The King of Dragons (ARC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1991
Développeur : Capcom
Genre : beat-them-all

Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Hardware : Capcom CPS1
Support : PCB de 64Mb
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 2 boutons
Multi-joueurs : 3 joueurs simultanément
Abréviation : TKOD


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The King of Dragons








Chez Capcom on
King of Dragons est un beat-them-all assez simpliste et sans grand prétention, mais on s'y amuse
aime bien la castagne et pour promouvoir notre excellent système Arcade perso, le CPS1, on a fait de 1989 à 1993 pas mal de beat-them-all. King of Dragons, l'un des titres les plus mythiques de cette époque faste, se retrouve aujourd'hui classé au rang des antiquités et pourtant, ce grand jeu de renom mérite encore une petite place en nos cœurs de joueurs... Dés le début, si on ne peut pas parler de scénario au sens propre, King of Dragons propose tout de même une petite construction scénaristique agréable, qu'il faut souligner. On fait parti d'une équipe de 5 combattants de la liberté qui doit trouver et tuer le dragon rouge. Sur la route qui mène à la gloire, on libérera aussi divers PNJs qui nous aideront à trouver notre chemin. Ce n'est pas du Zelda mais pour un jeu vieux de 16 ans, ce n'est pas si mal... Les beat-them-alls ont généralement une prise en main simple et quelques mouvements en tout et pour tout. Et bien notre King of Dragons fera plus concis que la plupart de ses concurrents. Ne proposant qu'une attaque simple, une attaque sautée (en l'air) et un coup spécial (A+B, parfois difficile à sortir), le gameplay se résume à du bourrinage en règle. Seulement 2 boutons, pas de projection, pas d'armes à récupérer... c'est un peu les vaches maigres. En contre partie, le titre de Capcom nous propose un petit air de jeu de rôle puisque les armes (d'attaque et de défense) s'upgraderont au fil du jeu, tout comme notre propre force. On pourrait croire que ce système est aléatoire ou mal conçu mais non : lorsqu'on passe au niveau supérieur, la jauge de vie augmente et chaque nouvelle arme sera plus puissante. King of Dragons propose de jouer jusqu'à 3 en même temps avec un choix parmi 5 personnages.


Il y a le guerrier
La réalisation est d'un bon niveau
(le plus équilibré de tous), le chevalier croisé (puissant mais lent), le nain (rapide mais pas très fort), le sorcier (attaque à distance mais pas de bouclier) et enfin, l'elfe (rapide et attaque à distance avec un arc, pas de bouclier non plus). Tous les 2 à 3 levels on peut changer d'avatar (sympa) et si les niveaux sont parfois courts, leur nombre compense cette lacune. Plongé en plein Heroïc-Fantasy nos héros affronteront tout le bestiaire possible d'imaginer : squelettes, minotaures, cyclopes, orques et bien sûr, dragons. Pas trop difficile, même pour le boss final, s'il ne révolutionne en rien le genre, King of Dragons reste un bon titre, bien ancré dans les productions de cette époque et de Capcom. Les graphismes n'ont rien d'exceptionnels. Certains sprites, notamment les boss, imposent une bonne taille mais rien de particulier non plus. Les décors sont vraiment pas mal mais se renouvèlent assez peu, l'animation est comme toujours bonne d'un côté (persos et ennemis) et pourrie d'un autre (gros sprites et boss) mais le tout est sans accroc (aucun ralentissement). Le CPS1 affiche une fois de plus des graphismes signés et montre qu'il assume parfaitement une dizaine d'ennemis à l'écran. Capcom connaissant les limites de sa machine, a su faire des boss particulièrement imposants sans que le Core en souffre. La preuve avec, par exemple, le dernier boss (le dragon rouge) où on voit son corps en fond (fixe) et où seuls une patte et la tête bougent. Fallait y penser. Le petit Z80 qui accompagne le CPS1 est connu pour sa faible puissance, ce n'est pas une nouveauté. Dans King of Dragons, cette loi s'appliquera une nouvelle fois puisque les musiques, fort sympathiques, sont en sourdines. Les bruitages sont bons et les voix sont de qualité moyenne mais il est un peu dommage que le tout grésille et que les 5 personnages se partagent les mêmes digitalisations.



Beat-them-all Note
mythique du début '90, King of Dragons n'est pas le meilleur exemple du genre. Pourtant, le savoir-faire de Capcom agit comme une potion magique et malgré un gameplay vraiment basique, je me suis beaucoup amusé. Pas trop difficile, jouable et suffisamment beau, voilà un autre monument de l'Arcade qui est aujourd'hui oublié et que je prends plaisir à vous faire (re)découvrir.



Test réalisé par iiYama

mars 2007