Triggerheart Exelica (DCAST)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2007
Développeur : Warashi
Adaptation : Warashi
Editeur : SEGA
Genre : shoot-them-up

Support : 1 GD-Rom
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : US/JAP

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Trigger Heart Exelica
Prix au lancement : 30€


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Triggerheart
Exelica







La DreamCast est morte,
Cette édition n'apporte presque rien en terme de contenu, tout juste quelques lignes pour l'histoire et un mode "arranged" peu utile
vive la DreamCast !! Triggerheart Exelica est un shoot vertical sorti sur Arcade en mai 2006 sur système NAOMI et il fut adapté sur notre chère DreamCast en février 2007. Autant dire que pour une console qui est censée être enterrée depuis longtemps (2001/2002), ça fait bizarre. Tout le monde le sait, la dernière console de SEGA a connue les meilleurs shoots de ces dernières années et avec Last Hope, Exelica fait battre une dernière fois le coeur 128-bits d'une console qui a vu subi son déclin beaucoup trop tôt. Véritable tuerie graphique et sonore, laissez votre PS3 de côté pour quelques heures, ressortez votre DreamCast du placard et jouez à un shmup terriblement fun !! L'histoire nous raconte que l'humanité vient de créer une arme sophistiquée à l'efficacité redoutable : le Triggerheart, système humanoïde offensif doté d'une personnalité. Seules les Triggerhearts Exelica et Crueltear disposent de la puissance nécessaire pour faire face à l'attaque des Ver'mith... Encore une fois, le scénario des shoot-them-up passionnants et très originaux... Etant donné que ma version était japonaise (attention, celle-ci est zonée !), difficile de bien comprendre le peu de scénario (cependant, il existe une version internationnale en anglais et non zonée). Il y a bien un mode story (une nouveauté par rapport à l'Arcade) mais il n'apporte qu'un peu de dialogues et quelques Artworks. Dommage que le mode Arrange (j'en reparle plus tard) n'est pas intégré plus de nouveautés, comme des vidéos. Comme tout bon shoot qui se respecte, Exelica propose un gameplay simple et très efficace allié à une jouabilité sans faille. 3 boutons nous offre le tir principal, la mega-bombe et l'accrochage (j'y reviens). La vraie différence entre la première fille (Exelica) et la seconde (Crueltear) vient du tir. Exelica fait un tir évasé ce qui rendra le jeu plus facile et Crueltear fait un tir concentré, plus efficace mais qui rend le jeu plus difficile car l'arme élimine en premier lieu les petits tirs ennemis.


Ainsi avec Exelica
Le gameplay est finalement simpliste mais "accrocheur". La difficulté est bien dosée, c'est rare pour le genre
et son sulfatage tout-azimut, vous effacez au moins la moitié du danger. Il n'y a qu'une seule arme par perso, heureusement upgradable et la mega-bombe est là pour faire le ménage en cas de coup dur. Au passage, vous ramasserez des sortes d'orbes jaunes pour gonfler votre score, orbes qui semblent être magnétisées lors vous lâcher le bouton de tir. La grosse nouveauté que propose le jeu de Warashi c'est l'accrochage qui permet "d'agripper" un ennemi pour le retourner contre ses alliés. Inspiré du système vu dans G-Darius, on peut par exemple s'en servir de bouclier ou tout simplement le jeter sur ses opposants. Original et bien pensé, ce mode de défense use de subtilités qui permettent d'agencer une certaine tactique. Histoire d'être un minimum crédible, plus l'objet qu'on tente d'accrocher est gros, plus il résistera et plus il est imposant, plus son armure vous protégera de l'ennemi (puisque c'est lui qui prendra les tirs à votre place). Pas vraiment facile à mettre en œuvre au début (le pseudo-didacticiel étant assez vague sur le sujet), cette nouveauté est pour le moins originale, surtout dans un genre qui se renouvelle peu. Plutôt facile lorsque les options ne sont pas abusément réglées, c'est bien la première fois que je vois un jeu du genre se finir si vite. Après tout, ça nous change des Gradius V prise de tête et autre Ikaruga infaisables. Cette première version console apporta pas mal de nouveautés exclusives, dont les versions XLA/Xbox 360 et PS2 ne profiteront pas. Tout d'abord il y a 4 modes de jeu : Arcade, Story, Arrange et training. Le mode training vous permet de vous familiariser avec les 5 niveaux du jeu (débloqués dés le début) et de vous entraîner dans des niveaux largement plus faciles que dans les autres modes. Le mode Arcade reprend celui d'origine, le mode Arrange est un mode Arcade en plus difficile et enfin, le mode Story est un mode Arcade auquel les développeurs ont rajoutés quelques artworks qui agrémentent les dialogues de ces demoiselles ainsi que quelques boss. Dans chaque mode, un petit tuto vous explique les subtilités du jeu et je ne regretterai que le fait de ne pas pouvoir jouer au stick : obliger de jouer avec la croix, une aberration quand on connait la "morphologie" du pad DreamCast.


Si la DreamCast
Les graphismes sont sympas et bon point également pour l'animation. Quand aux musiques, elles sont géniales ! Un plaisir pour audiophiles nostalgiques
est mal considérée par rapport aux consoles de sa génération (128-bits), Triggerheart Exelica va remettre les pendules à l'heure. Entièrement en 3D et en vue de dessus, le rendu graphique est impressionnant ! Très détaillés, les décors ne sont pas super originaux mais offrent une belle variété. Certes 5 levels c'est peu mais le game-design est excellent : des robots gigantesques, des ennemis parfaitement modélisés et surtout, des milliers de sprites en mouvements, vont vous décrocher la mâchoire ! C'est d'ailleurs étonnant de voir la console si bien gérer l'animation. Seuls déboires, lorsqu'on lance une bombe ça ralentira (l'effet d'explosion est sensationnel) ou lorsqu'on joue en mode Hard, le jeu surenchérissant l'action, ça a tendance à saturer. Sinon Exelica nous distille de très beaux Artworks de ces jolies nanas en armure, le menu d'option permet de passer en mode Arcade (vertical) ou horizontal et d'agrémenter les bordures d'images. Car il faut savoir que comme tout bon shoot d'Arcade récent, le format est réduit à la moitié de l'écran puisqu'à l'origine, il est en 4:3 vertical. En tout cas, le rendu visuel est étonnamment performant et ça fait plaisir de votre notre vieille DreamCast en si grande forme. Dans le style des musiques Electro-rock hyper mélodieuses qu'on trouvait il y a quelques années sur consoles 16-bits (surtout sur Super-CD² et Mega-CD), Triggerheart Exelica offre au joueur un délicieux retour en arrière avec une bande-son détonante ! Avec une instrumentation digne de ce nom et des mélodies comme on n'en fait plus, ce petit retour aux sources fait le plus grand bien. On retrouve ces accords de synthé bien cheap qui faisaient fureur dans les années 90, démontrant qu'un shoot-them-up n'est que meilleur lorsqu'il est accompagné de grosses mélodies bien carrées. C'est vraiment bon et particulièrement en phase avec l'ambiance graphique. Enchanteur, tout simplement. Dans tout ça, le mode Story nous distillera des voix-off assez sympas et de très bons bruitages, à la fois bien travaillés et parfaitement calibrés. Une bande-son comme je les aime, une comme on n'en entend plus de nos jours...



Triggerheart Exelica Note
est une nouvelle preuve que la DreamCast est morte trop tôt ! Grâce à son OS basé sur Windows, des développeurs (amateurs ou non) s'efforcent de sortir de nouveaux titres, alors que la console a fini sa carrière il y a bien des années de ça, emportant avec elle la lente agonie d'un SEGA qui désormais, n'est plus que l'ombre de lui-même. Car le titre de Warashi nous offre des graphismes superbes, alliés un moteur 3D en béton qui avale des centaines de sprites dans une débauche d'explosions et d'effets graphiques. Ajoutez à ça un gameplay original (accrocher ses ennemis pour s'en servir de projectile ou de bouclier) et une bande-son de folie, et vous comprendrez qu'il serait dommage de passer à côté du dernier jeu (en date) de la console. Personnellement, j'ai été impressionné par ce titre qui m'a redonné goût aux shoots. Un hit, tout simplement.



Test réalisé par iiYama

août 2007 (mise à jour : janvier 2016)