Crazy Taxi 2 (DCAST)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 2001
Développeur : SEGA - Hitmaker
Adaptation : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : courses

Support : 1 GD-Rom
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 60€


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Crazy Taxi 2









Le premier Crazy Taxi est sorti sur Arcade en 1999. Je me souviens encore que le système était un NAOMI (Hardware proche de la DreamCast) et qu'il fut un réel succès grâce à son ambiance décalée. Car Crazy Taxi n'est pas un jeu de courses comme Daytona USA mais plutôt un contre-la-montre. Bardé d'une réalisation correcte et d'un fun monstrueux, les pièces sont vite rentrés dans les caisses prouvant une nouvelle fois qu'en matière de concept, SEGA est bien le roi de l'Arcade. Un an plus tard est sortie la première adaptation du jeu sur DreamCast (un franc succès aussi) alors que les gamers en salles obscures profitaient d'une suite en rien novatrice mais qui confirmait que la licence était juteuse. 2001, c'est au tour des joueurs DreamCast de goûter au dernier opus d'un jeu défoulant, loufoque voire même craazzzyyyyy...



Développement scénaristique

Le but de Crazy Taxi est d'emmener des clients d'un point A au point B. L'intro ne présente rien du tout puisqu'elle ne fait qu'étaler des replay. Il n'y a donc pas de scénario.



Jouabilité & Gameplay

C'est ici
Le jeu est sympa mais dès le mode easy, c'est trop difficile
que toute la magie du jeu opère. Vous êtes aux commandes d'un chauffeur de taxi (d'un "chauffard" de taxi je devrais dire), sélectionnable parmi 4 (les 4 sont nouveaux et non reprit du premier opus). A bord de votre décapotable, vous devez prendre des clients (de 1 à 4, en vous arrêtant à leur niveau) et les déposer à leur(s) destination(s). Plus vous faites vite, plus vous gagnez d'argent, ce qui est finalement le but du jeu. Vous pouvez rouler où bon vous semble pour remplir votre mission à bien : contre-sens, jardins, ponts, trottoirs... tout est permis ! Grosse nouveauté par rapport au précédent volet, votre voiture peut sauter. Certes c'est pas très crédible mais un bon 'jump' peut vous sortir d'un bouchon par exemple. Evidemment, comme tout bon jeu d'Arcade qui se respecte, le tout est limité dans le temps. Si jamais vous n'arrivez pas à bon port dans le temps imparti, vous perdez le client et l'argent qu'il vous doit. Il y a aussi des bonus si on fait le fou, comme rouler à contre-sens, faire des jump à outrance et traverser des parcs entiers : ça divertie votre hôte qui se fera un plaisir de vous donner plus de fric s'il arrive à temps. Au passage, tout ce qui fait le fun du jeu c'est qu'on peut écraser les passants (tout du moins on essaye), détruire le mobilier urbain, encaisser voitures et camions sans qu'il y ai la moindre incidence sur l'état de votre voiture. Vous perdrez même pas un enjoliveur suite à un frontal avec un bus et vous pourrez même rouler sous l'eau (?) : plus Arcade, tu meurs ! Seulement, ça rend aussi le jeu fortement abusé et ça décrédibilise le tout. Déjà une voiture qui saute c'est débile, mais aller chercher ses clients sur un toit d'immeuble ou dans des recoins farfelus, c'est navrant. De plus, la jouabilité est franchement moyenne. Si la décapotable répond bien aux sollicitations du stick, par contre elle se traîne méchant ! Les sensations de vitesse sont faibles, la prise de vitesse est très lente et le freinage est abusivement mou. Même si c'est très fun, c'est franchement irréaliste et un peu n'importe quoi. Pour couronner le tout, la configuration des boutons est pourrie ! Pire, on a droit qu'à 2 types de config', aussi inconfortable l'une que l'autre. Heureusement que le jeu s'en sort en faisant abstraction de tout ça. Les modes de jeux ne sont pas nombreux.


Nous avons :
La conduite est totalement surréaliste
around apple, small apple, crazy pyramid et replay. Le mode Replay vous propose de filmer vos ébats sur 2 minutes (où on joue comme on veut), de pouvoir faire des redifs et de les enregistrer. Around apple et small apple vous propose en fait le mode Arcade auxquels viennent se greffer le mode time attack (3/5/10 minutes de jeu). Etant donné le titre du mode, vous aurez sans doute compris qu'on "travaillera" en plein coeur de New-York avec l'impossibilité d'en sortir, la ville étant clôturée. Enfin, le mode Crazy Pyramid vous propose de rallonger la durée de vie du jeu, grâce à 15 mini-jeux tous plus loufoques les uns que les autres. Ainsi au volant de votre voiture, il faudra accomplir un saut de plus de 250m de long, un triple saut, un lancé de balle de golf géante, un saut de haies limite équestre, éclater des ballons ou encore déposer des clients à bon port, en incluant une bonne dose de n'importe quoi dans le game-plan (comme une femme qui habite en haut d'un immeuble alors il faut sauter de marche en marche pour arriver au sommet ou encore, 4 gars qu'on doit déposer sur des ponts inaccessible autrement qu'en sautant). Crazy Taxi 2 n'est pas vraiment un jeu de course mais plutôt un contre-la-montre comme je le disais en intro, qui alterne avec de l'adresse en mode Pyramid. S'il est vrai que le jeu est terriblement distrayant, il est par contre vite lassant. On a vite fait le tour de la question puisque le gameplay ne se renouvelle jamais et franchement, c'est hyper difficile. Dommage que le mode 2 joueurs soit absent et qu'il n'y ai pas de vrai mode course. Ca aurait pu aider pour la durée de vie...



L'image

La 3D est
Des graphismes identiques à l'Arcade
franchement limite car très angulaire et pas vraiment détaillé. Les textures ne sont pas de la première fraîcheur et de gros bugs apparaissent souvent comme des effacements ou des sprites qui se mélangent (problèmes de collision). Comme je le disais plus haut, la voiture ne roule pas vite, ce qui inhibera toute sensation de vitesse. Malgré un affichage tardif des immeubles et des véhicules, le moteur 3D reste tout de même fluide. Par contre, la modélisation fait peine à voir. Les voitures, camions et autres bus sont cubiques et les divers personnages sont modélisés à l'arrache. S'il aurait été acceptable sur Saturn, ce rendu graphique déçoit un peu sur une console qui est capable de bien mieux.



Le son

Avec une
Les musiques finissent par saouler...
bande son composée des chansons d'OffSpring (le groupe), les premières minutes emballent et le fun s'en trouve décuplé. Seulement, OffSpring ne fait que dans le gros lourd, le gras-Rock bien bourrin et pas mélodieux, ce qui rendra les musiques chiantes au bout d'une heure, saoulantes au bout de 2 ! On finira par baisser le volume voire les couper. Si les voix sont de qualité, on regrettera par contre des bruitages sans prestance. Celui du moteur colle parfaitement avec l'image (anémique) et les divers FX qui égayent le jeu, se révèlent trop peu qualitatif pour être immersifs. Je sais, je suis un peu sévère sur ce coup-là bien qu'il faut reconnaître que le tout colle assez à l'ambiance survoltée du jeu. C'est dans le détail que le bas blesse.



Note générale

J'avais bien accroché à l'époque du premier opus sur Arcade, avec son fun terrible et sa bande son déjantée. Seulement aujourd'hui j'ai l'oeil plus aguerri, plus critique (et oui lorsqu'on teste on critique, c'est le but) et lorsque je vois cette suite, je me dis que c'est pas un jeu pour console de salon. Trop bourrin, trop peu varié et donc lassant, Crazy Taxi 2 est parfait pour l'Arcade (on joue entre 5 et 15 minutes, le temps de se défouler), beaucoup moins pour nos consoles. Les musiques, sympas au début, finiront par vous taper sur les nerfs (au bout du 4e "retry" elles gonflent), la conduite est molle, les accélérations sont asthmatiques, le freinage s'apparente à une caisse à savons et franchement, le réalisme est passé à la trappe. Je ne dis pas que le jeu dois ressembler à une simulation, mais trouver des clients au fond du lac de Central Park (!) ou faire des jump de ouf dans les rues de la ville, je trouve pas ça débile. Pourtant, ce sera avec un certain plaisir qu'on retournera à l'occasion sur le jeu. D'un fun puissant et addictif, si ses défauts le freine à monter les plus hautes marches de l'estime, rien n'empêche de se payer une bonne tranche de rigolade de temps en temps...


Test réalisé par iiYama

août 2007