Fire Emblem : Awakening (3DS)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2013
Développeur : Intelligent Systems
Editeur : Nintendo
Genre : tactical RPG

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en local
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 1.3 Millions





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Fire Emblem

Awakening


La série
L'histoire est intéressante et bien amnenée. Dommage que ces vidéos, à la qualité exceptionnelle, soient si rares
des Fire Emblem a débuté en avril 1990 sur Famicom (la NES japonaise) mais il aura fallu attendre juillet 2004 pour voir un épisode sortir en Europe (Fire Emblem 7: Rekka no Ken sorti sur GameBoy Advance). Entre temps, plusieurs épisodes ont vu le jour sur Super Famicom (la Super Nintendo japonaise), Satellaview (l'add-on satellite de la Super Famicom), GameCube, Wii et DS. Si seuls les épisodes 7, 8, 9, 10 et 11 ont été édités en Europe (les japonais étant toujours aussi sectaires à partager les bons jeux qu'ils n'estiment pas destinés à l'occident) fort heureusement pour nous, ce le 13e opus, Awakening, a vu le jour sur Nintendo 3DS, au format cartouche ou en téléchargement sur eShop. Fort d'une scène d'introduction énigmatique et d'un personnage s'éveillant amnésique (comme dans bien trop de jeux désormais), nous voici aux commandes d'un avatar personnalisable (suffisamment du moins : apparence, voix, sexe, couleur) et qui a le bon gout de s'exprimer et de ne pas jouer les muets. L'aventure débute sur l'éveil de ce dernier aux cotés d'un personnage charismatique, Chrom, qui deviendra rapidement le centre de l'épopée. Sur fond de conflits politiques "discount" (comprenons par là que ça n'a pas la profondeur suffisante pour convaincre), les 2 comparses vont rapidement mettre la main sur des alliés de valeurs et qui viendront les épauler dans des batailles dont l'envergure croissante rivalise parfois avec la naïveté de certains passages (du genre "salut, je ne pense pas que vous soyez prince donc je vais tenter de vous coller une raclée, et si c'est vous qui nous mettez la misère alors... vous serez bien ce que vous dites"… ce n'est ni crédible, ni cohérent). Le scénario avance de façon structurée, par chapitre, débutant par un bout de scénario illustré d'un environnement 3D convainquant et parfois (trop rarement vu la qualité) de vidéos. Puis viennent les batailles (comme je le disais parfois pour des motifs, disons… surprenants) et une conclusion.


Derrière cette
Fire Emblem est un tactical RPG et la difficulté sait s'adapter aux besoins de chacun
architecture prévisible se cache une maitrise assez juste du genre qui ne gâche en rien le scénario, un scénario assez fin dans son ensemble. "Assez fin" par son manque d'originalité, car même si l'opus dispose bien de quelques révélations plaisantes (bien que certaines soient prévisibles), le reste est vu et revu (des guerres et des enjeux comme on en a déjà vu des centaines). Alors même si j'ai l'air de mettre globalement en touche l'aspect scénaristique du jeu, il faut rester positif. Cette histoire ne casse pas des briques mais ce qui gravite autour, oui. Car l'un des points forts du titre ce sont les interactions possibles entre les différents protagonistes. Que ce soit sur le champ de bataille ou dans la caserne (via des événements aléatoires survenant avec le temps qui passe), ces derniers peuvent approfondir leurs relations, vivre quelques petites scènes amusantes ou distrayantes, devenant ainsi des binômes redoutables et pouvant former des couples. Couples qui, par la suite, sont l'occasion d'obtenir leur descendance, et donc des personnages supplémentaires dont les caractéristiques (sexe, stats) dépendent des parents. Le tout est suffisamment bien fait pour être prenant. Surtout que certaines relations ont un rôle dans certains aspects du scénario. De là à se dire que la simplification du scénario de base à servi un développement plus interactif des personnages… il n'y a qu'un pas. Fire Emblem est donc un jRPG sauce tactique (un tactical RPG quoi) dont la sauce a mariné depuis des générations entières. On retrouve ici les grands traits de ses prédécesseurs (système de techniques, stats de personnages, classes) et puisqu'ils ont su faire le succès de la série, il y avait peu de chance que cela rate son but sur Awakening. Sans surprise, cet aspect-là du titre est maitrisé, un sans faute. Le joueur dispose donc d'une armée qu'il peut changer à l'envie (ou presque, certains personnages ayant accès à son propre panel de classe, souvent très différents des autres) au travers de classes éloquentes tel que chevalier, mage, cavalier...


On notera des
Les combats sont dynamiques et entièrement personnalisables
fautes de gouts relativement minimes (certaines classes de base sont très rares, tel que l'archer représenté par un seul personnage en début de partie et au charisme douteux, et dont on hésite à faire l'usage), l'ensemble étant réellement bien pensé et étonnamment abordable. La prise en main est rapide et le second écran se révèle être une mine d'informations pour le stratège que l'on incarne. A mon sens, bien que la formule soit quasi parfaite, il y a encore des choses à améliorer car comme tous les Fire Emblem les armes ont (par exemple) une durabilité qui s'épuise à chaque coup porté. C'est un élément de jeu perfectible car illogique (j'veux dire, un forgeron ça répare les armes hein ^^) et pénalisante voir même frustrante (je ne vois même pas l'intérêt des upgrades ultra chères si c'est pour que l'arme casse après 20 coups). Si en "facile" ce défaut passe inaperçu, les modes de difficulté supérieurs ne font pas tant de cadeaux : en effet, le choix de la difficulté est possible en début de partie, et change radicalement l'approche des combats. Le jeu peut devenir une mine de stratégie, révélant un fort potentiel tactique, tant la difficulté peut exacerber les particularités/faiblesses de chaque unité. De fait, le soft peut s'adapter au joueur à ce qu'il recherche. Surtout que l'on veut activer ou désactiver la fameuse option qui transforme chaque défaite de personnage en mort irréversible (et qui coupe les sauvegardes durant les batailles, histoire d'assumer), cher à la série, et qui ajoute forcément une belle pression durant les joutes (qui en deviennent encore plus intéressantes, en un sens). Bref, ceux qui aiment se pincer le postérieur pour pleurer (et qui joue à Dark Soul ^_^) aimeront la possibilité de jouer à un jeu vraiment gourmant en stratégie, d'autres apprécierons de pouvoir ajuster le jeu à ce qu'ils veulent vivre (et on salut le geste). Notons que les champs de bataille sont le cœur du jeu et qu'ils dénotent d'une richesse assumée.


Les personnages
Pour de la 3DS, la réalisation est impressionnante. Quant à la bande son, elle est fabuleuse !
peuvent s'aider si adjacent (et selon leur intimité), peuvent ouvrir portes ou coffres, etc... Le rôle de stratège de l'avatar lui permet d'obtenir diverses informations (estimations sur les affrontements, sur les déplacements adverses…) et permettent donc l'élaboration de stratégies profondes. Tout ça contribue à faire évoluer la sauce : durant les batailles, les personnages peuvent s'allier et former des duos, les unités étant ainsi liées, ce qui apporte un élément de jeu aussi passionnant que riche en possibilités. La carte du monde apporte quelques interactions plus utiles que bien faites (on ne visite pas de ville, on ne fait qu'entrer dans des magasins), avec l'apparition aléatoire de troupes ennemies (selon le temps qui passe ou via des objets), de marchands spéciaux, de quêtes/batailles annexes... De quoi s'occuper et apprécier ce système finalement très réussis. Techniquement, le moins qu'on puisse dire, c'est que Fire Emblem est beau ! Son design est assumé, avec des personnages fins mais sans pied (!) et des décors colorés mais peu variés. Globalement on se réjouit des joutes où se déroulent quelques scénettes inspirant le feu de l'action, montrant les échanges de frappes que se font les protagonistes. Sans être un monstre de technique, le jeu affiche un enrobage très agréable et une réalisation qui fait honneur à la modeste 3DS. Sans parler des vidéos qui, sans être nombreuses, sont particulièrement léchées. On est donc en présence d'un univers visuellement prenant, qui aide la mise en scène à tenir grandement la route. Enfin le point d'orgue de ce titre est sans nul doute sa bande-son. C'est un bijou dans un écrin tant celle-ci est en accord avec l'ensemble, tant elle colle à la peau du jeu. Les batailles sont servies avec 2 versions d'une même musique : l'une (le calme avant la tempête) durant les phases tactiques, l'autre, épique et entrainante, durant les scènes mettant en œuvre les joutes entre les unités. Un vrai régal !



La série Note
des Fire Emblem est parmi les plus fières représentantes de son genre (tactical RPG), et Awakening, le 13e épisode, est le nouveau souffle qu'on attendait. Servis par une réalisation prenante et un système de jeu sans faille, le plaisir de jeu est là, sans nul doute. Les quelques défauts qui aurait pu ternir l'ensemble ne porte pas suffisamment atteinte à tous les bons cotés cumulés, laissant ainsi place à un contentement justifié.



Les -

  • Scénario prévisible et quelques incohérences dû au genre
  • Personnages sans pied Oo'
  • Pas assez de vidéos...
  • Les +

  • Développement interactif des relations entre personnages
  • Une bande-son absolument fantastique
  • Difficulté modulable qui convient à tous
  • ... à la qualité pourtant exceptionnelle !
  • Batailles personnalisables
  • Bonne durée de vie

  • Test réalisé par Aquel

    avril 2014