Phoenix Wright - Dual Destinies (3DS)

 





Cliquez pour agrandir



Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2013
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : aventure - enquête

Support : en téléchargement sur eShop (disponible en boite au Japon)
Version testée : Française
Doublage : US
Textes à l'écran : US (!)

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Gyakuten Saiban 5 (JAP)
Prix au lancement : 25€
Score des ventes : 400.000


Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Phoenix Wright
Ace Attorney

Dual Destinies


Bon nombre de joueurs,
Le scénario est alambiqué et particulièrement accrocheur. A noter aussi que l'humour répond encore une fois à l'appel
dont je fais partis, attendait ce nouvel épisode d'Ace Attorney. Pas les bras croisé, le regard mauvais, mais le coeur plein d'espoir. Avec tout le tumulte produit par les derniers épisodes de la saga (comme Miles Edgeworth qui n'a même pas été traduit), nous étions en position d'attente, pour ainsi dire sans défense. La franchise, qui réunit Ace Attorney et les spin-of Investigations, est autant appréciée que mal considérée par son propre géniteur, frileux en matière de localisation. Heureusement, ce 5ème opus des Phoenix Wright a vu tout de même le jour, à cela prêt que l'on doit se contenter d'une version commune en anglais pour l'Europe. iiYama crierait au scandale, comme quoi c'est une honte de sortir sur notre sol un jeu aussi verbeux et pourtant, non traduit en Français. Il a raison le bougre et c'est vrai que c'est handicapant, car moi-même (pourtant très à l'aise avec l'anglais) j'ai eu quelques soucis de compréhension. De plus, le jeu n'est disponible que sur eShop (en dématérialisé donc), les Japonais étant les seuls à avoir eu le privilège d'une version boite. On se consolera avec le prix, qui est bien inférieur à celui de n'importe quel jeu 3DS (en boite) alors que la durée de vie est excellente. Bref, passons au décorticage de ce nouvel opus. La première chose qui saute aux yeux en débutant sa partie, c'est le reprise des codes des précédents épisodes (à moins que ne ce soit l'enrobage en 3D). Chaque chapitre débute par une petite vidéo plus ou moins suggestive, ouvrant ainsi sur le crime de l'affaire. Comme d'habitude, on est catapulté sur une première affaire "simple", servant à la fois de tuto et de mise en bouche, et pour nous ce sera également l'occasion de découvrir le tout nouveau personnage : Athena Cykes. Elle comprit, le pool de protagoniste s'élargit pour donner à l'aventure différents tons au fil des affaires, puisque ces dernières seront gérées à tour de rôle par les différents personnages dont Phoenix Wright et Appollo Justice. Ces personnages ont pour eux une mentalité (et un humour) bien particulier, mais aussi et surtout une capacité unique. Phoenix a toujours son "magatama" pour voir les verrous psychés (les mensonges des témoins), Appollo a son bracelet pour voir les tics nerveux et Athena un nouvel outil nommé le Mood Matrix, permettant d'analyser les émotions du témoin. Cette dernière fonction est à l'honneur et permet, comme on en parlera, de bonnes phases de jeu.


Coté scénario,
Le fait que les textes ne soient pas traduits, réserve le titre à une niche de fans. D'ailleurs les ventes s'en ressentent...
on est en présence d'un des meilleurs opus de la série. Il ravirait au mot "alambiqué" sa propre signification, tant les affaires peuvent être impressionnantes de complexité (inutile de chercher à faire une comparaison avec les Prof Layton, bien trop grand public). Pas une complexité dû à un manque d'informations, non dû à une réelle prouesse scénaristique. Les rebondissements sont légions, et les dernières affaires sont dantesques ! En mon sens, on a également droit à un final aussi scotchant que celui du fameux Trials and Tribulations, ce qui n'est vraiment pas rien. Le jeu nous honore par ailleurs de 5 chapitres (contre 4 pour la majorité des autres épisodes, sauf le remake du premier sur DS qui avait eu droit à un chapitre bonus), et bien qu'inégale en durée, on ne peut pas nier que le récit en désordre chronologique sert une ambiance et une mise en scène efficace. Il faut juste ne pas s'amuser à éteindre le cerveau, sous peine de ne plus rien piper (mais jouer à Ace Attorney sans sa matière grise, c'est ne rien comprendre à l'intérêt du jeu). Bref, tout cet aspect scénaristique est servi par une mise en scène à la fois classique et maitrisée. En plus des codes habituels, le jeu n'hésite pas à proposer quelques vidéos d'animé, histoire de ponctuer certains passages clés (façon Prof Layton). Et si vous vous posez la question : oui ce nouvel opus est toujours aussi porté sur l'humour. Cette capacité à marier les blagues et les situations sérieuses/tragiques sont d'ailleurs l'un des éléments les mieux maitriser de la saga, et c'est toujours autant le cas (il y a notamment des animations à mourir de rire ^.^).


Niveau jeu à
Athena Cykes est le nouveau personnage et avec elle, une nouvelle faculté
proprement parler, ce Gyakuten Saiban 5 (titre japonais du jeu) se présente comme les précédents épisodes : des phases d'enquêtes, des phases de procès, parfois plusieurs selon la durée des affaires. Autant de moment où les différents personnages interviendront avec leurs propres capacités pour dénouer les mystères de chaque histoire. La phase d'enquête a grandement été aménagé pour ne retenir que l'essentiel. Exit les déplacements fastidieux pour atteindre une zone ou une autre, c'est un peu plus limpide et les allers-retours sont moins présents. Il n'est plus possible d'ausculter tous les décors pour chiner des détails/commentaires. Le personnage prend des notes, ce qui nous permet en fait d'avoir une liste des choses à faire (sans que ce soit trop dirigiste, c'est de l'ordre du bon sens). En fait le jeu étoffe sa durée de vie avec des mécanismes plus fluides qu'une simple perte de temps dû à un flou d'objectif. C'est à la fois plus cohérent, plus efficace et plus accessible. Et les puristes de la difficulté par manque d'indication (Zelda ?) n'ont qu'à se retaper un bon coup de Morrowind au lieu de la ramener. Bien qu'on ait déjà pu expérimenter les fameux verrous psychés et les tics nerveux, respectivement de Phoenix et d'Appollo, le tout nouveau système basé sur les émotions apporte un vent de fraicheur indéniable. En décortiquant les sentiments du témoin, Athéna arrive en effet à retourner leur témoignage dans des phases aussi agréables que bien amenées (bien que, je dois l'admettre, une thérapie émotionnelle en plein procès me parait peu envisageable, heureusement que les Phoenix Wright ne cachent pas leur seconde nature humoristique pour se permettre ce genre de largesse). Les phases de procès n'ont fondamentalement pas beaucoup changés, et pourtant... Le sentiment que tout ne se déroule pas toujours de la même manière fait surface, avec des revirements assez audacieux dans les différentes affaires. La phase de réflexion finale, où notre avocat met les dernières pièces du puzzle en place, est d'ailleurs un excellent ajout, même si perso j'y aurais aimé une musique plus épique : celle qu'ils ont mis ne l'est pas assez (je sais, je suis exigeant : ).


Cette fois-ci,
Malgré le passage à la 3D, le design ne change pas du tout au tout et la bande-son reste remarquable
il faudra compter sur un changement important du coté graphique. Passage à la 3D oblige, on pouvait avoir peur du rendu final (surtout après avoir vu le design bof-bof des screenshots du Phoenix vs Layton, premier soft à faire passer les 2 protagonistes en modèle tridimensionnel). Mais en fait, la 3D cell-shadée mise en avant, retranscrit fort bien le design des personnages et surtout, leurs animations travaillées transposent à merveille les anciennes animations 2D qui avaient fait le charme de cette saga qui, visuellement, ne tiens presque qu'à cela (c'est bien le soucis de ce genre de titres qui sont très statiques). Les fameuses animations "finish him" des coupables restant le point d'orgue. Les décors ne sont pas en reste et sont animés d'une multitude de petits détails. Il sera possible, à certains (malheureusement rares) moments d'observer un lieu sous différents angles, permettant au passage d'apprécier de jolis effets de profondeur dont la console est capable. Faisant honneur à la moyenne élevée de la série en matière de bande-son, ce 5e opus se targe de morceaux excellents, qu'il s'agisse d'ancien thème repris avec justesse ou de nouveaux, tout à fait dans leur contexte et percutants. On a droit à un peu plus de détails sonores, mais là encore le genre ne nous permet pas d'en espérer bien plus (peut être des ponctuations de voix à chaque bulle de dialogues, bien que ce soit affaire de gout). Pour ceux qui n'en auront pas assez, un DLC propose d'ores et déjà une 6e affaire (non obligatoire pour l'arc scénaristique du soft) et un autre particulièrement inutile permettant de donner aux protagonistes des costumes différents.



Le bilan Note
se pose là : ce 5e opus des Ace Attorney tape juste, sans réelle fausse note, si ce n'est sa frustrante non-localisation du jeu en français, particulièrement punitive pour les anglophobes. Encore une fois, n'allez pas me faire croire que traduire des textes soit un grand investissement pour Capcom (les dialogues audio encore je dis pas), qui dénigre ainsi des millions de fans peu à l'aise avec l'anglais. C'est pourquoi le jeu n'est disponible que sur eShop, certes à un tarif raisonnable et visant le noyau dur de fans, mais laissant tous les autres sur le bas-côté. Cependant fan j'étais et fan je reste ! Le passage à la 3D est un réel plus, alors que tous avaient peur d'un échec, et la complexité des affaires s'illustre une fois de plus, d'une bien belle manière. Répondant aux fans, tout en étant abordable pour les néophytes, difficile de ne pas accorder une mention "très bien" à ce premier de la classe. Pouvant se prévaloir d'un rare 19/20, c'est bien la non-traduction du jeu qui m'incite à le sanctionner (un tout petit peu) car il mérite bien ses éloges, puisqu'il est le summum de son propre genre…



Les -

  • Non traduit en français... encore !! >:(
  • Pas de sortie en boite
  • Les +

  • Un nouveau perso, une nouvelle faculté
  • L'humour répond parfaitement à l'appel
  • Une scénario alambiqué et génial !
  • 5 chapitres (contre 4 en général)
  • Un passage à la 3D réussi
  • Les vidéos

  • Test réalisé par Aquel

    janvier 2014