si autrefois il fallait être très précis en sautant sur les ennemis, désormais le jeu semble moins tatillon. Un saut un peu moins bien calculé fait quand même recette. C'est une bonne chose. Malgré tout Aladdin n'est pas un jeu facile, ce qui ne l'aide pas à être agréable. Résultat c'est chiant car on s'énerve à tout recommencer plusieurs fois et c'est d'autant plus vrai lors du level Egyptien, qui est particulièrement pénible. Et le problème d'Aladdin est un peu là. S'adressant avant tout aux enfants, je le trouve bien trop hard pour le public visé (encore que je le trouve moins dur que sur console de salon). A côté de ça, on retrouve tout le charme et le design emprunté aux 1001 nuits de la licence : le tapis volant, les gardes du Sultan, la ville d'Agrabah et son luxueux palais, Jafar en grand méchant loup... rien ne manque ou presque.


Avec ça on a bien
Une fois de plus, dans les adaptations SNES/GBA, c'est le son qui morfle
entendu toute la panoplie de d'environnements qui vont avec : le marché, la cave aux trésors, le palais... même si encore une fois il manque quelques décors comme la prison ou le désert. Ensuite, si la version Mega Drive nous a époustouflé avec une animation absolument fantastique, Capcom n'allait pas se laisser aller si facilement. Conscient que son jeu serait ouvertement comparé, le développeur nippon a fait de son mieux pour nous offrir une animation fluide. Fluide certes, mais encore 2 crans en dessous de la version parue sur la console de SEGA. Mais le niveau est tout de même élevé et c'est plus fluide que dans la plupart des jeux de plate-formes. Disons qu'on gagne en couleurs et en finesse d'image, ce qu'on perd en loufoquerie et en fluidité. Reste que d'un avis purement subjectif et personnel, je trouve cette version bien moins belle et attirante. Mais ça reste perso, je sais que beaucoup de joueurs disent l'inverse et c'est vrai que les décors sont pour la plupart très beaux et colorés. A ce propos, le design oriental a été quelque peu minimisé mais on ne subira aucun bug et le jeu affiche quelques effets graphiques discrets mais bien usités (comme des parallaxes ou des transparences). Enfin le son est d'une qualité correcte. Capcom n'a pas repris les thèmes du film (à part "Ce rêve bleu" comme thème final), ce qui fait qu'on s'éloigne encore un peu de l'esprit du film. Malgré tout, les compositions sont honorables et collent assez bien au titre. Les bruitages aussi sont dans le ton mais étrangement, les voix digits sont très rares. En fait on entendra surtout la même voix qu'Aladdin fait lorsqu'il touché (un sample un peu crispant en plus) et puis rien d'autre ! Une fois de plus la comparaison avec la version Mega Drive, qui excelle sur ce plan-là, joue en défaveur de cette édition. Pour ce qui est de ce portage, à part la petite mise à jour de la jouabilité et le remplacement des passwords pour une save, il n'y a aucun changement. C'est le même jeu, les mêmes niveaux, les mêmes sons (quoique la qualité est un peu tombée, le DSP de la GBA étant vraiment pourri), en clair ne vous attendez pas à autre chose qu'au Aladdin sorti en 1993. Et comme nous sommes en 2004, il est évident que les attentes après un jeu pareil, ont bien changé. Pourtant il reste un jeu toujours aussi sympa, dont la conversion est de grande qualité. A croire qu'ils ont fait rentrer une Super NES dans la GameBoy Advance (par contre je me m'explique pas comment de la SNES à la GBA, la cartouche a-t'elle pu passer de 12 à 32Mb...).



Même s'il Note
ne vaut pas le Aladdin de la Mega Drive (il faut dire qu'il a mis la barre tellement haut, qu'il était forcément difficile d'atteindre un tel niveau d'excellence), ce portage de notre bien-aimée Super Nintendo tient parfaitement la route. On regrettera que le contenu n'ait pas changé d'un iota (d'ailleurs la durée de vie est toujours aussi maigre), après tout quelques niveaux supplémentaires n'aurait pas fait de mal, mais on ne trouvera rien à redire sur la programmation : c'est exactement le même jeu, au pixel près. Il n'égale pas non plus les Sonic Advance ou les Super Mario Advance (les temps changent, c'est normal) mais c'est un jeu qui vieillit assez bien, malgré son gampelay ultra classique. Comme sur Super Nintendo, ce n'est pas le jeu du siécle (ni même celui du siécle dernier) mais on peut passer un bon moment en sa compagnie, et en nomade.



Test réalisé par iiYama

février 2011