G-Darius (ARC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 1997
Développeur : Taito
Genre : shoot-them-up

Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Hardware : Taito FX 1B
Support : PCB
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 6 boutons
Multi-joueurs : 2 joueurs
Titre alternatif : Project G-Darius


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G-Darius









Je ne suis pas un grand fan des Darius lui préférant par exemple les R-TYPE, à mon gout plus avancés. Faut dire que l'univers proposé, qui mélange la faune aquatique à la bio-technologie, manquait un peu de crédibilité face à l'univers hi-tech et glauque d'un Gradius (Konami) par exemple. Mais depuis la sortie de Darius Gaiden en 1994, la série a commencée à prendre un joli tournant en incluant de la 3D dans son shoot 2D. Du coup les sprites sont devenus plus imposants et mieux animés, offrant même quelques entrées en matière assez spectaculaires. L'univers est en plus devenu bien plus crédible, le jeu plus nerveux et accrocheur. Un nouveau départ en somme. Avec G-Darius, Taito suit la même voie et les 3 ans qui séparent les 2 jeux n'ont pas servis à rien. Verdict...



Développement scénaristique

Alors que
C'est rare sur Arcade mais nous avons ici une belle intro
la paix règne sur la planète, un nouvel ennemi attaque. Son nom est Thiima ou "celui qui apporte la mort". Ainsi un nouveau chasseur alliant les nouvelles technologies de la planète à celle de l'ennemi, est conçu. Son nom est le Silver Hawk et vous en êtes aux commandes... Une fois n'est pas coutume, surtout sur le secteur de l'Arcade, nous avons une belle intro, presque longue, qui nous dévoile l'origine aquatique de notre ennemi. Autant dire que c'est sympa et assez rare pour être souligné. Après c'est comme d'habitude, le scénario n'est pas du tout développé et la fin a été réalisée à la va vite. Reste l'impressionnante mise en scène de chaque boss, qu'on peut abréger si on est pressé.



Jouabilité & Gameplay

Le Silver Hawk
Une fois n'est pas coutume, le gameplay est original
dispose de 3 armes qui s'upgradent en prenant les items adéquats. Il y a bien sûr un item par arme, ainsi elle ne s'upgradent pas simultanément. Les armes principales sont de type tir avant, tir au sol et protection. Jusque là rien d'original, Darius étant un banal shoot horizontal comme tant d'autre. Sauf peut-être pour 2 innovations majeures du gameplay, nommé le "capture-ball" et "alpha-beam". Notre appareil dispose de 6 "capture-ball" par vie et ne fois lancées, elles permettent de parasiter l'ennemi pour qu'il devienne un allié. Voilà une idée quelle est bonne ! Plusieurs possibilités s'offrent alors à nous : soit il devient un compagnon de fortune qui se retourne contre ses frères de marée-basse, soit il sert de projectile causant pas mal de dégâts, soit il sert de bouclier pour parer les tirs ennemis ou enfin, il peut aussi servir de mega-bombe, nettoyant ainsi l'écran. Autre concept, lors de l'affrontement contre un boss, il peut tirer une "beta-beam". De votre côté vous pouvez tirer une "alpha-beam". Alors les 2 armes se confrontent et vous devez marteler le bouton de tir pour remporter le challenge. Si ça réussit, l'explosion est énorme et le boss encaissera beaucoup de dégâts. Un régal à la fois pour les yeux et pour l'efficacité. L'aventure est divisée en 15 niveaux mais de façon pyramidale. On parcours donc 5 levels (le premier étant obligatoire) et après chaque boss, on vous laisse le choix du parcours. Idem, à mi-parcours où vous avez le choix de votre destination. Les possibilités sont donc énormes et on peut refaire le jeu plusieurs fois sans passer par les mêmes levels. Il parait même qu'il y a une fin pour chaque parcours (5 en tout). Moi je n'en ai vu qu'une et c'est déjà pas si mal car G-Darius est très difficile. On perd en moyenne 1 continue toutes les 2 minutes et il m'a fallu pas moins de 14 crédits rien que pour le boss final. Vous voyez le genre... Heureusement que pour arranger un peu les choses on peut jouer à 2 et si on perd une vie, on ne recommence pas au dernier checkpoint, on continue son chemin. Heureusement car le jeu est déjà assez corsé comme ça. Mais il est quand même peu dommage qu'on ne profite jamais de ses 6 capture-balls (on se fait crever avant), ni même qu'on arrivera jamais à avoir ses armes au max, leur puissance retombant à zéro à chaque continue. Mais ça ne nous empêchera de s'éclater comme des dingues à ce G-Darius, le jeu étant vraiment fun.



L'image

Basé sur
Sprites énormes et jolis décors : une excellente recette pour un shoot
l'Hardware PlayStation (comme Raystorm), on retrouve tout ce qui fait l'attrait ainsi que les bugs de la console Sony. Légèrement boosté par rapport à la console, l'Hardware Arcade se permet tout de même quelques fantaisies de plus, plus grosse puissance de calcul oblige. Ainsi il ne sera pas rare que notre vaisseau prenne d'autres angles au commun horizontal afin de varier un peu l'action et d'en mettre plein la vue. En parlant de ça, l'entrée en scène des boss est souvent impressionnante, ces derniers étant en plus très imposants. Le résultat, même s'il reste polygoné, est saisissant. Les graphismes sont parfaitement colorés, l'animation ne déplore aucun bug (à part une légère tremblote de certaines textures), bref même s'il est basé sur Hardware vieux de 3 ans déjà, G-Darius fait tout pour nous exploser les yeux, et ça marche !



Le son

Certains disent
La bande-son est le seul point raté du jeu. Dommage...
que la bande-son de ce jeu est bonne, moi je dis qu'ils feraient mieux de consulter, ils doivent sans doute avoir un problème auditif. Pour être franc, je n'avais pas entendu une aussi mauvaise plage sonore depuis Ridge Racer, c'est dire ! Rythmées mais vraiment pas terribles, les musiques sont en plus trop fortes et couvrent les bruitages, bruitages qui auraient mérités qu'on y prête attention. Sachant que la partie sonore est un pourcentage assez énorme dans le plaisir de jouer à un shoot, depuis quelques temps les développeurs ont tendance à l'oublier en bâclant cet important chapitre. C'est un beau gâchis, surtout pour le genre, et G-Darius n'échappe à la règle.



Note générale

Même s'il nous offre une bande-son bien pourrie que seul Ridge Racer et son Electro minable arrive à concurrencer, même s'il est difficile à se ronger les dents sur le stick, G-Darius est un grand moment de shoot-them-up. 15 levels de folie aux possibilités de parcours énormes, de nouveaux concepts rafraichissant le genre (les "capture ball" et "alpha beam") et une réalisation graphique époustouflante, font de ce 4e opus de la saga Darius, le meilleur d'entre tous. Nerveux, impressionnant et fun, c'est ce qu'impose le cahier des charges d'un shoot et G-Darius y arrive avec facilité. Après c'est sûr, il faut aimer le folklore des ennemis et leurs formes aquatiques mais après tout, depuis le passage à la 3D, ce design autrefois plus rebutant qu'accrocheur, a finit par se faire une place.


Test réalisé par iiYama

aout 2008