Raystorm (ARC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 1996
Développeur : Taito
Genre : shoot-them-up

Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US/JAP

Difficulté :
Hardware : Taito FX 1B
Support : PCB
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 6 boutons
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Titres alternatifs : Rayforce 2 / Ray Storm / Layer Section II


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Raystorm









Raystorm est la suite de Rayforce, sorti aussi sur Arcade 3 ans auparavant. Shoot-them-up de renom, Raystorm est l'une des premières productions tout en 3D de Taito. L'hardware est tout simplement calqué sur le génialissime et puissant PCB de la PlayStation, ce qui a permit une conversion d'une grande fidélité. Mais bien avant que Raystorm face parler de lui dans nos salons (s'il existe des pochettes PAL et NTSC, il semblerait que le jeu ne soit jamais sorti ailleurs qu'au Japon), il a d'abord eu un énorme succès sur Arcade, à une époque où les systèmes payants fonctionnaient encore. Mesdames, messieurs, faites place à un ancien roi oublié.



Développement scénaristique

Comme toujours dans les shoots, il ne faut jamais s'attendre à des scénarios béton. Raystorm fait dans le grand classique avec une toute petite trame de base qui sert de leitmotiv à exterminer tout le monde, si ce n'est que cette fois, c'est nous le gros méchant. Le jeu s'ouvre sur une jolie intro tout en 3D où un duo de vaisseaux de combats explose une armada. Evidemment il ne faudra pas compter sur des cut-scènes entre les niveaux, le développement scénaristique étant inexistant. Même si on souffre pour y arriver, la fin est banale.




Jouabilité & Gameplay

Raystorm est un
La difficulté est vraiment progressive. C'est rare, surtout sur Arcade
shoot en vue de dessus ayant tout de même une légère inclinaison afin qu'on puisse profiter de la 3D. Assez classique dans l'âme (puisque les shoot verticaux se ressemblent un peu tous), à la façon d'un Ikaruga, Raystorm apporte un gameplay assez original. Tout d'abord, après avoir jeter nonchalamment vos deniers dans le monnayeur, le jeu vous propose de choisir entre 2 vaisseaux. Le premier tire des missiles au plasma et le second lance des éclairs. Ensuite on choisit entre le mode "auto" ou "manuel". Petit avantage, si on s'est trompé comme ce fut mon cas, à chaque continue on pourra changer de vaisseau et de mode. Car toute la force du gameplay proposé provient du "gunlock". Avec le bouton principal on lance un léger tir avant, un tir qui est upgradable via des items. Mais face à votre appareil se trouve la zone de lock et si un ennemi passe dans son champ, vous en vous en doutez, il sera verrouillé. Entre alors en ligne de compte le tir secondaire qui s'active automatiquement ou manuellement selon votre second choix et comme je l'ai déjà précisé, ce tir secondaire (qui est bien plus puissant que le tir primaire) est de 2 types. Personnellement, il vaut mieux jouer en mode automatique car entre les ennemis à éviter, d'autres à locker et tout ce qui se passe à l'écran, on en oublie de tirer. Après, le choix entre le premier et le second appareil sera plus d'ordre esthétique, leur puissance étant égale. Si le lock ne fait pas de distinction entre une cible terrestre et une cible aérienne, il n'en est pas de même pour l'arme principale qui ne touche pas les cibles au sol. Il faut donc impérativement verrouiller ses ennemis (et donc prendre des risques pour le faire), pour leur balancer une salve d'arme secondaire. Afin de nous faciliter un peu la tâche, on pourra jouer à 2 simultanément et bonheur, si on perd une vie (même en solo), on continue son chemin sans retourner au dernier checkpoint. Ainsi Raystorm est bien moins difficile qu'un Gradius, un R-TYPE, un Pulstar ou un Darius. D'ailleurs, il sera presque facile d'arriver à la moitié du jeu, la difficulté étant vraiment progressive. Mais je vous rassure, le challenge est quand même de taille car sur les 2 niveaux de fin, on perd une vie toutes les minutes. Enfin on dispose d'une arme spéciale, une mega-bombe qui fait bien le ménage et qui s'avère efficace contre les boss. Cette dernière est régie par une jauge de puissance qui se remplit au fil de nos tueries. Ainsi on ne peut pas en abuser et on doit l'user à bon escient si on ne veut pas finir en sushis.



L'image

Le Taito FX 1B
Cette borne, dérivée de la PSX, offre des graphismes de mille feux
est un dérivé du ZN-1, soit une PlayStation modifiée pour l'Arcade. On retrouve donc un jeu tout en 3D parfaitement programmé et fluide, ainsi que les bugs inhérents au système comme des effacements de textures (rares tout de même) et bien sûr, la sacro-sainte tremblote de ces dernières (la maladie principale du système créé par Ken Kutaragi). Ceci-dit, Raystorm est un véritable tour de force graphique. Les premiers niveaux sont banals au possible, c'est joli sans plus, les boss imposent mais rien d'extra-ordinaire. Mais comme pour la difficulté, le jeu va crescendo, les boss deviennent de plus en plus gros et de plus en plus complexes, la caméra virevolte de plus en plus afin de nous offrir un max de sensations et les décors, sont aussi de plus en plus beaux. De cette manière, si on commence une aventure sans trop de fioritures, dès la moitié du jeu passée on en prend plein les yeux. J'aurai jamais cru qu'un système comme celui-ci soit capable de telles prouesses graphiques. C'est à tel point que par moment je me suis cru dans Silpheed tant l'approche et le ressenti des sensations est similaire. Avec ça les effets sont discrets mais bien gérés, ça ne ralentie presque jamais, les explosions sont très belles, bref c'est une vraie réussite.



Le son

Dommage que le
Bande-son banale... dommage
son ne suive pas les traces de la partie graphique. Petite déception, j'ai remarqué à plusieurs reprises que la génération des hardwares 32-bits avaient définitivement abolie les superbes mélodies comme c'était le cas de ThunderForce AC par exemple. Raystorm nous réserve 2 - 3 bonnes surprises comme les tracks du premier niveau ou le boss final mais généralement on nous livre un Electro peu inspiré, parfois mélodique parfois pas, mais toujours banal. Pour sauver les meubles, les bruitages sont bien retranscrits, explosifs comme il se doit. On en n'attendait pas moins.



Note générale

Suite du puissant Rayforce sorti en 1993, Raystorm n'en est pas moins puissant et a su s'adapter à son temps. Offrant une jolie 3D rondement gérée par un système identique à la PlayStation de Sony, il a ainsi pu profiter de divers portages. On retiendra donc de lui des graphismes "énergiques", qui s'ils paraissent mous au début, nous montrent toute leur performance une fois les premiers niveaux achevés. Avec son système de lock, le gameplay séduit et s'il est vrai que ça manque un peu de variété dans l'armement puisqu'on a qu'une seule arme pour tout le jeu, l'aventure n'en ait que plus plausible (vous avez déjà vu un vaisseau qui récolte ses armes en plein vol vous ?). Si on peut critiquer une bande-son qu'on aurait aimé plus mélodieuse, on se contentera de très bons bruitages et loin des difficultés titanesques de la plupart des autres jeux du genre, le titre de Taito (le grand manitou des shoots dans les années '80-'90) va crescendo et est en plus jouable à 2. Dommage qu'une telle perle du monde de l'Arcade soit devenue si rare car Raystorm est un excellent shoot-them-up. Il vous reste la version PlayStation qui est identique, à quelques détails près.


Test réalisé par iiYama

aout 2008