1944 (ARC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2000
Développeur : 8ing/Raizing (Capcom)
Genre : shoot-them-up

Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Hardware : Capcom CPS2
Support : cartouche de 256Mb
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 2 boutons
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément



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1944

The Loop Master



Suite et fin de
Le gameplay se table sur celui de 1941
la grande série de Capcom, 1944 : The Loop Master clôt une jolie saga dont on ne verra sous doute jamais la suite… tout du moins sur Arcade (puisque l'Arcade est plus ou moins mort de nos jours). C'est peut-être le cas de 1942 : Joint Strike, sorti sur PS3 et Xbox 360 en 2008. Bref, revenons en 2000, à cette époque où l'Arcade commençait son lent déclin, notamment à cause de consoles de salon puissantes comme la PlayStation et surtout la PlayStation 2. Première petite anecdote, 1944 (qui fait suite à l'épisode alternatif 19XX) fonctionne lui aussi sous CPS2. Le plus étonnant c'est que le CPS3 existait déjà alors pourquoi les développeurs ne se sont pas servis de cette brute de puissance ? Et bien tout simplement parce que le CPS3 était extrêmement cher et qu'il possédait un système anti-piratage vraiment contraignant pour les gérants. Du coup le CPS2 resta le dernier système de Capcom à avoir du succès, même si le CPS3 aura été le berceau du grand Street Fighter III. Ensuite il faut savoir que 1944 n'a pas été développé par Capcom lui-même (comme ce fut le cas jusqu'à 19XX) mais par 8ing/Raizing, connu pour quelques jeux sympas comme Panic Bomber, Bloody Roar ou plus récemment Tekken 5 : Dark Resurrection (version PSP) ou Castlevania Judgment (Wii). Dernière surprise, le jeu délaisse définitivement l'antique orientation verticale de l'écran, pour un affichage plus contemporain en 16:9. Et puisqu'on y est, abordons tout de suite la réalisation. Le jeu s'ouvre enfin sur une vraie intro, certes courte mais bel et bien là. On y voit de suite les 2 avions auxquels on a droit : le P38 Américain commun à la série et le Zero Japonais (sans doute pour leur faire plaisir). Graphiquement, on pourrait être un peu déçu par le jeu. En effet les couleurs et le design sont revenus à des normes plus classiques, laissant le style particulier et aguicheur de 19XX derrière. Du coup 1944 est plus proche de 1941. Globalement le jeu est beau mais il faut le dire, 5 ans après le précédent épisode on attendait mieux (d'autant que 1944 n'est pas plus beau que 19XX, ce serait même le contraire). Attention toutefois à ne pas amalgamer, il reste quand même un titre fort d'un design réussi, c'est détaillé et coloré. C'est juste que la comparaison semble déstabilisante et qu'en 2000 sur Arcade, on a eu droit à quelques titres plus fort visuellement : Mars Matrix, Gunbird 2 ou encore Dragon Blaze. A ce titre, les divers mouvements paraissent également moins fluides. Bien sûr ils sont tout à fait corrects (notamment pour des explosions très bien faites) mais ils restent un poil moins travaillés qu'auparavant. A côté de ça l’animation en général reste d'une fluidité exemplaire malgré les dizaines de sprites à l'écran. Ce framerate, toujours aussi imperturbable, est bien la preuve que le moteur graphique exploite à fond son support. Pas mal de sprites au sol sont également destructibles, tout comme les boss qui nous font encore le plaisir de se dégrader au fil du combat. D'ailleurs en parlant de boss, certains sont vraiment énormes, mention spéciale au boss final qui prend 6 écrans (!). Enfin le son est la 2e petite déception de cette dernière itération.


Dans les années 2000,
La réalisation est revenue à des normes plus classiques
les développeurs ont tous décidés que le temps des grosses mélodies carrées qui faisaient battre nos cœurs et aimer les jeux de cette époque, était révolu. Donc on nous balance cette fois du Rock bas-de-gamme, loin de ce que peuvent nous offrir un Thunder Force V ou un Lords of Thunder en leur temps. Non ici c'est du bas étage, presque de la musique de flipper. Les compositions sont malgré tout entraînantes (j'ai tout de même apprécié celle de l'intro) et une nouvelle fois le DSP Q-Sound nous délivre une très belle qualité acoustique. C'est sans doute ce qui sauve ce chapitre de la noyade. Dernier point : les bruitages sont corrects, le tout tenant une certaine cohérence, un certain chaos sonore, même si c'est un peu bruyant, à défaut d'être vraiment accrocheur. J'ai bien sûr gardé le meilleur pour la fin : le gameplay. Encore un changement dans ce dernier puisqu'il ne se cale pas sur le dernier opus mais celui d'avant, à sa voir 1941. Donc on ne choisit plus son appareil (le joueur 1 prend le P38, le joueur 2 prend le Zero) mais on retrouve la fameuse jauge de vie (lorsque la jauge est vide, vous perdez un continue). Avec elle on possède 3 mega-bombes extra puissantes (même les boss chargent bien avec elles) ainsi que le concept de tir chargé : en maintenant le bouton I, une jauge power se charge et une fois pleine, notre appareil se met à un plan supérieur et sulfate copieusement pendant quelques secondes. Sorte de power-up bien puissant, on sera de plus intouchable, même si bien sûr, on trouvera le délai de charge trop long par rapport au temps d'arrosage. Si le jeu ne propose plus qu'une seule arme (contre 3 auparavant), celle-ci est upgradable et on retrouve avec plaisir les 2 mini-drones qui se collent à notre appareil (et dont les tirs s'ajoutent aux nôtres). Ces derniers peuvent être détruits indépendants (en absorbant les tirs ennemis à notre place) mais en collectant des items, on peut en avoir plusieurs d'avance. D'ailleurs si on perd un continue, on a la possibilité de poursuivre son carnage et si on récupère le pauvre pilote qui est laissé à l'abandon, il nous délivrera pas mal d'items, ce qui fait qu'à chaque crédit on repart avec le plein de bombes et le power-up au max. C'est vraiment pas mal. Comme à l'accoutumée chaque level se termine par un artwork mais on trouvera les niveaux extrêmement courts. Le jeu compte 16 levels mais à la façon d'un Aero Fighters 3, ceux-ci durent au mieux 2 minutes pour passer directement au boss. Donc l'aventure dure en moyenne 45 minutes pour une trentaine d'€uros/crédits. Vraiment pas difficile sur les 3~4 premiers levels, la difficulté augmente de façon vraiment progressive et vous cramerez vos 20 derniers jetons sur les 5 derniers levels. Comme d'habitude en somme. A noter enfin qu'on a un temps limité pour chaque boss. Si on ne le dézingue pas avant le temps imparti, il s'enfuit, le jeu continue mais vous aurez alors une fin toute pourrie.



5 ans Note
après le génial 19XX, qui reste selon moi le meilleur opus de la série, 1944 revient à des normes plus classiques tant pour les graphismes que le gameplay, finalement plus proche de 1941 qui date pour sa part de 1990. Le CPS2 nous affiche quand même un beau jeu mais un peu à la traîne face à une concurrence véritablement acharnée. 1944 : The Loop Master reste malgré tout une valeur sûre du shmup Arcade, déjà parce que son gameplay est vraiment efficace, ensuite parce que son framerate reste indécrottable et ce, en toutes circonstances. Un très bon jeu même si je n'ai pas reçu la claque que j'attendais.



Test réalisé par iiYama

décembre 2009