Guwange (ARC)

 








Note générale


Sortie du jeu : juin 1999
Développeur : CAVE
Editeur : Atlus
Genre : shoot-them-up / manic-shooter

Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : JAP

Hardware : Cave 1st Generation (16-bits)
Support : PCB
Orientation de l'écran : vertical
Commandes : stick 8 voies + 3 boutons
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément


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Guwange








CAVE est
CAVE nous sort encore une fois un pur produit Arcade, beau et nerveux
l'acronyme de Computer Art Visual Entertainment, une petite boite japonaise qui s'est vite spécialisée dans les jeux d'Arcade. Mais derrière ce nom qui fait baver les plus éminents œnologues de la planète, se cache en fait le développeur de très gros titres bien pêchus, sortis entre 1995 et 2008 : DonPachi et DoDonPachi, Progear, Mushihime-Sama, Ibara ou encore DeathSmiles. Ce développeur s'est spécialisé dans les shoot-them-up verticaux (seul Progear déroge à la règle) et effectivement, en 1999 il sort Guwange, un autre shoot au nom imprononçable. Si à l'époque "Arcade" voulait encore dire quelque chose (aujourd'hui, à part au Japon, le phénomène est considéré comme mort), il fallait déjà grandement innover pour sortir du lot. Il faut dire que les shoots sur bornes ont été légion depuis les années '70/'80 et sur ce secteur ultra-concurrentiel résonne encore quelques grands noms. Si le gameplay de Guwange parait un peu simpliste, vous allez le voir, il propose quand même sa petite originalité bien à lui. Marre de jouer des vaisseaux spatiaux, statiques et froids, dans une guerre intergalactique et impitoyable à grand coup de tirs au plasma ? Et bien dans Guwange on nous propose de jouer un personnage (Shishin, Kamono Gensuke ou Hiiragi Kosame, soit un démon, une archer ou un assassin), un bon vieux bipède qui va devoir marcher pour se frayer un chemin, avec ce que ça impose de parcours à franchir (on ne traverse pas les murs par exemple). Evidemment jouable à 2 en coop', on arrose copieusement l'adversité dans ce qui semble être des tirs magiques (de toute façon ne cherchez jamais aucune logique dans un shoot) et on a sous la main une sympathique bombe qui permet de faire le ménage. Plus on obtient de skill (en gros plus on tue d'ennemis à la suite sans se faire toucher), plus on recevra d'upgrades qui boosteront notre armement. Chaque ennemi tué, laisse aussi derrière lui des milliers de pièces qui gonflent notre score, puisqu'à l'époque lui aussi (le score) il voulait encore dire quelque chose. Mais la grosse nouveauté c'est le Shikigami, une sorte de sort qui ressemble à un ange gardien (démon, ange ou loup selon le personnage) et qui démolit tout sur son passage. On peut le contrôler dans l'environnement immédiat, histoire d'absorber un max de tirs ennemis ou pour aller déloger un boss bien caché derrière une barrière protectrice. Proche du manic-shooter, tant les salves sont tentaculaires, le jeu n'en reste pas moins très agréable et pas tellement difficile... en comparaison de certains titres du genre. A sa sortie, Guwange fonctionnait sous l'Hardware Cave 1st Generation, une variante du CPS1 de Capcom (il faut dire que les machines à base de Motorola 68000 étaient légion avant les années 2000). Ce performant système 16-bits nous fait le plaisir de nous offrir de superbes graphismes, très colorés, avec en plus des animations pas mal fluides. Les effets (notamment les explosions) sont vraiment bien réalisés mais on subit également des ralentissements, problème récurent aux manic-shooters. N'empêche que son design de Japon médiéval attire de suite l'œil et charme le joueur par son coup de crayon assez unique pour un shoot-them-up. Ça ralentit d'accord, mais au moins c'est très beau ! Enfin le son nous gratifie de musiques mélodieuses et rythmées, avec lesquelles s'accordent des bruitages dynamiques.



Rien à redire, Note
CAVE a encore frappé : Guwange est un énorme shoot comme seule l'Arcade en a vu naitre. Puissant, nerveux, le Shikigami est une sympathique originalité et le design, très japonais, ne peut que plaire. Une grande réussite, à la fois ludique et technique (et ce malgré quelques ralentissements).



Test réalisé par iiYama

mai 2011