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Aaaahhhh Mario... 
La réalisation est sympa mais la jouabilité n'est pas préciseentre ses aventures et moi c'est une longue histoire d'amour. Comme à chaque lancement d'une nouvelle machine, Nintendo avec l'équipe de Shigeru Miyamoto, créé un nouveau Mario tout neuf et notre GameBoy fraichement sortie (nous sommes en 1989), n'échappe pas à la règle. Pour l'histoire, c'est toujours blablabla, Daisy, blabla, sauver, blabla, monstre, bla, Tatanga le vilain, blablabla... Rien à dire donc. Graphiquement et malgré des décors assez simplistes, le jeu reste agréable. Il est vrai qu'on fait ici dans le minimum syndical mais tout de même, le soft garde cette "griffe" à la fois -so Mario- et -so Nintendo-. 8bits oblige, l'animation est un peu en 2 temps : d'un côté, certains sprites (comme notre héros) sont ma foi pas trop mal animé et d'autres sprites comme les plantes carnivores sont animées à l'arrache. Mais encore une fois vu l'âge du jeu ainsi que la taille lilliputienne de la cartouche, ça gêne pas vraiment et on n'y fait vite plus attention. GameBoy oblige, nous aurons droit à de jolies musiques très mélodieuses (la musique du premier level traine encore dans nos têtes) et si les bruitages ne sont pas de la meilleur qualité, ils suffisent amplement. Pour ce qui est de la jouabilité, il est à regretter une trop grande imprécision lors des sauts. Il n'est pas rare de chuter dans le vide parce qu'on ne sait vraiment pas où on va retomber. Il faut dire que les sprites sont tout petits et l'écran du GameBoy pas bien grand non plus. Hormis ce gênant détail, la jouabilité est comme dans tout Mario digne de ce nom : réactive et intuitive. Et puis d'un autre côté, si on ne perdait pas ces vies-là, on en perdrait jamais ! En effet le jeu est d'une simplicité enfantine et il faut rarement plus de 3/4 h pour le finir. En plus, si vous paumez une vie, le jeu vous facilite la tache en supprimant la plupart des ennemis à l'endroit où vous reprenez la partie. C'est donc un jeu résolument accès sur les enfants et/ou la "non prise de tête" (la GameBoy leur étant destiné). Pour revenir et finir avec le gameplay, notre Mario Land nous gratifie de phases shoot-them-up ! Je sais, ça surprend mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est pas si mal comme passage et ça égaye les 12 malheureux niveaux du jeu qui, il faut l'avouer, se ressemblent un peu tous. A la sortie de Super Mario Land, était en préparation le magnifique Super Mario Bros. 3 dans les studios de Nintendo (il sortit sur NES un an après, en 1990) et notre Mario -nomade- a préféré ressembler au premier Super Mario Bros tant dans sa jouabilité que son univers de "briques". Ce n'est pas une faute de gout, bien au contraire mais il faut avouer que Mario 1 commencait à être un peu trop basique même pour une GameBoy. Peut-être que Super Mario Land 2 corrigera cette demi-faute... Malgré ses quelques défauts, Mario Land reste un jeu magique. Peut-être parce qu'il fut l'un de mes premiers jeux sur GB, peut-être parce qu'il dégage une aura bien spécifique... je sais pas. Mais une chose est sûre, malgré une réalisation un peu bancale, c'est un bon jeu.
