Bravely Default (3DS)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2013 (octobre 2012 au Japon)
Développeur : Silicon Studio
Editeur : Square Enix
Genre : RPG

Support : cartouche
Version testée : Française
Doublage : US ou JAP (au choix)
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : entraide possible entre joueurs amis + StreetPass
Titre alternatif : Bravely Default : Flying Fairy (JAP) / Bravely Default : For the Sequel
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 920.000




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Bravely Default








Bravely Default,
Le scénario est très classique, ressemblant beaucoup aux jRPGs de l'âge d'or (16bits)
voilà peut-être un an que certaines personnes n'ayant pas accès à l'import japonais bavent devant des séquences de gameplay de ce jeu ! Puis, il y a les autres, comme moi, qui n'en avaient rien à faire, jusqu'à la mise en ligne de la démo (car le jeu a mis plus d'un an à sortir de son Japon natal). Et là, ce fut le déclic ! Ce jeu fut, le temps de 4 heures, un véritable bijou au niveau du jRPG, à tel point que je n'ai pas vu le temps passer. Mais finalement, qu'en est-t'il vraiment ? Vous voulez une réponse ? Et bien lisez le test, ou alors faites comme tout le monde : allez tout en bas de la page lire la conclusion, ça ira plus vite. Bravely Default aurait finalement pu tout aussi bien être la suite de Final Fantasy : The 4 Heroes of Light (note pour ceux qui dorment : c'était un RPG avec un système de combats assez dynamique, comme celui-ci, avec une patte graphique assez cartoon et qui avait une histoire assez "old-school") tant ces ressemblances avec ce dernier sont nombreuses : digne des tous premiers volets de la célébrissime saga de Squaresoft, avec l'histoire des cristaux qui se retrouvent envahis par les ténèbres ce qui déclenche des cataclysmes aux 4 coins du globe. Nous y reviendrons aussi pour le coup. Et enfin, le système de jobs emprunté donc, de The 4 Heroes of Light qui lui-même l'avait emprunté à Final Fantasy III (vous me suivez toujours ?) est de nouveau là. Sauf que là où nous pourrions tombés dans un jeu qui ne marche que dans la nostalgie ou qui ne serait qu'une pâle copie d'un jeu existant ayant juste changé de titre, on se retrouve avec un titre dont tous les artifices mentionnés ci-dessus n'en sont que meilleurs ! Pour le coup, Square Enix a réalisé un véritable coup de maître en reprenant des recettes bien connues mais aussi en les rendant encore plus efficaces, un peu comme si Cyril Lignac avait fait un excellent remake de la soupe de votre grand-mère. Car oui, contrairement à ce que l'on pourrait croire, Square Enix n'a pas fait dans la fainéantise, en faisant un simple remake déguisé d'un épisode de Final Fantasy, et on est encore bien loin d'un simple melting-pot. Bravely Default réussit au final à se créer sa propre identité, et n'hésite pas à tenter de bouleverser certains codes du genre.


Tout d'abord,
Le gameplay alterne intelligement des compétences "Brave" et "Default" d'où le titre du jeu
évoquons un des aspects les plus importants dans un jeu, en particulier dans un RPG : le scénario. Celui-ci ne fait pas dans l'innovation, et l'on se retrouve très vite dans une histoire qui reprend tous les clichés des vieux jRPG de l'âge d'or. Un gentil berger, qui vit dans un village trop calme (Tiz Arrior) voit son village (Norende) se faire engloutir par un gigantesque trou avec lesquels ses proches, et surtout son frère, laissé pour mort après être tombé. Au même moment, Agnès Oblige, Vestale du vent, voit le cristal du vent se faire engloutir par les ténèbres alors qu'elle priait pour qu'il retrouve sa lueur d'antan. Elle voit elle aussi ses compagnons et proches se faire tuer sous ses yeux. De son statut de Vestale, elle est très croyante au niveau du "cristallisme", ce qui n'est pas du goût du Duché d'Eternia, commandé par le Templier Braev Lee, qui tente d'anéantir les derniers croyants par la force, en particulier les vestales. Il envoie sa fille (Edea Lee) et ses troupes en reconnaissance pour aller retrouver la Vestale du vent. Elle finit par changer de côté, et s'allie à l'équipe. Et pour finir, je tiens à vous présenter Ringabel. Mais qui est Ringabel ? Il ne le sait pas, il croit juste que c'est son nom. Il possède un journal qui lit l'avenir, l'énigmatique « journal de D » qui lui fait apparaître le portrait d'une jeune femme qu'il recherche ardemment. C'est d'ailleurs un coureur de jupons et le véritable clown de la bande, c'est l'un des personnages qui vous fera le plus rire de tout le jeu. Voilà pour le pitch et la présentation brève de l'histoire, je ne préfère pas trop en dire et vous laisser découvrir par vous-même le reste ! Maintenant, parlons du gameplay du jeu. Le système se base principalement sur 2 principes : le système de "Brave" et celui de "Default" (d'où le titre du jeu) et attention, c'est ici que ça se complique (mais restez quand même, c'est simple à comprendre).


Se mettre en
Le système de Brave Point est ingénieux et nous pousse à jouer plus tactique qu'on croirait
mode "Default" permet de limiter les dégâts encourus durant le tour et de gagner un "Brave Point", la limite étant de 3 Brave Points positifs (ce nombre peut augmenter grâce à certaines compétences) et l'on ne peut consommer que 4 Points de Brave par tour, qui eux nous permettent à chaque fois que l'on en consomme 1, de pouvoir faire 1 action en plus. Vous vous rechargez de 1 Brave Point par tour. Sachez que certaines capacités de certaines classes demandent un certain nombre de Brave Point, mais vous n'êtes pas obligé d'avoir le nombre requis pour pouvoir l'utiliser (par exemple, si vous avez 0 Brave Point, pour pourrez l'utiliser, mais vous obtiendrez des Brave Point négatif, et vous vous retrouverez "déficitaire"). A ce moment-là, vous ne pourrez plus attaquer pendant 2 tours, le temps que vos Brave Point (abrégeons en BP pour mieux comprendre) se rechargent. Vous pourrez par exemple avoir le schéma suivant à savoir que vous avez 3 BP en votre possession mais vous voulez lancez un sort qui "coute" 4 BP, voici ce que ça donne : 3-4 = -1 vous devrez attendre 1 tour pour pouvoir rejouer. Idem si votre compteur est à plat et que vous voulez lancer un sort qui coute 4 BP, vous serez dans l'impossibilité de frapper pendant 4 tours. Ce système de "crédit" peut paraître compliqué mais il est bien plus simple qu'il n'y paraît, et on arrive très vite à le maîtriser. Ces Brave Points se remettent à zéro après chaque combat, donc n'ayez crainte : si tous vos personnages étaient par exemple à -4 BP à la fin du combat, sachez qu'au prochain, ils seront revenus à 0. Idem quand ils sont positifs d'ailleurs... Mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie, hein. Le fait qu'ils reviennent à la normale permet de fumer des nuées d'ennemis en un tour, sans qu'ils aient (peut-être ?) eu le temps de porter un seul coup, ce qui peut s'avérer intéressant pour quiconque désirant XP sans avoir de soucis majeur et surtout, rapidement. D'ailleurs, les ennemis, dès le début, sauront vous mettre la misère si vous n'avez pas réussi à maîtriser cette subtilité.


Il reste ensuite
Les Boissons PS (pour augmenter ses Points of Second) sont utiles mais payantes via l'eShop. Bienvenu dans le jeu vidéo 2.0 et l'arnaque aux pigeons
un dernier mode dont je n'ai pas parlé : le mode "Bravely Second". Ce dernier fige le temps après une simple pression sur la touche "start" en plein combat. Grâce à ce mode, on peut franchir la barre des 9999 points de dégâts et apporter un avantage non négligeable en combat. Le petit souci, c'est que pour avoir ces points, il faut avoir mis sa console en veille pendant 8 heures, ou alors payer ces petits points sur l'eShop, grâce à des Boissons PS (apportant des Points de Second). Il n'y a que ces moyens-là de disponible. Mais rassurez-vous, contrairement aux Brave Point et au mode Default, cette option reste dispensable. Et heureusement, si je puis me permettre. Passons au système de "jobs" (métiers) et au système de compétences, liés à ces jobs. Les jobs vont jusqu'au niveau 14, et augmentent de la même façon que l'XP, c'est juste que ce sont des "points de compétences" qui nous servent à les augmenter. Point de compétences que l'on gagne comme l'XP à la fin des combats. Chaque niveau est égal à une compétences/techniques pour chaque job. Sur tous les jobs, les compétences glanées sont presque toutes différentes. Il y a une multitude de jobs que l'on peut coupler avec les techniques d'un autre job via le menu de sélection des compétences. Exemple : vous pourrez augmenter la classe Mage Noir utiliser la compétence spéciale de ce job, et en même temps pouvoir utiliser les compétences du job Mage Blanc sans augmenter ce job. En sachant que chaque job a ses spécificités, beaucoup de combinaisons sont possibles, à vous de trouver les meilleures pour les combats. Certains job seront meilleurs dans tel ou tel statistique, tandis que d'autres ne le seront pas. Certains maîtriseront à la perfection la Baguette tandis que d'autres classes privilégient le combat à l'épée. En fonction du rang de l'arme, sa puissance pourra même en être altérée. Certaines compétences visent à déformer ces spécificités, ce qui permettra de peut-être créer une team parfaite, pouvant faire face à tout type de situation. Un système de Mentorat vous permettra de débloquer des compétences beaucoup plus facilement.


Durant le jeu,
Techniquement la 3DS est capable de mieux, même si ça reste agréable. La bande-son est par contre somptueuse !
vous aurez l'occasion de participer à la reconstruction du village de Norende, village englouti par le gouffre. Il vous faudra mettre des habitants qui viendront chaque jour plus nombreux, afin d'améliorer vos magasins ou de les construire, le niveau max d'aménagement est de 11 pour chaque boutique, certaines vous donneront des armes, des boucliers, des armures, d'autres de objets de combat, de soins… Enfin, certaines vous débloqueront des capacités spéciales couplés à des sortes de Mods de Coups Spéciaux, qui s'ajoutent aux capacités dans un menu, elles aussi disponibles grâce aux upgrades des boutiques. Ces gains pourrons vous être très utiles, alors ne les négligez pas. A présent, parlons des graphismes de ce titre. Si le design "cartoonesque" est vraiment agréable à l'œil, on pourra déplorer des villages en quasi 2D qui sont certes d'une beauté absolument fabuleuse mais qui n'exploitent pas les capacités graphiques de la 3DS à leur maximum. A contrario, on se plaira à utiliser l'effet 3D, très bien utilisé dans les villes. Sans ça, ce n'est pas terrible. Au niveau des ralentissements, certains sont à noter dans les versions téléchargeables du titre, lorsque qu'il y a trop d'effets à l'écran (en combat notamment). Autre coup de gueule : les cinématiques. Elles sont tellement magnifiques qu'on en voudrait bien d'autres, le truc c'est qu'il y en a qu'une qui est absolument magnifique, et c'est un gros point noir selon moi. Il y a aussi les films RA. C'est cool, mais en fait non, c'est chiant. M'enfin ça utilise bien les fonctionnalités gyroscopiques de la console pour une fois, donc on ne va pas s'en plaindre. Passons à la bande-son. Là c'est un énorme point positif tant la bande-son possède des thèmes à vous en faire pleurer ou même à vous en rendre fou de joie ! Les thèmes de la "world map" sont absolument géniaux, et je ne peux que vous conseiller d'écouter l'OST pour tomber sous le charme du titre. Au niveau des doublages, sachez que les doublages anglais sont de très bonne facture, idem pour les doublages Japonais. Bref gros point positif, là-dessus Square Enix a vraiment assuré, vous pourrez leur tirer votre chapeau. C'est un véritable travail d'orfèvre dont on ne se lasse pas et qui collent tous très bien à l'ambiance très joyeuse du titre (enfin joyeuse, ça dépend à quel instant bien sûr).


Finissons par
Le contenu additionnel est directement inclus dans notre tardive version PAL
la durée de vie. Celle-ci s'allonge entre 40 et 50 heures de jeu, même si la moitié de l'aventure passe dans le recyclage le plus total (j'préfère rien dire, ça fait partie du scénario). On se retrouve là, devant un titre dont la durée de vie est colossale, couplée par un mode "New Game+" qui en ravira plus d'un. Au final on obtient près de 70h de jeu avec ce mode, ce qui est donc 10 fois plus que n'importe lequel des "Call Of Etron", vendu plus cher sur le marché, et qui reste moins plaisant à parcourir que ce Bravely Default. Malgré certains allers-retours assez énervants, rien ne vient vraiment rajouter trop d'heures à cette durée de vie, on serait même capable de dire que les quêtes secondaires seraient presque plus importantes que la quête principale en elle-même, surtout en sachant que c'est ces dernières qui nous donnent accès à beaucoup de jobs cachés. Malgré tout, cet effet recyclage sent plus le vieux compost moisi que le vrai recyclage utile. Ah, et aussi, vous avez sûrement entendu parler du contenu sorti peu de temps après la sortie de Bravely Default nommé Where the Fairy Flies ? Et bien sachez que tout ce contenu est intégré dans notre version PAL. Le jeu est donc plus érgonomique, plus sympa à jouer, et en plus des ajouts de l'add-on, il y a un petit contenu bonus que je vous laisse découvrir si vous faites la "bonne fin du jeu"...



vNote
n'est peut-être pas le jeu qui annonce le retour du jRPG comme on aurait pu l'espérer, mais il en reste l'un des porte-étendards, un signe fort qui montre un futur retour de celui-ci, mais avec d'autres RPG Japonais plus consistants… et plus solide. Et puis avec l'annonce d'un probable Bravely Second, on ne peut qu'espérer que les développeurs fassent mieux. Bravely Default reste un indispensable de la Nintendo 3DS, qui possède déjà une ludothèque très solide au niveau des RPGs.



Les -

  • Ressemble peut être encore un peu trop à un Final Fantasy
  • Se recycle trop vers la moitié du jeudi
  • La façon de réveiller les cristaux...
  • La 3DS est capable de mieux
  • Trop peu de cinématiques
  • Les Boissons PS à payer
  • Scénario trop classique
  • Les +

  • Tout le contenu de "Where the Fairy Flies" Inclus !
  • On peut jouer avec qu'une main, pratique ; )
  • Utilise toutes les fonctionnalités de la 3DS
  • Système de combat très dynamique
  • Excellente durée de vie (40-50h)
  • Des petites surprises rajoutées
  • Cinématiques magnifiques
  • Humour bien présent
  • Bande-son au top !
  • Système de job

  • Test réalisé par Nescapic

    aout 2014