Ikaruga (DCAST)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2002
Développeur : Treasure
Adaptation : Treasure
Editeur : ESP
Genre : shoot-them-up

Support : 1 GD-Rom
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : JAP/US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Titre alternatif : Project RS-2


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Ikaruga









Le projet original
Le gameplay est assez simple mais salement accrocheur et original
se nommait Project RS-2. Fils spirituel d'un Radiant Silvergun de toute beauté qui avait su tirer profit d'une Saturn en fin de vie, Ikaruga signe aussi le déclin d'une autre console trop vite oubliée. Parut en 2001 sur Arcade, ce nouveau titre de Treasure (à qui l'on doit entre autre Gunstar Heroes et Gradius V) fait encore parler de lui pour sa réalisation somptueuse et son concept innovant. Avant toute chose, on pourra déplorer qu'il n'y ait aucune introduction, mise en scène ou quelconque scénario. Le titre tenant sur GD-Rom dans sa version originale NAOMI (Arcade) comme dans cette adaptation DreamCast, c'est pas la place qui manquait. Comme je viens de l'énoncer, Ikaruga est à la base un jeu NAOMI (un hardware similaire à la console de SEGA) et comme toujours dans ces cas-là, on a droit à une conversion très fidèle. Tellement fidèle qu'elle ne prend même pas en charge le stick analogique (une belle connerie !) et ne propose que 3 petits ajouts : un practice qui permet de rejouer les niveaux déjà vus, un tutorial pour apprendre les subtilités du gameplay et une Galerie. Découpé en 4 blocs, la galerie se débloque en jouant 5, 10, 15 ou 20h ou en finissant le jeu dans chaque niveau de difficulté. Hormis ça, Treasure s'est pas foulé, en livrant une version telle quelle. Pas de nouveaux niveaux, pas de modes intéressants, pas de nouveaux boss... bref une adaptation faite à la va vite. Avec seulement 5 levels, on pourrait croire que le jeu est court. C'est pas faux mais il est aussi abusément difficile dés la moitié du jeu. Ne comptez pas le finir tout de suite, voire même le finir tout court ! On part donc sur un mauvais a priori. Mais toute la force du jeu émane de son gameplay novateur. En fait, notre vaisseau à deux facettes : noire (Dark) ou blanche (Holy) et pour les ennemis c'est pareil. D'une simple pression sur un bouton, on bascule d'une couleur à l'autre. Ainsi pour simplifier, les "ennemis blancs" sont plus sensibles aux "tirs noirs" et inversement, les "ennemis noirs" sont sensibles aux "tirs blanc". En plus, si on est noir on absorbera les tirs noirs, idem pour le blanc. C'est un bon moyen de n'éviter qu'un seul type de tir ennemi.


En absorbant
Les graphismes sont aussi beaux que sur Arcade. Une merveille
les tirs, on remplit une jauge de power qui nous permet alors de balancer une grosse salve bien puissante (genre missiles à tête chercheuse), telle une arme secondaire. Ce gameplay quelque peu révolutionnaire est vraiment jouissif et apporte toute une dimension stratégique au jeu. Car avec la bonne couleur, on peut résister même aux plus puissantes attaques. Mais si on est pas du bon coloris et qu'on subit un tir, c'est l'explosion immédiate (pas de jauge de bouclier) avec la perte totale du power acquis. Finalement notre vaisseau n'a qu'une seule arme, même pas upgradable mais avec concept de blanc et noir, Ikaruga trouve une nouvelle force, une originalité énorme que peu de shoot peuvent se vanter. Gardant le cadrage d'origine, on aura 2 énormes bandes noires de part et d'autres de l'écran, réduisant de moitié l'espace graphique. Sur la borne d'origine, l'écran était en fait tourné à 90°. Ici aussi l'option de réorientation est activable mais ça ne sert à rien. Avec ça on nous sert une conversion démente du hit Arcade. Shoot-them-up vertical entièrement polygoné, la 3D est lisse, superbement fine et parfaitement gérée. Faut dire aussi que le jeu ne gère que 50% de l'espace alors le contraire aurait été frustrant. Malgré tout il faut voir la taille imposante des boss, la fluidité du tout (quelques saccades et quelques stries de temps de temps mais rien de méchant) et le nombre ahurissant de sprites qui sont gérés en même temps. C'est impressionnant ! En plus les développeurs en ont profiter pour nous faire quelques passages de haute voltige, histoire de nous en mettre encore plus dans la vue. Parfaitement jouable, même à la croix, on nous sert en plus une bande-son magnifique. Avec des musiques rythmées et superbement composées, ainsi que des bruitages explosifs comme on les aime, ça conforte un visuel éblouissant. Seules les voix digits (en anglais) sont incompréhensibles.



Ikaruga Note
mérite bel et bien les lettres de noblesse que tout un chacun s'accorde à lui donner. Beau, nerveux, innovant, maniable, jouable à 2, il est le plus grand shoot de ces dernières années, ni plus, ni moins.



Test réalisé par iiYama

octobre 2008