Headhunter (DCAST)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2001
Développeur : SEGA - Amuze AB
Editeur : SEGA
Genre : infiltration - action

Support : 1 GD-Rom
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : jusqu'à 7 joueurs online
Prix au lancement : 60€


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Headhunter









Headhunter est l'un des derniers jeux de la console et fut par la suite, adapté sur sa plus grande rivale (la PS2), à peine un an plus tard. Headhunter (chasseur de primes en Français) est un jeu qui mêle beaucoup de genres et démontre une fois de plus que SEGA détient entre ses murs, de véritables génies en matière de création de jeux. Piochant sans honte dans du Metal Gear Solid, du Resident Evil et même du GTA, voilà un jeu qui mérite qu'on se penche sur son cas, malgré ses défauts pour le moins pénibles. Bardé d'un scénario excellent, d'une bonne mise en scène, d'une réalisation certes moyenne mais correcte et surtout d'une ambiance excellente, que vous soyez joueur de PS2 ou DreamCast, si vous aimez le genre infiltration/action, ce jeu est fait pour vous !


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Si le jeu n'est pas
Le scénario est vraiment sympa
spécialement speedé, la mise en scène est plutôt bonne, tenant toujours comme filon, la cohérence de l'histoire. De rares cut-scènes particulièrement laides parsèment les niveaux mais c'est surtout des dizaines de vidéos qui viendront étayer la thèse du complot qui se joue contre vous. D'une qualité granuleuse mais largement acceptable, le plus souvent en images de synthèses, on aura aussi des vidéos avec de véritables acteurs, donnant un aspect kitck au jeu, au même titre qu'un Command & Conquer. Il y aura aussi des scènes de blabla via un intercom (votre montre) plagiant ouvertement Metal Gear Solid et son fameux Codec. Headhunter pioche un partout mais il le fait bien.


Jouabilité & Gameplay

En tant que
Le gameplay est excellent mais la jouabilité est minable, très imprécise
chasseur de prime, vous devez en premier lieu avoir un permis d'exercer (de tuer en somme). Se divisant en 4 sous-sections (permis C, permis B, permis A et permis AAA), vous devrez vous rendre par 4 fois aux locaux de LEILA. Un bien joli nom pour l'organisation qui vous fera passer diverses aptitudes à la conduite, à l'infiltration ou à l'action brute. D'ailleurs, les bases du jeu sont expliquées dans un très bon mode training que je conseille de faire si c'est votre première partie. Basé sur la réalité virtuelle, le programme LEILA vous opposera à diverses situations (4 épreuves à chaque fois) et une fois votre permis acquis, vous fournira l'armement due à votre rang. Dans tout ça, on doit souvent relier un point A à un point B, à moto ! Plutôt que d'enchaîner bêtement les niveaux en bridant la liberté, SEGA a donné un côté GTA à son Headhunter puisqu'on pourra se balader sur une meule proche d'une Yamaha YZF (une magnifique pétrolette), dans une ville partiellement ouverte. Bien qu'assez injouables, ces phases sont géniales ! Et pour ça j'utiliserai une expression de motards en parlant de la bécane : elle pousse velue !! C'est d'ailleurs là son plus grand défaut, elle est tellement puissante, que parfois la roue avant se lève et ne peut plus contrôler la direction. Le freinage est disproportionné, les chocs, même frontaux, ne causent aucun dommage et comme je le disais, c'est assez peu jouable à haute vitesse. Et pourtant, on prend son pied dés qu'il faut rejoindre un point donné. Le reste du jeu donne un titre d'action avec vue de son personnage de dos où il faudra parfois jouer la carte de l'infiltration. Je dis bien parfois, car le plus souvent, ce sera de l'action brute qui sera au menu. Mais ce n'est pas parce que je dis brute qu'il faudra jouer comme un cochon. Headhunter réclame sa dose de finesse sinon vous ferez pas long-feu. Se cacher, ramasser de quoi se régénérer, trouver des munitions, assommer un garde, seront autant de réjouissances qu'un Splinter Cell nous a déjà fait découvrir. Le jeu distille aussi quelques énigmes faciles du niveau d'un Resident Evil et même quelques puzzles faisant travailler votre mémoire. A vrai dire, j'ai même trouvé du Fade to Black (PSX) dans l'atmosphère de ce jeu. Autant dire que l'action est variée. Mais tout n'est pas rose. Le jeu aurait mérité un bon 18/20 si seulement il se traînait pas autant de boulets derrière lui. Par où commencer... ? Les corps s'effacent quasiment instantanément, les coups de feu n'inquiètent personne si vous êtes à distance suffisante (une vingtaine de mètres), à moto, la moindre barrière ou le moindre mur vous scotchera net (comme dans WipEout) et franchement, la jouabilité n'est pas bonne (la note serait bien plus basse si le gameplay n'était pas si bon). Car le système de visée est une vrai plaie ! Lockant les ennemis au petit bonheur la chance, il n'est pas rare de se faire tirer dans le dos parce que ce con de Jack n'est pas foutu de se retourner dans le sens qu'on lui demande. Les objets ne s'utilisent pas de façon automatique (c'est gonflant de devoir rentrer dans le menu rien pour une clé) et la caméra, non réglable manuellement, fait souvent n'importe quoi. Et c'est pas fini ! L'utilisation du Rumble Pack est anecdotique (ça vibre vraiment très rarement), cette espèce de blaireau de Jack ne sait même pas descendre d'un petit muret (monter sur une caisse est tout aussi contraignant) et enfin, certaines traductions ont étés faites à l'arrache. Un exemple ? Au début du jeu, le débile du service de traduction qui a pris les Français pour des neuneus qui comprennent rien à l'Anglais, nous a traduit "Rules" (Lois) par "meilleurs". Si dans le contexte ça ne change pas grand chose au jeu, ça fait quand même un peu tâche de voir ça. Pour finir tout de même sur une note moins noire, l'équipement de notre héros est assez étoffé. Le flingue de base possède des munitions infinies et avec les permis, il aura aussi droit à un pompe, un pistolet tranquillisant (qui ne sert que pour les phases d'infiltration), une mitraillette, etc... Malgré la peinture défraîchie que je viens de vous faire, Headhunter reste un très bon jeu où la variété des situations vous prendra 15 à 20h de votre temps. Une durée de vie honorable pour un jeu parfois trop difficile.


L'image

Qu'on
Le jeu est pas mal graphiquement et suffisemment varié
vienne me dire que la DreamCast est moins puissante que la PS2, ce qui est vrai entre nous, je n'aurai rien à dire. Par contre, qu'on vienne me dire que Headhunter est un beau jeu, là il falloir se laver les mirettes ! Certes c'est pas moche non plus mais la console est capable de bien mieux, croyez-moi. Les décors sont assez vides, les textures ne sont pas recherchées, la modélisation de la ville et des véhicules est cubique au possible... peut mieux faire ! En plus, il y a quelques boulettes assez gênantes qui viennent une nouvelle fois entacher le tout. Par exemple, la modélisation de vos ennemis est vraiment pourrie, lors des cut-scènes la bouche ne bouge pas (lorsqu'ils parlent) ou je peux encore citer le fait que lorsqu'on recule à moto, afin de se sortir pour la énième fois d'un mur, Jack ne bouge même pas les jambes. Pas très crédible tout ça... Pourtant, Headhunter se pare d'un graphisme somme-toute assez propre. Le moteur 3D fonctionne parfaitement bien et c'est d'autant plus vrai qu'à moto, les sensations de vitesse sont tout bonnement grisantes. Notre héros impose un sacré charisme et l'animation est réaliste (et ce, pour tout le monde). Enfin, si ce jeu n'est certainement pas le plus beau que j'ai vu sur le secteur 128bits, il faut tout de même reconnaître qu'il est suffisamment agréable et bien réalisé, pour ne pas lasser.


Le son

Produit par Noisebox,
Point fort du jeu : le son
la bande son de Headhunter m'a impressionné. Posant une ambiance proche d'un bon film d'action comme James Bond ou Die Hard, la musique est dynamique et de très grande qualité. Offrant des sonorités typique d'une bande son de film, on se retrouve tout de suite dans le bain. Rares sont les jeux DreamCast traduits et pourtant, j'en ai trouvé un. Bon, ce ne sont que des sous-titres mais c'est déjà ça non ? Les voix, entièrement en Anglais, sont aussi d'une qualité exceptionnelle avec des doubleurs connaissant parfaitement leur métier. Enfin, pour ce qui est des bruitages, ils sont en accord avec l'univers créé. Crédibles, efficaces, ils sont symétriques à des musiques Hollywoodiennes qui donnent un ton presque dramatique au titre de SEGA.


Note générale

Dire qu'on a failli toucher le sans faute : si seulement Headhunter avait débarqué avec quelques mois de travail en plus... Car le système de lock est irritant, le passage obligatoire des permis est lui, carrément lourd, certaines phases comme le désamorçage de la bombe nucléaire est stressant (ce que je déteste par dessus tout dans un jeu), la moto est presque injouable sans parler des bugs de jouabilité/gameplay. Et pourtant, et pourtant... Headhunter accroche méchamment ! Un scénario bien ficelé, une action prenante et variée, une bonne réalisation et une bande son de feu, vous scotchera à votre pad. Loin d'être difficile, seuls quelques passages bien chiants ou les permis, vous obligeront à recommencer sans cesse jusqu'à ce que vous arriviez. Un excellent titre qui colle parfaitement à l'image de la console, même s'il plagie avec intelligence les meilleurs jeux du genre. Il aurait pu être une bombe ultime si quelques réglages avaient fait et c'est quand même un peu dommage. Même si c'est parfois très irritant, on reste tout de même accroché à l'histoire de Jack Wade.


Test réalisé par iiYama

août 2007