19XX (ARC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 1995 / janvier 1996
Développeur : Capcom
Genre : shoot-them-up

Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Hardware : Capcom CPS2
Support : cartouche de 160Mb
Orientation de l'écran : vertical
Commandes : stick 8 voies + 2 boutons
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément






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19XX

The war against destiny



On le sait bien,
Le gameplay évolue légérement et les débuts sont tout à fait praticables
chez Capcom quand on tient un bon filon, on ne le lâche pas. Mais avec la grande série des shoots verticaux que sont les 1942 et consorts, on ne peut pas dire que la marque ait vraiment tirée sur la corde puisque chaque épisode est séparé de plusieurs années. Si 1941 faisait chauffer le tout jeune CPS1, cette fois c'est le gros CPS2 qui est à l'œuvre et attention les yeux ! Mais avant de parler technique, rappelons pourquoi le jeu porte un tel nom. En réalité ce n'est pas bien compliqué, l'histoire se situe dans un passé alternatif qui mélange un peu les âges. D'un côté nous avons nos vieux coucous mais d'un autre on a un armement plus que sauvage et des ennemis au design très manga. Ainsi dans cet univers fictif (bien que les anciens épisodes n'avaient rien de réalistes) ce n'est pas l'hargneux petit moustachu qui menace le monde mais une guerre nucléaire prête à virer à l'holocauste. On aura 2 petites intros très rapides pour ouvrir le jeu mais on regrette déjà qu'il n'y ait pas une vraie scène pour nous expliciter tout ça. Bref on met quelques pesos dans le bouffe-fric et c'est parti pour une heure de folie. Oui seulement une heure mais bon, entre temps on aura cramé 30 crédits (donc au mieux 30€, si le crédit est à un 1€ bien sûr) et on se sera déjà pas mal excité sur la borne. On presse Start et on retrouve le choix de l'appareil, choix qui déterminera la balance entre vitesse de déplacement et puissance de tir. Chaque début de level (8 en tout) commence par un petit briefing et se termine par la traditionnelle scénette où on voit notre avion zoomer, laissant derrière lui les lambeaux d'un boss qu'on a sans doute eu dû mal à détruire. A noter aussi que la fin est bien sympa comme tout, avec en prime une jolie musique. C'est gratifiant. Le jeu commence et de suite on remarquera quelques changements par rapport à 1941. La première c'est qu'on a plus du tout de jauge de vie, donc si on se fait toucher, c'est direct l'explosion avec la perte d'une vie. Ensuite il n'y a plus un seul mur où se frotter donc plus de rouli-bouli non plus. A côté de ça, le gameplay s'améliore. Si on veut un tir normal, on presse frénétiquement le bouton I mais si on veut charger le tir, on le maintient. Suffisamment chargé (jusqu'à 3 niveaux selon l'arme et l'avion choisi) il délivre un gros boost de l'arme utilisée et nous aide à mieux nettoyer l'écran.


Sympa,
La qualité graphique est énorme ! Les animations sont en plus d'une fluidité étonnante
si ce n'est que sur la fin il sera impossible de s'en servir, le jeu devenant ardu. A ce propos, n'allez pas croire qu'on se retrouve avec un jeu super difficile. Je tiens à vous le dire, vous pourrez très bien en profiter, avec quelques pièces seulement. En effet les 2 premiers niveaux sont carrément faciles, la difficulté étant vraiment progressive, pour finir par être totalement hardcore sur le dernier level. Il faut dire aussi que les armes déménagent bien. Elles sont en petit nombre (seulement 3) mais elles dégomment tout ce qui passe et les power-ups sont cumulables. Dernier point du gameplay, on retrouve bien entendu nos 3 bombes fétiches, qui font le ménage de l'écran. D'ailleurs Capcom, dans sa grande bonté, nous fera un petit coup de dépoussiérage à chaque vie perdue (la plupart des tirs et des ennemis disparaissent) et on récupèrera à chaque fois nos 3 bombes. Le jeu n'en est que plus agréable. Techniquement, c'est une nouvelle fois du très grand art. Le framerate reste constant dans l'effort malgré la nuée d'ennemis en mouvement. Autant dire que le CPS2 assure méchamment, même si je n'ai pas pu tester le mode 2 joueurs. En effet ma jolie testeuse en second, ma reine de la curiosité ludique (à savoir la douce Lidwyne), n'était pas avec moi pour ce jeu-là. Du coup j'ai dû finir le jeu et rédiger mon article tout seul. Elle ne sait pas ce qu'elle a ratée car 19XX est un jeu vraiment magnifique. Très coloré, ce qui tranche un peu avec les couleurs sobres de ses prédécesseurs, les décors sont détaillés, tout comme les divers sprites. Mention spéciale aux boss, qui ont le bon goût de se dégrader à vu d'œil sous nos tirs fournis et qui assument un design très mécha, un peu à la façon d'un Aero Fighters 2. On notera aussi la grande qualité des explosions et des diverses animations. Sur une cartouche de seulement 20Mo, je suis resté étonné. Enfin la partie sonore profite du superbe DSP Q-Sound, développé par Capcom et Q-Sound Labs. Seulement 2 musiques sont vraiment mémorables (un boss et la fin) mais la qualité est belle-et-bien au rendez-vous. Les percutions sont claires, cristallines, les mélodies sont entraînantes et les bruitages ont aussi un bon sampling. Seuls petits défauts quand même, on aurait aimé des musiques plus carrées (même si l'OST est sortie au Japon tant elle a eu du succès), musiques qui ont tendance à être un peu fortes par rapport aux bruitages. Rien de bien méchant en soi.



19XX : Note
The War Against Destiny est un shoot vertical de grande qualité. Le CPS2 y est admirable d'efficacité, le QSound est bien utilisé, le gameplay est comme toujours bien calibré, c'est super beau, c'est rapide, rythmé, pêchu… tout ce que j'aime dans un shoot !



Test réalisé par iiYama

décembre 2009