Tomb Raider (GBC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 2000
Développeur : Core Design
Editeur : Eidos Interactive
Genre : aventure / plate-formes / exploration

Support : cartouche de 32Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : TR



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Tomb Raider








En 1996, la
Le scénario se dévoile peu et seulement via des images fixes
PlayStation a vu naître une icône à part entière du jeu vidéo, j'ai nommé Lara Croft. Par-dessus sa plastique, autrefois aguicheuse (aujourd'hui les seins en forme de triangle ne font plus fantasmer personne :), Tomb Raider c'était surtout un zeste d'action pour une montagne de plate-formes et d'exploration. Une formule qui aura marqué son temps car plus de 10 ans après, Tomb Raider reste encore une référence et Lara Croft est aussi célèbre que peut l'être n'importe quel people (c'est d'ailleurs la première héroïne de jeu à avoir franchi la limite entre réel et virtuel). Mais ce n'est que 4 ans plus tard, qu'Eidos se décide à nous sortir une version nomade des aventures de Lara, alors que la saga en 3D en est déjà à son 5e épisode. Cette fois tout en 2D et en vue de profil, Tomb Raider lorgne directement sur des œuvres majeures de l'ère 16bits : Flashback et Another World. Le scénario, bien que singulier à cette version, est un peu déjà-vu mais la mise en scène profite de la bonne coloration de la console. En effet nous avons du texte (en français), en alternance avec des artworks (fixes) crées en images de synthèses. Il est juste dommage que le scénario ne soit pas plus étoffé car le jeu n'assure que le minimum syndical sur ce plan. Lara devra donc parcourir des temples anciens afin de retrouver divers artéfacts, pour le compte de Von Croy, son vieil ami. Et c'est vrai qu'on retrouve bien l'ambiance du premier opus 3D : des cristaux pour sauvegarder (on a qu'une seule save, c'est peu), des interrupteurs à actionner, des animaux sauvages à abattre et beaucoup de phases de plate-formes et d'exploration, comme le veut la tradition de la série. On retrouve même des passages sous-marins, des échelles et toute la panoplie de mouvements : roulade, saut, grand saut, rattrapage au bord d'une corniche, etc. Le gameplay apporte d'ailleurs quelques nouveautés comme la dynamite (qui permet de briser un mur de pierres fragilisé) et il faudra bien entendu mettre la main sur divers objets ou clés, afin de progresser. Et si on retrouve bien l'ambiance des Tomb Raider, aussi étonnant que ça puisse paraître, la comparaison avec les 2 grands hits précités n'est pas anodine.


En effet on
L'animation est d'une fluidité étonnante. Les grahismes sont globalement bien travaillés
meurt vraiment souvent dans ce jeu et comme on ne peut pas sauvegarder quand on veut (seulement avec les cristaux qui sont disposés à des points stratégiques), et bien on pense très vite à Another World. Il n'est évidemment, pas aussi difficile que ce dernier mais l'apprentissage par l'échec peut lasser à la longue. Pour ce qui est de la comparaison avec Flashback, Tomb Raider en reprend les fondements. Les niveaux sont "quadrillés" et Lara peut effectuer tout un tas de mouvements, selon la combinaison des touches. On regrette par contre que la jouabilité soit un peu raide, puisqu'on n'obtient pas la souplesse des commandes de Conrad : ça manque d'automatismes ! Malgré tout, le panel de mouvements est assez imposant. Evidemment notre sexy Lara peut aussi sortir l'artillerie (en pressant Select). Comme dans le jeu original, elle vise automatiquement les ennemis, on peut tirer sur les échelles et on trouvera divers types de balles, ce qui remplace habilement les nouvelles armes. A ce propos l'inventaire est vaste et on y trouve les items habituels comme les clés, les munitions ou les trousses de soin (qui sont abondantes dans le jeu). Si les 2 premiers niveaux sont une blague question difficulté, très vite les choses se corsent. Les temples deviennent extrêmement vastes et on aura vite fait de se perdre et de ne plus savoir quoi faire. Côté réalisation, y'a pas à dire, la petite 8bits fait très fort. Ici aussi, Tomb Raider emprunte beaucoup à Flashback avec une héroïne étonnamment bien animée, même si elle est raide comme un piquet. Il faut aussi signaler que le jeu est un peu lent, surtout lorsqu'on monte à une échelle. Mais c'est surtout la fluidité des animations qui surprend, le jeu nous affichant divers détails assez bluffants (comme une dalle qui s'effrite lorsqu'on marche dessus ou la poussière qui tombe lorsqu'on est agrippé au plafond). Les graphismes sont plutôt détaillés, le jeu est sombre mais les couleurs sont bien choisies. Enfin le son est minimaliste. Si le flingue donne bien, le reste des bruitages est un peu pourri et on a un total manque de musiques. Comme ça on reste très proche du Tomb Raider original mais faut reconnaître ça fait vide...



Tomb Raider Note
sur Game Boy Color est un bon jeu. Complètement repris de Flashback (type de gameplan, maniabilité -la souplesse en moins-, fluidité de l'animation) et d'Another World (apprentissage par l'échec, temple vaste, peu de points de sauvegardes), Tomb Raider séduit. Certes un peu difficile pour le public visé, il n'en reste pas moins un jeu plaisant, graphiquement agréable (surtout les animations, qui sont particulièrement fluides) et il retranscrit bien de l'univers de Lara Croft. Avec sa grosse cartouche de 32Mb, la petite Game Boy Color m'a agréablement surpris.



Test réalisé par iiYama

novembre 2009